Allan Legere

Allan Legere
Tueur en série
Image illustrative de l’article Allan Legere
Information
Naissance
Chatham (Nouveau-Brunswick, Canada)
Décès (à 78 ans)
Edmonton (Alberta, Canada)
Surnom The Monster of Miramichi (Le Monstre de Miramichi)
Condamnation
Sentence Prison à perpétuité
Actions criminelles Meurtres, incendie Criminel, viol
Victimes 5-6+
Période -
Pays Drapeau du Canada Canada
États Ontario, Nouveau-Brunswick
Arrestation

Allan Legere, surnommé « Le Monstre de Miramichi », né le à Chatham (Nouveau-Brunswick) et mort le à Edmonton (Alberta), est un violeur, tueur en série et pyromane canadien.

Biographie

Premier meurtre supposé

Dans la soirée du , Beatrice Redmond, 55 ans, sort de l'église de Chatham-Kent. Elle décide de faire quelques courses, avant de rentrer chez elle, aux environs de 20 heures. Durant la nuit, Redmond est assassinée et poignardée à 80 reprises. Son corps est découvert sous son porche le lendemain. La police soupçonne rapidement Allan Legere, 26 ans, qui habite dans le voisinage et qui est déjà connu pour des faits de voyeurisme. Lorsque les policiers l'interrogent, Allan Legere est convaincu que ceux-ci n'ont aucune preuve pour l'incriminer et fait part d'une énorme arrogance. Les gendarmes n'ayant pas suffisamment d'éléments pour le mettre en cause, sont contraints de le relâcher[1].

Premier meurtre confirmé

Dans la soirée du , Allan Legere et deux complices, Todd Matchett, 18 ans, et Scott Curtis, 19 ans, cambriolent un dépanneur à Black River Bridge, au Nouveau-Brunswick[1]. Après avoir coupé le courant, le trio entre par effraction dans le magasin où les propriétaires, un couple de personnes âgées, John et Mary Glendenning, les ont accueillis. Le couple est sévèrement battu et Mary est agressée sexuellement. Le trio prend ensuite la fuite. Mary Glendenning reprend connaissance et découvre que son mari a été battu à mort ; elle rampe dans les escaliers jusqu'au téléphone et compose le 911. Le répartiteur lui parle au téléphone jusqu'à l'arrivée de la police. La police retrouve rapidement les auteurs et les arrête. Matchett, Curtis et Allan Legere sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 16 ans[2].

Évasion

Le , Allan Legere s'évade d'une garde de la GRC alors qu'il purgeait une peine à perpétuité à l'Établissement de l'Atlantique[3]. Allan Legere est transporté de Renous-Quarryville à un hôpital de Moncton pour le traitement d'une infection à l'oreille. Allan Legere réussit à convaincre les agents de le laisser utiliser les toilettes seul. Là, il ouvre ses menottes avec un morceau d'antenne de télévision qu'il avait caché dans son rectum et s'enfuit.

Meurtres

Allan Legere est en liberté pendant près de sept mois et commet quatre autres meurtres dans les villes de Chatham-Kent, Newcastle et les communautés adjacentes (qui font aujourd'hui partie de la ville de Miramichi)[4].

  • Annie Flam, 75 ans, dans la nuit du au . Au cours de cet incident, la sœur de Flam est également agressée, mais réussit à sortir de l'incendie à temps[4].
  • Les sœurs Linda et Donna Daughney, le , âgées de 41 et 45 ans. Allan Legere met le feu à la maison des Daughney avant de quitter les lieux[4],[5].
  • Le père James Smith, 69 ans, le [4].

Une récompense de 50 000 $ est proposée pour les informations qui conduisent à son arrestation. Allan Legere est repris le , à la suite d'un vol de voiture raté qui a commencé à Saint John et s'est terminé à l'extérieur de Rogersville. Allan Legere est transféré dans une prison de haute sécurité pour éviter toute autre évasion[4],[5].

Procès et condamnation

Lorsqu'Allan Legere comparaît pour ces nouveaux meurtres, à partir de . Il est l'un des premiers criminels à avoir ses empreintes génétiques utilisées comme preuves, en dépit de l'argument de son avocat que le bassin génétique relativement faible de la région de Miramichi pouvait facilement conduire à des faux positifs[4].

Allan Legere est condamné le à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans[4],[5].

En 2005, il est transféré dans le pénitencier canadien de sécurité super-maximum, surnommé le « SHU », à Sainte-Anne-des-Plaines au Québec.

En 2020, après 31 années de détention, Allan Legere formule une demande de semi-liberté, mais celle-ci est refusée, en . Il fait appel de cette décision, mais le rejet est confirmé, le [6],[7],[8].

Mort

Allan Legere meurt le à Edmonton en Alberta, à l'âge de 78 ans[9]. Les circonstances de sa disparition ne sont pas connues. Un examen sera réalisé pour en connaître la cause[10].

Références

  1. « CNews article about Tommy Ross Jr. », sur www.douglaschristie.com (consulté le )
  2. Legere murder accomplice granted day parole, CBC.ca, 5 janvier 2006, consulté le 22 mars 2014
  3. « Établissement de l'Atlantique », sur www.canada.ca, (consulté le )
  4. Radio-Canada, « Il y a 25 ans, Allan Legere », sur Radio-Canada, (consulté le )
  5. Radio-Canada, « En 1989, le Nouveau-Brunswick tremblait au nom d’Allan Legere », sur Radio-Canada, (consulté le )
  6. La Presse Canadienne, « Pas de libération conditionnelle pour Allan Legere », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  7. Marie-Ève Arsenault, « Le meurtrier Allan Legere reste en prison, la communauté soulagée », sur Radio-Canada, (consulté le )
  8. Jean-François Racine, « «Monstre de la Miramichi»: Décision maintenue en appel », sur Le Journal de Québec, (consulté le )
  9. Pascal Raiche-Nogue et Nadia Gaudreau, « Allan Legere, alias « le monstre de la Miramichi », est mort », sur Radio-Canada, (consulté le )
  10. Pascal Raiche-Nogue et Nadia Gaudreau, « Allan Legere, alias « le monstre de la Miramichi », est mort », sur Radio-Canada, (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

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