Alireza Arafi
| Alireza Arafi علیرضا اعرافی | |
Alireza Arafi en 2020. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Membre du Conseil de direction intérimaire (chef de l'État) | |
| – (7 jours) |
|
| Avec | Massoud Pezechkian Gholamhussein Mohseni Ejei |
| Président | Massoud Pezeshkian |
| Prédécesseur | Ali Khamenei (guide de la Révolution) |
| Successeur | Mojtaba Khamenei (guide de la Révolution) |
| Deuxième vice-président de l'Assemblée des experts | |
| En fonction depuis le (2 ans et 1 jour) |
|
| Président | Mohammad Ali Movahedi-Kermani |
| Prédécesseur | Hachem Hosseini Bouchehri (en) |
| Membre de l'Assemblée des experts | |
| En fonction depuis le (4 ans, 2 mois et 14 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2021 (en) |
| Réélection | 1er mars 2024 |
| Circonscription | Province de Téhéran |
| Législature | 5e et 6e |
| Membre du Conseil des gardiens | |
| En fonction depuis le (6 ans, 10 mois et 7 jours) |
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| Prédécesseur | Mohammad Momen (en) |
| Biographie | |
| Date de naissance | (66-67 ans) |
| Lieu de naissance | Meybod (Iran) |
| Nationalité | Iranienne |
| Diplômé de | Séminaire de Qom |
| Profession | Juriste |
| Religion | Islam chiite duodécimain |
| Site web | www.arafi.ir |
| Députés de la cinquième Assemblée des experts | |
Alireza Arafi (en persan : علیرضا اعرافی), né en 1959 à Meybod, est un religieux et juriste chiite iranien. Il dirige le Centre de gestion des séminaires religieux (howzeh-ha) du pays. Il est également membre du Conseil des gardiens de la Constitution depuis 2019 et deuxième vice-président de l'Assemblée des experts depuis 2022.
Biographie
Alireza Arafi est né en 1959 à Meybod, dans la province actuelle de Yazd, au sein d'une famille kurde de la tribu des laks[1]. Ses ancêtres se seraient convertis à l'islam depuis le zoroastrisme au XIXe siècle[2]. Son père, l'ayatollah Mohammad Ibrahim Arafi, était réputé proche de Rouhollah Khomeini, toutefois, certains analystes estiment qu'il pourrait s'agir d'une exagération[2].
À Qom, il achève ses études primaires. Parallèlement, il commence ses cours au séminaire et ses cours préparatoires. Plus tard, il suit également des cours au séminaire et apprend l'arabe et l'anglais. De plus, il étudie les mathématiques et la philosophie[3].
Depuis 1992, il assure la prière du vendredi dans sa ville natale de Meybod et, en 2014, il est nommé imam de la prière du vendredi (en) à Qom[4]. De 2008 à 2018, il dirige l'université Al-Mustafa International[5]. Depuis 2011, il est membre de droit du Conseil suprême de la révolution culturelle (en)[6] et, en 2016, il devient directeur du séminaire de Qom[7] ainsi que du Centre de gestion des séminaires religieux[8]. Il est également responsable des séminaires religieux pour hommes et pour femmes à Meybod[9].
Arafi est membre de la Société des enseignants du séminaire de Qom (en)[10], du Conseil suprême des séminaires (fa), du conseil d'administration de l'université des sciences et de l'éducation du Saint Coran (fa)[11], ainsi que du conseil d'administration de l'université Farhangian (en).
Le , le guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, le nomme au Conseil des gardiens pour un mandat de six ans[12], qui est renouvelé le [13]. Parallèlement, lors d'une élection partielle dans la province de Téhéran le [14], il décroche un siège à l'Assemblée des experts et est investi le [15],[16]. Réélu lors du scrutin régulier du [17], il est élu deuxième vice-président de l'Assemblée le suivant[18].
À partir de 2016 au plus tard, Alireza Arafi commence à être considéré comme un successeur potentiel d'Ali Khamenei[19]. Ce statut se renforce après la mort du président de la république islamique d'Iran, Ebrahim Raïssi, dans un accident d'hélicoptère le , puis le , lorsqu'au lendemain de l'assassinat d'Ali Khamenei dans un bombardement israélien, il devient, aux côtés du nouveau président Massoud Pezechkian et du chef du pouvoir judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei — lui aussi pressenti comme successeur potentiel —, l'un des trois membres du Conseil de direction intérimaire chargé de diriger l'Iran en l'absence du guide suprême[20]. La nomination d'Alireza Arafi au poste de guide suprême est avancée par les modérés comme un choix de compromis : doté d'importantes connaissances religieuses mais dépourvu d'influence dans les sphères politique et militaire, il apparaît comme facile à manœuvrer. Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien guide et proche des Gardiens de la Révolutions, lui est néanmoins préféré sous l'influence décisive de ces derniers[21].
Idéologie
Arafi présente l'islam, et plus particulièrement le chiisme, comme possédant un cadre intellectuel et civilisationnel complet, capable de répondre à la pensée philosophique, culturelle et politique occidentale moderne. Dans ses discours, il insiste sur ce qu'il décrit comme les carences morales et spirituelles de la modernité occidentale, notamment le sécularisme, le libéralisme et le matérialisme. Il soutient que la pensée islamique offre une épistémologie et un modèle social alternatifs, fondés sur la révélation et l'autorité religieuse. Il critique également les autres religions et est hostile envers les Bahai's[22].
Arafi est décrit comme « férus de [nouvelles] technologies » et d'intelligence artificielle, encourageant leur adoption par le clergé chiite (en) afin de moderniser ses pratiques et faire avancer la civilisation islamique[23],[24].
