Amélie Esséssé

| Formation | |
|---|---|
| Activités |
Amélie Esséssé, née en France, est une architecte DPLG, une photographe, une auteure d'ouvrages jeunesses et une réalisatrice de documentaires de nationalité franco-camerounaise.
Biographie
Née en France de parents camerounais, la famille regagne le Cameroun durant sa petite enfance. Elle rejoint sa sœur en France pour continuer sa scolarité en région parisienne. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle entre à l'Unité pédagogique d'architecture numéro 4, situé à Charenton où elle choisit de collaborer à l’atelier X de Jean-Louis Latour. Suite à la fermeture de l'école d'architecture de Dakar, une partie des étudiants intègrent l'école d'architecture de Charenton. La rencontre avec ces étudiants africains incite Amélie Esséssé à s'intéresser au patrimoine architectural africain. Au milieu des années 1990, elle rejoint l'école d'architecture de la Villette. Elle créé l’antenne La villette Africaine avec l'ambition de faire venir des africains spécialistes de l’architecture africaine pour sensibiliser à l’architecture africaine. Elle découvre l’architecture Kasséna grâce à l'ambassadeur du Burkina Faso en France. Elle part construire une école à Ouagadougou. Cette mission est un tournant dans sa carrière. Elle se lance dans la construction de prototype de maison Kasséna avec les populations locales. Elle développe une expertise dans la construction en terre qui l'amène à travailler à l'UNESCO durant quinze ans[1].
Elle se spécialise dans la pérennisation des systèmes énergétiques au Centre de Développement des Énergies Renouvelables à Marrakech (Maroc)[2].
Parmi les travaux qu'elle a engagés, elle accompagne les femmes bâtisseuses à Ayorou au Niger pour réhabiliter la maison en terre de Jean Rouch, ethnologue[3].
Elle participe en 2021 à la Biennale Internationale du Design de Saint-Étienne où elle invite les visiteurs à construire des teuleks, cases traditionnelles en terre en forme d'obus originaires des Mousgoums du Cameroun[4].
Présidente de l'association Bâtir et Développer, elle promeut une architecture traditionnelle et les savoir-faire des femmes bâtisseuses[5].
Réalisations
- L’architecture des Kassena du Burkina Faso, une expression des espaces au féminin, Paris, 2002[6];
- Femmes bâtisseuses et patrimoine culturel vivant: un savoir continu et innovant, Cité de l'architecture et du Patrimoine, Paris, [7];
Notes et références
- ↑ Newsafrica24, « FRANCE/DIASPORA : Amélie Esséssé, reine de l’architecture made by Africa - », (consulté le )
- ↑ « Amélie Esséssé - Architecte, Experte en conservation du patrimoine et développement durable », sur Sites et Cités, (consulté le )
- ↑ A. G, « En Afrique les « Femmes bâtisseuses » puisent dans leur tradition orale pour faire revivre leur patrimoine architectural – Patrimoines du Monde », (consulté le )
- ↑ « Et si... vous me disiez toute la vérité - Amélie Essessé | TV5MONDE Europe », sur europe.tv5monde.com, (consulté le )
- ↑ « Construire & Habiter Questionner les habitats depuis l’Afrique », sur www.citedudesign.com (consulté le )
- ↑ https://www.iccrom.org/sites/default/files/2018-02/iccrom_newsl29-2003_fr.pdf
- ↑ « Femmes bâtisseuses et patrimoine culturel vivant : un savoir continu et innovant », sur Cité de l'architecture & du patrimoine (consulté le )
Liens externes
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Portail de l’architecture et de l’urbanisme
- Portail du Cameroun