Amédée Ménard

Amédée Ménard
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Nantes
Sépulture
Nom de naissance
Amédée-René Ménard
Nationalité
Formation
Activité
Parentèle
Autres informations
A travaillé pour
Œuvres principales
Sainte Anne (d)

Amédée Ménard ou Amédée-René Ménard[1], né le [2] à Nantes et mort dans la même ville le [3], est un sculpteur français.

Biographie

Fils de René François Ménard, marchand de bois[4], Amédée Ménard est le grand-oncle de l'architecte René Ménard (1876-1958).

Intéressé dès son jeune âge par l'art, il abandonne l'étude de la littérature latine et grecque pour ne plus se consacrer qu'à cette discipline[4]. Il devient élève à l'École des Beaux-Arts de Nantes où il sera plus tard professeur[5].

Il intègre l'atelier du sculpteur Thuries où il fait son apprentissage, avant de devenir l'élève du statuaire Dominique Molknecht[4].

En 1825, il monte à Paris et entre dans l'atelier du sculpteur Jules Ramey. Au terme de cinq années d'apprentissage Ménard pense concourir au prix de Rome, mais la révolution du 1830 le pousse à revenir sur Nantes, où il ne reste qu'un an avant de repartir pour la capitale[4].

La vie parisienne ne lui convenant pas, il décide de revenir dans sa ville natale au bout de cinq années, afin de s'y fixer définitivement[4].

Dans son atelier nantais il donne des cours de dessins à Charles-Auguste Lebourg et Auguste Toulmouche[4]. Ce lieu devint rapidement l'un des plus en vue de la ville que d'autres artistes venaient fréquenter comme le sculpteur vendéen Gaston Guitton[6] (1825-1891)[4].

Le statuaire nantais sera aussi sollicité par Joseph Bigot, architecte quimpérois, pour sculpter, sur le fronton de la façade du musée des beaux-arts de Quimper, une allégorie de la peinture et de l'architecture entourant les armes de la Ville, et, toujours à la demande de celui-ci, réalisera, pour la cathédrale Saint-Corentin, le gisant de Mgr Graveran (1855) ou encore pour la statue équestre en granit du Roi Gradlon, exécutée par le sculpteur Le Brun de Lorient, et inaugurée le , la maquette en plâtre conservée au musée des Beaux-Arts de Quimper[4].

Il exposera de multiples fois au salon nantais et y obtiendra à trois reprises la médaille d'argent[5].

Il meurt à son domicile nantais du 17, rue Menou[7] et est inhumé dans la même ville au cimetière Miséricorde[8].

Œuvres

Hommage

Notes et références

  1. ↑ Né « Amédée-Aimé Ménard ».
  2. ↑ Le 23 vendémiaire de l'an XIV.
  3. ↑ Archives municipales de Nantes 5e canton, acte de décès no 288 dressé le 23/10/1879, vue 49 / 61
  4. « Amédée Ménard sculpte la Bretagne », sur Le Telegramme, (consulté le )
  5. Pajot 2010, p. 145
  6. ↑ « Gaston Guitton, un sculpteur contemporain », sur Ouest-France, .
  7. ↑ Bernard Le Nail, Dictionnaire biographique de Nantes et de Loire-Atlantique, Le Temps Éditeur, 2010 (ISBN 978-2-36312-000-7).
  8. ↑ Éric Lhommeau et Karen Roberts, Guide du cimetière Miséricorde de Nantes, Nantes, Le Veilleur de nuit, , 89 p. (ISBN 978-2-9528652-2-7), p. 16.
  9. ↑ « L’église Notre-Dame-de-Bon-Port », notice sur notredamedenantes.com.
  10. ↑ Statue d'Alain Barbetorte (https://abp.bzh/photos/36/36952_7.jpg), no  d'inventaire D 981.1.1 - Chantal Hémon, Musée Dobrée.
  11. ↑ Philippe Lanoë, « Alain Barbetorte, premier duc de Bretagne », bcd.bzh, novembre 2016.
  12. ↑ « Sainte Anne – Rue de l’Hermitage – Nantes », notice sur e-monumen.net.
  13. ↑ [1] "Monument à l'amiral Théodore Le Ray"
  14. ↑ « Monument à l’amiral Théodore Le Ray – Quai Leray – Pornic (déposé) », notice sur e-monumen.net.

Voir aussi

Bibliographie

  • Stéphane Pajot, Nantes histoire de rues, Les Sables d'Olonne, d'Orbestier, , 215 p. (ISBN 978-2-84238-126-4)
  • André Cariou, « Amédée Ménard à Quimper », pp 173-178, dans La Sculpture dans l’Ouest, Arts de l’Ouest, Rennes, éd. Presses universitaires de Rennes 2, 1994.

Liens externes

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