Références
- ↑ https://jameehmodarresin.org/
- (en-US) Alex Vatanka (en), « The Islamic Republic's next generation of leaders: A profile of Alireza Arafi - Middle East Institute » [archive du ], Middle East Institute (en),
- ↑ arafi, « Information Base of Mr Arafi »
- ↑ (fa) « آیتالله اعرافی امام جمعه قم شد » [« L'ayatollah Arafi est devenu l'imam du vendredi de Qom »] [archive du ], sur Entekhab (en),
- ↑ (fa) « پنجاه میلیون نفر در سراسر جهان توسط جامعة المصطفی شیعه شده اند » [« Cinquante millions de personnes à travers le monde ont été converties au chiisme par l'université al-Mustafa »] [archive du ], Mehr News Agency,
- ↑ (fa) « اعضای جدید شورايعالی انقلاب فرهنگی منصوب شدند » [« De nouveaux membres du Conseil suprême de la révolution culturelle ont été nommés »] [archive du ], Maison de la Direction,
- ↑ (fa) « آیتالله اعرافی مدیر حوزه علمیه قم شد » [« L'ayatollah Arafi est devenu le directeur du séminaire de Qom »] [archive du ], sur NasimOnline (fa),
- ↑ (fa) « آیتالله اعرافی مدیر حوزههای علمیه سراسر کشور شد+سوابق » [« L'ayatollah Aarafi est devenu le directeur des séminaires religieux à travers tout le pays parcours + expériences »] [archive du ], Tasnim News Agency,
- ↑ (fa) « مراسم معارفه مدیر جدید حوزه علمیه بعد از ماه رمضان برگزار میشود » [« La cérémonie de présentation du nouveau directeur du séminaire se tiendra après le mois de ramadan »] [archive du ], Mehr News Agency,
- ↑ (fa) « زندگینامه حضرت حجت الاسلام و المسلمين عليرضا اعرافي » [« Biographie de Son Excellence Hojjatoleslam wa al-Muslimin Alireza Arafi »] [archive du ], Association des enseignants du séminaire de Qom
- ↑ (fa) « اولین جلسه هیئت امنای دانشگاه علوم و معارف قرآن کریم برگزار شد » [« La première séance du conseil d'administration de l'université des sciences et des enseignements du Saint Coran a eu lieu »] [archive du ], International Quran News Agency (fa),
- ↑ (fa) « ترکیب نیمی از حقوقدانان شورای نگهبان در ایران تغییر کرد » [« La moitié des juristes du Conseil des gardiens en Iran ont été remplacés »], BBC Persian, (consulté le )
- ↑ (en) « Leader renews mandate of senior Guardian Council members » [archive du ], Tehran Times,
- ↑ (fa) « آیت الله اعرافی به مجلس خبرگان رفت /۲ نماینده دیگر تهران در مجلس خبرگان را بشناسید » [« L'ayatollah Arafi fait son entrée à l'Assemblée des experts / Découvrez les deux autres représentants de Téhéran à l'Assemblée des experts »] [archive du ], sur KhabarOnline (fa) (consulté le )
- ↑ (fa) « گزارش شفقنا از نهمین اجلاس خبرگان؛ آیت الله جنتی: حرف های ما باید نتایج عملی داشته باشد/ رییس جمهور: در مذاکرات وین از خطوط قرمز عقبنشینی نخواهیم کرد/ حسینی شاهرودی: معیار دسته بندی های منافع سیاسی گروهی نباشد/ نمایندگان جدید سوگند یاد کردند » [« Rapport de Shafaqna sur la neuvième session de l'Assemblée des experts : L'ayatollah Jannati : nos propos doivent avoir des résultats concrets / Le président : dans les négociations de Vienne, nous ne reculerons pas sur les lignes rouges / Hosseini Shahroudi : les critères ne doivent pas être des catégorisations fondées sur des intérêts politiques de groupe / Les nouveaux représentants ont prêté serment »], Shafaqna (en), (consulté le )
- ↑ (fa) « مرگ رئيسی و مساله جانشینی رهبر؛ والاستریت ژورنال از گزینه جدیدی رونمایی کرد » [« La mort de Raïssi et la question de la succession du Guide ; le Wall Street Journal révèle une nouvelle option »], Euronews, (consulté le )
- ↑ (fa) « وزیر کشور ایران میگوید «۴۱ درصد» در انتخابات شرکت کردند » [« Le ministre de l'Intérieur de l'Iran affirme que « 41 % » ont participé aux élections »], BBC Persian, (consulté le )
- ↑ (fa) « محمدعلی موحدی کرمانی رئیس مجلس خبرگان رهبری شد » [« Mohammad Ali Movahedi Kermani est devenu président de l'Assemblée des experts du leadership »], BBC Persian, (consulté le )
- ↑ (en) Shahir Shahidsaless, « Who Will Be Iran’s Next Leader? Not Khamenei’s Son », Stimson Center (en), (consulté le )
- ↑ « Trio intérimaire pour diriger l'Iran pendant la transition, y compris le président réformiste Pezeshkian », An Nahar, (consulté le )
- ↑ (en) Farnaz Fassihi (en), « Intrigue, Power Plays and Rivalries: Inside the Rise of Mojtaba Khamenei », The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en-US) Tucker Reals, « Iran names three men for interim Leadership Council to pick next supreme leader », CBS News,
- ↑ (en) Simantik Dowerah, « Alireza Arafi: The Iranian cleric who may trip Khamenei's son to be the next Ayatollah », sur Firstpost (en), (consulté le )
- ↑ (en) Najmeh Bozorgmehr, « ‘Robots can help issue a fatwa’: Iran’s clerics look to harness AI », Financial Times, (consulté le )
Liens externes
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