Aliette Espieux

Aliette Espieux
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Fonction
Chargée de communication
Fonds du bien commun (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Père
Bruno Espieux (d)
Fratrie
Frédéric Espieux (d)
Conjoint
Eliot Bertin (d)
Autres informations
Religion
Catholique

Aliette Espieux, née le à Carpentras, est une militante pro-vie française.

Elle est la porte-parole de la Marche pour la Vie depuis . Elle est également proche de l'extrême droite, dont certaines formations radicales, et est notamment candidate sur une liste du Rassemblement national (RN) dans le 5e arrondissement de Lyon lors des élections municipales de 2020.

Biographie

Enfance et études

Née le à Carpentras (Vaucluse)[1], Aliette Espieux est la benjamine des treize enfants[2] (huit fils et cinq filles) de Bruno Espieux, commissaire-colonel de l'Armée de l'air, et de son épouse, Christine née Cumunel[3].

Fervente catholique tout comme ses parents, elle découvre l'opposition à l’avortement et à l'euthanasie en assistant avec sa famille à plusieurs marches dans son enfance[2]. Elle dit notamment avoir été marquée à six ans par un rosaire organisé par le médecin embryologiste Xavier Dor (1929-2020) et dont des contre-manifestants auraient agressé des participants[1].

Carrière politique

En 2019, elle devient porte-parole de la Marche pour la vie, un mouvement catholique anti-avortement. Elle cherche à moderniser et rajeunir le mouvement[2],[4].

En 2020, elle soutient la candidature du candidat RN Olivier Pirra lors des élections municipales dans le 5e arrondissement de Lyon en figurant en sixième position sur sa liste « Pour l'amour de Lyon »[5],[6].

Elle est également bénévole à la Fondation Jérôme-Lejeune et au sein de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient, et est proche de plusieurs organisations d'extrême droite, notamment Academia Christiana, pour qui elle donne une conférence en 2022[4],[7].

Lors de l'élection présidentielle de 2022, elle soutient Éric Zemmour avant d'appeler à voter Marine Le Pen[4].

Militantisme politique

En 2026, elle dépose la déclaration d'une marche organisée à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d'extrême droite mort peu auparavant après un affrontement avec des militants antifascistes[4],[8],[9]. Selon Channel 4 News, lors de cette marche, contrairement à ce qu'elle affirme, son mari, Eliot Bertin, interdit de manifestation à Lyon, est bel et bien présent à ses côtés[10].

Activité professionnelle

Elle occupe un poste d'alternante en communication pour la plateforme de prières en ligne Hozana, financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin[9].

Vie privée

Elle est, depuis l'été 2025, l'épouse d'Eliot Bertin, dirigeant du groupuscule néonazi Lyon populaire, dissous en 2025 pour apologie de la collaboration avec le nazisme et provocation à la haine envers les étrangers[8]. Eliot Bertin est mis en examen pour association de malfaiteurs après avoir mené en une attaque contre une conférence sur la Palestine faisant six blessés. Elle milite parfois à ses côtés[4],[8],[9].

Prises de position

Depuis les prémices de son militantisme, Aliette Espieux défend une idée selon laquelle l'avortement est une « violence faite aux femmes »[11]. Elle se décrit elle-même comme « féministe pro-vie »[12]. Elle compare l'avortement à la Shoah[4].

Elle affirme que « tant que l’avortement sera encouragé et présenté comme un droit fondamental, en France, nous ne pourrons pas nous positionner en tant que femmes ni dans notre taf, ni dans notre couple. Nous ne serons pas respectées comme telles. Alors nous, les femmes, mobilisons-nous et ensemble, levons le poing et la voix contre ces lois ». Pour la sociologue Magali Della Sudda, Aliette Espieux se réapproprie ainsi des concepts féministes tels que l'autonomie des femmes, l'égalité des sexes et même la liberté de choisir tout en tenant un discours opposé au droit à l'IVG[13].

Aliette Espieux est également contre la pilule du lendemain et la contraception. Ce sont selon elle des outils effaçant les femmes au sens biologique de la féminité que sa vision du féminisme retient exclusivement, des outils « utilisés par des femmes qui n'assument pas d'avoir des bébés »[14].

Elle est citée par la Fondation des femmes, dans son rapport de 2024 sur la propagande anti-avortement, comme l'une des créatrices de Reels du réseau social Instagram sur lesquels on est dirigé dans 20% des cas lorsqu'on se renseigne sur l'avortement sans poursuivre spécifiquement un contenu anti-avortement[15].

Bibliographie

  • Camille Lecuit, Lève-toi ! Rencontre avec 10 jeunes catholiques engagés, Mame, 2022[16]

Références

  1. Auguste Lesage, « [Portrait] Aliette Espieux : la vivante », sur L'Incorrect, (consulté le )
  2. « Aliette Espieux, pasionaria de la Marche pour la vie », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  3. « Généalogie de Aliette ESPIEUX », sur Geneanet (consulté le )
  4. Jacques Pezet et Brice Le Borgne, « Militante anti-avortement, mariée à un néonazi : qui est Aliette Espieux, l’organisatrice de la marche pour Quentin Deranque à Lyon ? » Accès payant, sur Libération, (consulté le )
  5. « Qui est Aliette Espieux, la nouvelle figure de la marche pour la vie ? », sur MYTF1, (consulté le )
  6. Sébastien Natroll, « Contre l'IVG et l'euthanasie, la Marche pour la vie s'inspire des États-Unis », sur Slate.fr, (consulté le )
  7. Emilien Decelle, « "Un climat lié à la droite radicale autour de cette manifestation" : qui sont les militants derrière l'hommage à Quentin Deranque organisé samedi à Lyon ? » Accès libre, sur TF1 Info, (consulté le )
  8. Christophe-Cécil Garnier, Mathieu Molard, Aurélien Defer et Daphné Deschamps, « À Lyon, l’organisatrice de la marche pour Quentin Deranque est mariée à un néonazi violent » Accès libre, sur StreetPress, (consulté le )
  9. Romain Herreros, « Le profil sulfureux de l’organisatrice de la marche en hommage à Quentin Deranque » Accès libre, sur Le HuffPost, (consulté le )
  10. (en-GB) Paraic O'Brien, « Lyon: Killing of far-right student rocks French politics », sur Channel 4 News, (consulté le )
  11. « Plus d’un millier de personnes rassemblées à Paris contre l’avortement », sur Le Telegramme, (consulté le )
  12. « Aliette Espieux, la féministe pro-vie de la Marche pour la vie », sur Famille Chrétienne, (consulté le )
  13. Magali Della Sudda, Les nouvelles femmes de droite, Hors d'atteinte, coll. « Faits & idées », (ISBN 978-2-38257-028-9), « Introduction : les « nouvelles femmes de droite » »
  14. « L'avortement, un droit fragile en Suisse également », sur rts.ch, (consulté le )
  15. Hélène Coutard, « IVG les trois chiffres qui font flipper », Society, no 223,‎ , p. 16 (lire en ligne Accès payant)
  16. « Camille Lecuit : « Il existe une jeunesse catholique engagée, qui a soif de l'autre » », sur Le Figaro, (consulté le )
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