Alphonse Cogen
Alphonse Cogen, né le à Saint-Nicolas (Province de Flandre-Orientale) et mort à Gand, le , est un peintre belge.
Biographie
Famille
Alphonse (Alphonsius Gislenus) Cogen, né à Saint-Nicolas le , est le fils de Charles Louis Cogen (1809-1886), boulanger, et de Marie Josepha Godefroy (1812-1893). Alphonse Cogen épouse à Gand le Marie Berghgracht (1844). Il est le frère de Félix Cogen et l'oncle d'Anna De Weert, tous deux peintres. Il inculque les rudiments de son art à sa nièce[1],[2].
Formation
Alphonse Cogen est, durant sept ans, étudiant en dessin à l'Académie royale des beaux-arts de Gand. À l'issue de sa formation académique, il se consacre au négoce, avant de se réorienter vers la peinture vers 1878. Il bénéficie dès lors des leçons de son frère Félix Cogen, dont il partage l'atelier[3].
Carrière
À partir de 1883 et jusqu'en 1907, Alphonse Cogen participe à plusieurs salons triennaux belges. Il obtient une médaille d'or au salon des marinistes de Scheveningen en 1892. À l'Exposition de Bordeaux de 1895, il envoie Marée haute à Blankenberge[4]. Au salon des artistes français de 1904, il présente Mer Houleuse[5].
Le Alphonse Cogen meurt, à l'âge de 79 ans, à Gand[1].
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural couvre essentiellement les paysages et les marines. La conception délicate et poétique de ses vues de la mer du Nord marque une étape vers le luminisme[3].
Réception critique
En , lors de l'exposition à la salle Boute à Anvers, le critique Sander Pierron écrit :
« Alphonse Cogen voit la mer en fantaisie, en amabilité, en gentillesse presque. Il l'exprime sous des apparences agréables, comme en de charmantes vignettes agrandies. Il en fait une jolie hypnotiseuse, point du tout insidieuse et nullement méchante. Ce n'est donc point le véritable physionomie de l'océan, laquelle a toujours quelque chose de troublant, de mystérieux et de terrible, même quand nous lui voyons des tonalités trasparentes et lumineusement rosées que d'habitude lui prête le peintre, et dont les principaux exemples sont Belle soirée à Heyst, Départ de pêcheurs, Les Cabines. Lorsqu'il tente d'être dramatique, il ne réussit pas à émouvoir davantage, puisqu'il ne pénètre point l'âme des flots. L'Approche de l'orage n'a rien de pathétique. Nous aimons mieux la Marée haute à Blankenberghe, largement exécutée et où il y a de la vastitude et de la véhémence. La Promenade en mer est un morceau réussi et plus nerveux, où le ciel bleu aux nuages blancs s'accorde bien avec les vagues verdâtres. En cette toile on constate un souci moins constant de plaire par des moyens sans profondeur[6]. »
Expositions triennales belges
- Salon de Gand de 1883 (XXXIIe) : Ferme flamande et Mare aux canards[7].
- Salon de Bruxelles de 1884 : Portrait de M.P. Van Caneghem et Femmes de pêcheurs de Scheveningue attendant la vente de poisson[8].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : L'Escaut à Breskens[9].
- Salon d'Anvers de 1891 : L'Escaut à Breskens[10].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : Le Départ des pêcheurs à Heyst[11].
- Salon de Bruxelles de 1893 : Le Départ des pêcheurs à Heyst et Marée haute à Blankenberghe[12].
- Salon de Gand (XXXVIe) de 1895 : L'Approche de l'orage et Le Calme à Heyst[13].
- Salon d'Anvers de 1898 : Bateau de pêche et Marine, Heyst[14].
- Salon de Gand (XXXVIIe) de 1899 : Matinée à Heyst[15].
- Salon de Bruxelles de 1907 : Marine[16].
Références
- « État-civil de Saint-Nicolas », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Gand », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Jany Zeebroek-Ollemans, « Alfons Cogen », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).
- ↑ Société Philomathique de Bordeaux, XIIIe Exposition, Nationale, Internationale, Universelle, Bordeaux 1895 : Catalogue officiel des arts anciens et modernes, Bordeaux, Société Philomathique de Bordeaux, , 192 p., p. 16 lire en ligne = http://1886.u-bordeaux-montaigne.fr/items/show/9145
- ↑ « Alfons Cogen », sur salons.musee-orsay.fr, (consulté le ).
- ↑ Sander Pierron, « Au Cercle artistique », L'Indépendance belge, no 61, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1883 (XXXIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 214 p. (lire en ligne), p. 68.
- ↑ Rédaction, « Notre salon de Bruxelles avant la lettre », Le Patriote, no 245, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1889 (XXXIVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 144 p. (lire en ligne), p. 60.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 142 p. (lire en ligne), p. 31.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1892 (XXXVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 156 p. (lire en ligne), p. 42.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1893, catalogue explicatif, Bruxelles, E. Lyon-Claesen, , 174 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1895 (XXXVIe) (XXXVI), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 154 p. (lire en ligne), p. 62.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Jonsten Versaemt, , 112 p. (lire en ligne), p. 34.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1899 (XXXVIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 72 p. (lire en ligne).
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1907, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 188 p. (lire en ligne), p. 19.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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