Amélie Colombier

Amélie Colombier
Amélie Colombier par Atelier Nadar
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Colombier
Nationalité
Activités
Fratrie
Autres informations
Mouvement
Maîtres
Madame Dominique (d), Jules Franceschi, Paul Taglioni
Personne liée
Distinction
Œuvres principales
Bacchante (d)

Amélie Colombier, née Marie Amélie Colombier le dans le 5e arrondissement de Paris et morte le dans le 12e arrondissement de Paris est une artiste d'opéra, première danseuse à Paris, Bruxelles, Londres, Berlin et sculptrice professionnelle de Nationalité française.

Incohérences sur son âge

loi du 12 février 1872

L' acte de naissance d'Amélie fait partie des actes d’état civil reconstitués après les incendies de Paris pendant la Commune provoquant la destruction des archives originales en mai 1871. Pendant la Semaine sanglante, les archives des naissances, mariages, décès de l’état civil de Paris sont détruites dans cet incendie. À partir de 1871, la ville de Paris lance un travail de reconstitution des actes perdus et l'on retrouve ainsi dont l'acte d'Amélie Colombier dans une des archives référencée 5Mi1 939, 31/3/1857 - 31/3/1857 parmi des copies de Registres paroissiaux et d'état civil à Paris, des copies conservés dans les mairies d’arrondissement ou par la famille, des déclarations des citoyens en exécution de la loi du ou autres documents administratifs. L'acte est transcrit le 29 avril 1975 après jugement du tribunal civil en première instance sur les registres d'état civil du 10e arrondissement de Paris avec une entrée le sous le numéro 404090.

À la mort de sa sœur, le , sur l'acte de décès de Marie Colombier, Amélie Colombier est déclarée âgée de 29 ans avec la fonction de statuaire. Selon son acte de naissance elle devrait avoir 53 ans.

Le , sur son acte de décès les employés de l'Hôpital Saint-Antoine la déclarent âgée de 76 ans et Artiste Lyrique au lieu des 65 ans. Les déclarants devaient plus la connaître comme Artiste d'opéra que sculptrice.

Biographie

Selon son acte d’état civil reconstitué, Marie Amélie Colombier naît le [1] dans le 5e Arrondissement de Paris. Elle est l'enfant naturel de Anne Thérèse Colombier(1812-1887). Amélie est la sœur cadette de Anne Marie Thérèse Colombier mais aucun document confirme qu'elles ont le même père.

Amélie suit des cours de danse au Passage Saulnier[2] dans la classe particulière de Madame Dominique, professeur à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Ces classes particulières permettait aux élèves de se perfectionner pour essayer d’intégrer la troupe officielle ou de préparer des auditions. Amélie obtient en 1874 de M. Olivier Halanzier-Dufresnoy un engagement pour trois ans[3]comme première danseuse à l'Opéra Garnier. La revue Le Ménestrel la cite comme déjà musicienne[2] et peintre. Amélie danse dans un extrait du Violon du diable, intercalé exprès pour elle au deuxième acte du grand opéra La Favorite pour donner plus d'éclat à ses débuts[4], puis un second début en 1876 dans Jeanne d'Arc[5]. En 1877, elle à un engagement à Marseille au Grand Théâtre[6]. En 1878 elle est à Bruxelles au théâtre royal de la Monnaie. On la retrouve en 1880 à Londres dans un balais joué au Royal Opéra House[7], puis en 1881 à Berlin[8]Paul Taglioni était maître de balais[9]. Elle obtient un nouvel engagement[10] pour le par M. Auguste Vaucorbeil à Opéra national de Paris. le Canadian Illustrated News[11] indique déjà en 1874 qu'Amélie est très douée, avec un don pour la musique, en plus d'être une experte en dessin et en sculpture. Comme élève du sculpteur Jules Franceschi, elle expose ses œuvres en plâtre, marbre, terre cuite sous forme de statuette, buste ou statue au Salon des artistes français, de 1884 à 1820, comme sociétaire de la Société des artistes français[12] ainsi que membre de l'Union des femmes peintres et sculpteurs[13]. Le elle obtient la distinction d'Officier d'académie[14]. Sa mère, Anne Thérèse, âgée de 75 ans, meurt le [15] dans le 8e arrondissement de Paris au 27 rue du faubourg Saint honoré. Amélie continue la sculpture et expose ses œuvres dans les Salons, Exposition universelle de 1889 , Exposition universelle de 1900, au salon des Artistes français mais aussi expose également en 1890 dans ses ateliers[16]. Sa sœur Marie Colombier meurt le [17] à Garches domiciliée 184 rue du Faubourg Saint-Antoine et Amélie, âgée de 53 ans, se déclare comme statuaire sur l'acte de décès. Amélie habitait alors au 9 cité Malesherbes. De 1914 à 1923 Amélie est domiciliée dans la banlieue ouest de Paris, à Garches au 66 boulevard Michel Brézin. Elle continue la sculpture et l'on retrouve plusieurs réalisations en bronze et marbre aux expositions du Grand Palais des Champs-Élysées.

