Amélie-Suzanne Serre
%252C_peintre_et_femme_d'Auguste_Blanqui_(autoportrait).jpg)
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 27 ans) La Verrière |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Conjoint |
Amélie-Suzanne Serre, née le 11 janvier 1814 à Paris et morte le 31 janvier 1841 à La Verrière[1], est une peintre française. Elle fut la femme du révolutionnaire Auguste Blanqui.
Biographie
Née en janvier 1814 39, rue de l’Université, elle est la fille d’Antoine Serre, architecte, « vérificateur des bâtiments royaux des Tuileries et du Louvre », demeurant au 5 de la place Royale, et d'Alexandrine Marie Sophie Françoise Lafosse[2].
En 1833, exerçant comme peintre, elle épouse Auguste Blanqui et lui donne une fille, Estève, 13 mois plus tard[2]. Le jeune couple s’installe dans un appartement du Quartier Latin[3]. Lorsqu’en 1839, le gouvernement condamne Blanqui à mort, elle demande un entretien au roi Louis-Philippe et obtient sa grâce[3]. On commue alors sa peine en détention à perpétuité au Mont-Saint-Michel. Cependant, bouleversée par la perspective d’une séparation définitive, elle s’éteint le 31 janvier 1841, de maladie et de chagrin, âgée de 27 ans[3].
Pour lui rendre hommage, Blanqui forme le pseudonyme de Suzamel utilisé dans son journal Candide, en 1865[3].
Notes et références
- ↑ Acte de décès à La Verrière, n° 1, vue 74/132.
- Maurice Dommanget, Auguste Blanqui. Des origines à la révolution de 1848. Premiers combats et premières prisons, De Gruyter, (lire en ligne), p. 39
- « BLANQUI Amélie Suzanne, née SERRE (1814-1841) », sur Cimetière du Père Lachaise
Bibliographie
- Maurice Dommanget, Auguste Blanqui. Des origines à la révolution de 1848. Premiers combats et premières prisons, De Gruyter, 2018.
Liens externes
- Portail de la peinture