Ambroise Mbia

Ambroise Mbia
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Mbia Ebene Ambroise
Nationalité
Activités
Metteur en scène, acteur, membre du conseil d'administration, directeur artistique, administrateur
Œuvres principales

Ambroise Mbia, né le à Yaoundé, est un acteur, metteur en scène et administrateur culturel camerounais[1]. Figure majeure du théâtre africain francophone, il est le fondateur des Rencontres théâtrales internationales (RETIC) de Yaoundé et président du conseil africain de l'Institut international du théâtre[2].

Biographie

Formation et débuts en France

Ambroise M'bia quitte le Cameroun en 1960 pour poursuivre des études d'agronomie en France[2]. Il se réoriente rapidement vers le théâtre et obtient une bourse du gouvernement français qui lui permet de s'inscrire à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (rue Blanche), puis à l'École d'art dramatique Armel Marin à Paris[3].

Après une audition réussie, il intègre l'Odéon-Théâtre de France où il reste sept ans au sein de la Compagnie Madeleine Renaud – Jean-Louis Barrault, de 1961 à 1968, alors dirigée par Jean-Louis Barrault[1],[4].

Retour au Cameroun et engagement institutionnel

Ambroise Mbia revient au Cameroun en 1977 et s'établit à Mfida, près d'Akono[2]. Il occupe plusieurs fonctions importantes au sein du ministère de la Culture: directeur adjoint de la cinématographie, directeur adjoint du patrimoine, coordonnateur de l'Ensemble national. Il enseigne également la diction à l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (ESSTIC). Depuis 1998, il siège au conseil d'administration de la CRTV (Cameroon Radio Television)[2].

La même année, il est désigné comme secrétaire général du Festival mondial des arts négro-africains de Lagos (FESTAC 77), manifestation culturelle panafricaine de grande envergure[1],[4].

Fondateur des RETIC et promoteur du théâtre africain

Ambroise Mbia fonde les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (RETIC) à Yaoundé en 1992[5]. Cet événement devient le plus ancien et grand festival de théâtre de la sous-région d'Afrique centrale[6],[7]. Au fur et à mesure, les RETIC s'imposent et contribuent significativement à la visibilité et au rayonnement du théâtre camerounais et africain à travers le monde[8],[9]. C'est dans cet ordre idée que le fondateur Ambroise Mbia confie à la presse que le premier écrivain africain à avoir reçu le Prix Nobel de Littérature, le Nigérian Wole Soyinka, auteur de la pièce de théâtre Le Lion et la Perle, est membre d’honneur des RETIC[5].

En , Ambroise Mbia est élu par ses pairs Président du conseil africain de l'Institut international du théâtre (IIT), organisation créée en 1948 par l'UNESCO. Il cumule cette fonction avec celle de président du conseil camerounais de l'IIT et exerce également comme expert pour le théâtre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)[2].

Œuvre artistique

Au cours de sa carrière prolifique, Ambroise Mbia totalise 15 films au cinéma, 30 films de télévision, 60 pièces de théâtre, 300 pièces du théâtre radiophonique[2],[10],[11]. Il partage l'affiche avec des grands noms du cinéma hollywoodien à l'instar de Jack Nicholson et Omar Sharif[11]. Avec le réalisateur camerounais, Daniel Kamwa, il impacte l'histoire du cinéma africain en assurant le premier rôle du film Le Cercle des pouvoirs en 1997[12],[13]. Ce film est diffusé en 1998 dans l'univers anglosaxon sous le titre Circle of powers[14].

En , à l'occasion de ses 50 ans de carrière et de ses 70 ans, il remonte sur scène dans la pièce La femme et le colonel d'Emmanuel Dongala, mise en scène par le Tchadien Vangdar Dorsouma, aux côtés de la comédienne béninoise Florisse Adjanohoun[4],[2].

En , à 81 ans, il présente La dernière aimée, production du Théâtre National du Cameroun dont il assure la mise en scène, lors des 25èmes Journées théâtrales de Carthage (JTC) en Tunisie[3],[15],[16].

Héritage et influence

Ambroise Mbia a marqué le paysage théâtral africain et formé plusieurs générations d'artistes camerounais. Il est considéré comme une icône du théâtre africain et reconnu pour son rôle décisif dans la structuration et la promotion du théâtre francophone africain sur la scène internationale[17],[3],[16]. L'acteur, metteur en scène et conteur burkinabè Hassan Kassi Kouyaté a témoigné de l'influence de Mbia sur sa propre carrière et sur l'accueil du théâtre africain aux Francophonies de Limoges[3].