Le , à 2h15, Amélie meurt à l'adresse de l'Hôpital Saint-Antoine, rue Faubourg Saint-Antoine au numéro 184, 12e arrondissement de Paris, limite entre le 11e et le 12e arrondissement : les numéros pairs appartenant au côté sud. La déclaration est faite par deux employés de l’Hôpital le lendemain de son décès.

Représentations contrats, ballets

On retrouve les début d'Amélie comme artiste d'opéra dans les écrits de sa sœur Marie Colombier[9], sœur ainée qui subvient aux besoins de sa mère Anne et de sa sœur cadette. Amélie est dans une classe particulière de danse au Passage Saulnier[2] qui est un passage couvert du 9e arrondissement de Paris, près du Faubourg Montmartre. À cette époque, beaucoup de professeurs de musique, de chant et de danse y louaient des salles pour des leçons particulières. Le professeur de dance d'Amélie est Caroline Lassiat (1820-1885), plus connue sous le nom de Madame Dominique, directrice de 1870 à 1879 et professeur de danse à l'École de danse de l'Opéra national de Paris de 1853 à 1879 . Amélie achève son éducation chorégraphique et Marie Colombier demande à M. Olivier Halanzier-Dufresnoy, alors directeur de l'Académie de musique, de venir auditioner sa sœur Amélie[9]. Amélie passe plus tard son audition devant M. Halanzier, et obtient en 1874 un engagement pour trois ans[3]comme danseuse avec possibilité de résiliation la première année. l'Opéra Garnier est inauguré le . Amélie y débute comme première danseuse en 1875 au deuxième acte du grand opéra La Favorite, avec un pas nouveau[18]extrait du Violon du diable, intercalé exprès pour elle pour donner plus d'éclat à ses débuts[19]. Elle fait son second début en 1876 dans Jeanne d'Arc[5] sans convaincre[20]. M. Halanzier ne résilie pas le contrat d'Amélie mais lui refuse la progression de ses appointements qui permet quand même à Amélie de vivre avec sa mère Anne[9] sans trop d'aide de sa sœur Marie. En 1877 elle à un engagement à Marseille au Grand Théâtre[6] ou elle danse Coppélia[21], Faust[22], Hamlet[23], Giselle. En 1878 elle est à Bruxelles au théâtre royal de la Monnaie[24] mais elle doit demander la résiliation de son engagement en octobre suite à un accident lors de la répétition générale de La vision d'Harry pour prendre du repos[25]. En 1880, Amélie est en représentation à Londres[26] dans un balais joué au Royal Opera House[7]. Amélie trouve un engagement pour remplacer une danseuse malade et obtient en 1881 une place de première danseuse vedette à Berlin ou Paul Taglioni était maître de balais[9] . Au retour de maladie de la première danseuse qu'elle remplaçait, et par peur de perdre sa place à Berlin, Amélie demande à sa sœur ainée de lui venir en aide. Sa sœur ainée interrompt ses représentations pour voler au secours de sa sœur à Berlin. Arrivé à Berlin, sa sœur ainée, ayant de bonne relations avec Paul Taglioni[9], obtient du chorégraphe des conseils gracieux en danse sous la supervision de ses danseur pour le perfectionement d'Amélie. Amélie et sa sœur restent à Berlin quatre mois[9] en faisant des représentation à l’ambassade de France, jouant avec sucés Zanetto et c'est Marie qui apprend à sa sœur cadette le rôle de Zanetto de la pièce Le passant de François Coppée, pour jouer dans les Salons particulier à Berlin. De retour en France Amélie obtient un nouvel engagement pour le 1er janvier 1882 par M. Auguste Vaucorbeil à Opéra national de Paris.

Sculptures

le Canadian Illustrated News[11] indique déjà en 1874 qu'Amélie est ( très douée, en plus d'être une experte en dessin et en sculpture). Amélie est enregistrée comme élève du sculpteur Jules Franceschi quand elle expose ses œuvres au Salon des artistes français de 1884 à 1820 au Palais de l'Industrie, Galerie des Machines et au Grand Palais et fait partie des sociétaires de la SAF. Pour exposer au Salon des artistes Français il fallait essentiellement être accepté par un jury d’admission. Son style est essentiellement académique et naturaliste. Elle est donc souvent choisie pour présenter ses nombreux bustes, en plâtre teinté, de très nombreux en marbre, en terre cuite, statues en plâtre Carmencita, Bacchante en plâtre, ainsi que des statuettes. Les bustes représentent des personnes de son ancien milieu artistique ou relation de sa sœur ainée, artistes, responsables artistiques ou politiques représentant avec pour liste non exaustive Rosita Mauri, Victor Koning, Arsène Houssaye, François Pittié, Édouard Drumont, Antonin Mercié, Henri Maret, Charles Lalou, Albert Carré, Georges Berry. Certaines œuvres feront l'achat par commande[27] par l'état. On peut retrouver les œuvres dans des musées, lors des ventes en France ou à l'étranger[28].

