Les améloblastines, également connues sous le nom d’amélines, sont des protéines spécifiques de l'émail dentaire. L'émail des dents se compose de 5 % de protéines et les améloblastines représentent 5 à 10 % de toutes ces protéines. Elles sont sécrétées par les améloblastes au cours de l'amélogénèse au début du stade de la couronne. Bien que n'étant pas complètement comprise, le rôle des améloblastines semble être le contrôle de l'allongement des cristaux d'émail et généralement de diriger la minéralisation de l'émail pendant le développement dentaire.
D'autres protéines importantes dans l'émail sont les amélogénines, les énamelines et les tuftélines.
Variantes
En 2025, des protéines sont extraites de l'émail dentaire de six spécimens d'Homo erectus provenant de trois sites chinois (Zhoukoudian, xian de He et Sunjiadong (d)) et datés du Pléistocène moyen, il y a environ 400 000 ans. En position 253 de l'améloblastine, l'acide aminéglycine remplace l'alanine présente chez tous les Homo précédemment analysés (y compris l'H. erectus de Géorgie) : cette variante semble spécifique aux populations d'H. erectus d'Asie de l'Est. En position 273, la valine remplace de même la méthionine, une variante déjà trouvée chez deux dénisoviens et qui est présente, mais très rare, dans la population humaine actuelle. Les deux variantes sont ensuite retrouvées chez deux autres dénisoviens. Il semble que ces variantes ont été transmises à des dénisoviens par des hybridations avec H. erectus puis aux hommes modernes par des hybridations avec des dénisoviens[5],[6],[7].
↑(en) Andrew Curry, « Ghost of long-extinct ancestor lives on in people today », Science, vol. 392, no 6799, (DOI10.1126/science.zuwthcn).
↑(en) Qiaomei Fu, Zhongyou Wu, E. Andrew Bennett, Song Xing, Qiang Ji et al., « Enamel proteins from six Homo erectus specimens across China », Nature, (DOI10.1038/s41586-026-10478-8).