Distinctions

Il a également reçu les distinctions suivantes:

Filmographie sélective

Bibliographie

Notes et références

  1. « Ambroise MBIA: Le Baron de Mfida - Culturebene », Culturebene,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  2. Stephanie Dongmo, « Le blog de Stéphanie Dongmo: Ambroise Mbia : 70 ans de vie, 50 ans de carrière », sur Le blog de Stéphanie Dongmo, (consulté le )
  3. « Ambroise Mbia à l'honneur aux JTC : un hommage au doyen du théâtre africain », La Presse de Tunisie,‎ (ISSN 0330-9991, lire en ligne, consulté le )
  4. WWW YAOUNDEINFOS COM VOTRE JOURNAL EN LIGNE, « CAMEROUN:CULTURE: AMBROISE MBIA CELEBRE SES 50 ANS DE CARRIERE. », sur yaoundeinfos.com, (consulté le )
  5. « https://peuplesawa.com/ », sur www.peuplesawa.com (consulté le )
  6. Tony Mefe, « Les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun : un festival qui fait courir ses détracteurs », sur Africultures, (consulté le )
  7. « Portail de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) », sur Organisation internationale de la Francophonie (consulté le )
  8. « 50 ans de théâtre africain francophone : émancipation, culbute, détour et invention (I) – MondesFrancophones.com », sur mondesfrancophones.com (consulté le )
  9. Tony Mefe, « Les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun : un festival qui fait courir ses détracteurs », Africultures, vol. 60, no 3,‎ , p. 73–76 (ISSN 1276-2458, DOI 10.3917/afcul.060.0073, lire en ligne, consulté le )
  10. Bertin Onana, « Trois artistes camerounais reçoivent les insignes de Chevalier des arts et des lettres », sur https://www.journalducameroun.com, (consulté le )
  11. (en) « Films starring Ambroise Mbia », sur letterboxd.com (consulté le )
  12. « L'Afrique fait son cinéma | Perspectives sur le cinéma africain - Films - Fiction - Le cercle des pouvoirs », sur afriquefaitsoncinema.com (consulté le )
  13. « Le Cercle des pouvoirs : séances à Paris et en Île-de-France - L'Officiel des spectacles », sur www.offi.fr (consulté le )
  14. (en) [vidéo] « Circle of Powers (1998) » (consulté le )
  15. lequotidien23, « JTC 2024 : Le metteur en scène camerounais Ambroise Mbia à l'honneur », sur DARTCreations, (consulté le )
  16. Sparticul, « Ambroise Mbia : Consécration d’un géant du théâtre africain aux JTC 2024 », sur SpartiCulture, (consulté le )
  17. « Ambroise Mbia », sur http://africultures.com (consulté le )
  18. (en-US) camaroes, « Cameroun/ Culture : Interview de Ambroise Mbia , Dramaturge metteur en scène. Chef d’équipe du théatre National du Cameroun à la 25ème édition du festival International « Les journées Théâtrales de Carthage-JTC » en Tunisie du 28 au 30 Novembre 2024 », sur Camaroes Hebdo, (consulté le )
  19. cameroun24 net-Master Communication, « Le Cameroun décore ce vendredi ses Hommes de culture », sur www.cameroun24.net (consulté le )
  20. Olivier Barlet, « Le Cercle des pouvoirs », sur Africultures, (consulté le )
  21. (en) [vidéo] « The Passenger (1975) » (consulté le )
  22. (en) [vidéo] « The Mysterious Island (1973) » (consulté le )
  23. (en) [vidéo] « Black Sun (1971) » (consulté le )
  24. (en) [vidéo] « Oh, Sun (1970) » (consulté le )
  25. Sylvie Chalaye, L'Afrique noire et son théâtre au tournant du XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Collection Plurial », (ISBN 978-2-86847-632-6, lire en ligne)
  26. OpenLibrary.org, « Théâtre et tradition en Afrique noire francophone by Marouba Fall | Open Library », sur Open Library (consulté le )
  27. « Le théâtre populaire francophone au Cameroun - (1970 - 2003) - Langage - Société - Imaginaire : Marie-Thérèse Ambassa Betoko - Ebook Théâtre - Ebook littérature | Cultura », sur www.cultura.com (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du cinéma
  • icône décorative Portail du théâtre
  • icône décorative Portail du Cameroun
  • icône décorative Portail de l’Afrique