Œuvres Notables

Exposé au Salon de 1887[29], le buste en marbre du Général Pittié, à la demande de la maison militaire du président de la République, est acheté par le Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts[27]. Amélie Colombier achevait le buste au décès du Général. Le buste dont le marbre est fourni par l'état était destiné au grand salon du Palais de l'Élysée[30], il est en dépôt depuis le au 61ème Régiment de ligne de Bastia. Le buste en marbre fait partie de l'Exposition universelle de 1889[31]sous le no 1753.

« Statue (grandeur nature) : Bacchante », notice no IM92000916, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture. Cette statue est en prêt à la ville de Levallois-Perret et en exposition dans le Parc de la Planchette depuis l’inauguration du . Cette statue à été exposée en plâtre en 1905 au Grand Palais mais refusée en marbre au salon de 1906. Amélie assigne la société des artistes pour les frais engagés lors de la présentation au jury de l'exposition de 1906 et pour les accusations de surmoulage entachant sa réputation suite à ce refus, mais elle perd son procès et doit rembourser les frais de justice[32].

Liste des œuvres

  • Liste des œuvres d'Amélie Colombier

Distinctions et hommage

Membre

Union des femmes peintres et sculpteurs[13]

Société des artistes français[12]

Voir aussi

Article connexe

Notes et références

  1. « État civil reconstitué (XVIe-1859) », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  3. « L'Art universel : peinture, gravure, iconographie, architecture, sculpture, céramique, numismatique, littérature, bibliographie, musique, théâtre, arts industriels, travaux publics / Camille Lemonnier, directeur », sur Gallica, (consulté le )
  4. Selon les écrits Fin de siècles de sa sœur Marie Colombier.
  5. « L'Orchestre : revue quotidienne des théâtres », sur Gallica, (consulté le )
  6. « Le Monde artiste : théâtre, musique, beaux-arts, littérature », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  8. « Officiel-artiste : », sur Gallica, (consulté le )
  9. Marie Robarts - University of Toronto, Memoires. Pref. par Armand Silvestre, Paris E. Flammarion, [1898-1900] (lire en ligne)
  10. « Le Derby : journal universel des courses et du sport », sur Gallica, (consulté le )
  11. (en) McGill University Library, Canadian illustrated news. v.10 n.22, Montreal, Burland Lithographic Co. [etc.], (lire en ligne)
  12. Société des artistes français Auteur du texte, « Compte-rendu des travaux de la Société des artistes français », sur Gallica, (consulté le )
  13. Maria (1848-1908) Auteur du texte Lamers de Vits, Les femmes sculpteurs, graveurs, et leurs oeuvres / Maria Lamers de Vits, (lire en ligne)
  14. Société des artistes français Auteur du texte, « Compte-rendu des travaux de la Société des artistes français », sur Gallica, (consulté le )
  15. Acte de décès du 27 Mars 1887. Fille de Antoine Colombier et de Marie de Broy.
  16. « Paris / fond. Ch. Laurent », sur Gallica, (consulté le )
  17. « La Liberté », sur Gallica, (consulté le )
  18. « L'Europe artiste : beaux-arts, peinture, sculpture, gravure, théâtre, chorégraphie, musique, expositions, musées, librairie artistique, bulletin des ventes... », sur Gallica, (consulté le )
  19. « Paris-théâtre / rédacteur en chef E. Paz ; administrateur A. Godement », sur Gallica, (consulté le )
  20. « Le Soleil », sur Gallica, (consulté le )
  21. « Le Masque : », sur Gallica, (consulté le )
  22. « Le Masque : », sur Gallica, (consulté le )
  23. « Le Masque : », sur Gallica, (consulté le )
  24. Le théâter de la Monnaie depuis sa fondation jusqù'a nos jours., Bruxelles Schott frères, (lire en ligne)
  25. « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le )
  26. « L'Entr'acte : revue-programme : théâtre, littérature, arts », sur Gallica, (consulté le )
  27. Centre national des arts plastiques, « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le )
  28. The Metropolitan Museum of Art, The costly furnishings and embellishments removed from the residence of the late James Buchanan Brady, New York : American Art Association, (lire en ligne)
  29. Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889. Tome 1 / Exposition universelle internationale de 1889, à Paris, (lire en ligne)
  30. « Le Pays : journal des volontés de la France », sur Gallica, (consulté le )
  31. Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889. Tome 1 / Exposition universelle internationale de 1889, à Paris, (lire en ligne)
  32. Société des artistes français Auteur du texte, « Compte-rendu des travaux de la Société des artistes français », sur Gallica, (consulté le )

Liens externes

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