American Girl
| Auteur(s) |
The Pleasant Company Mattel |
|---|---|
| Année de création | 1986 |
| Pays d’origine |
|
| Langue d’origine | Anglais |
| Support d’origine | Poupées et livres publiés par The Pleasant Company |
| Autre(s) support(s) |
American Girl (littéralement « Fille américaine ») est une marque américaine de poupées de 46 cm sortie le par The Pleasant Company, qui appartient maintenant à Mattel. Les poupées représentent des filles de 8 à 14 ans de diverses ethnies, religions, nationalités, et classes sociales à travers différentes périodes de temps de l'histoire américaine[1]. Elles sont vendues avec des livres dérivés racontés du point de vue des personnages. Les histoires se concentraient initialement sur diverses époques de l'histoire américaine, mais ont été diversifiées pour inclure des personnages et des histoires de la vie contemporaine. Une variété d'accessoires et de vêtements est également disponible.
The Pleasant Company a été fondée en 1986 par Pleasant Rowland à Middleton dans le Wisconsin[2] et ses produits ont été initialement vendus uniquement par correspondance. En 1998, Pleasant Company devient une filiale de Mattel après que cette dernière a acheté la compagnie pour 700 millions de dollars[3]. La marque a remporté à huit reprises l'Oppenheim Toy Portfolio Award (en)[4] et a été introduite au National Toy Hall of Fame en 2021[5],[6].
Poupées et accessoires
La ligne des Historical Characters (« Personnages historiques »), qui ont été dérivés des poupées de 46 cm conçues par la marque allemande Götz (en), a été initialement la priorité principale de Pleasant Company, fondée par Pleasant Rowland en 1986. Les premiers Historical Characters étaient Kirsten Larson, Samantha Parkington, et Molly McIntire. Chaque poupée représentait une époque différente de l'histoire américaine : Kirsten, une immigrée suédoise de 1854, Samantha, une orpheline de l'ère progressiste de 1904, et Molly, une fille de 1944 vivant durant l'époque de la Seconde Guerre mondiale[7]. Cette ligne de produits tente d'enseigner des aspects de l'histoire américaine à travers une série de six livres racontés du point de vue d'une fille ayant vécu durant cette époque[8]. Rowland a eu l'idée après être rentrée d'une excursion à Colonial Williamsburg (en), où elle s'est rendu compte d'un vide important dans le marché des jouets pour des poupées d'âge plus jeune ainsi qu'une opportunité de fournir une alternative plus éducative aux poupées bébés et aux poupées adultes[9], en particulier avec Barbie qui suscitait de la controverse en raison de la sexualisation perçue et de l'imposition des attentes irréalistes aux jeunes filles[10],[1]. Bien que les livres soient écrits pour de jeunes filles ayant au moins huit ans, ils abordent des sujets importants tels que le travail des enfants, la maltraitance sur mineur, la pauvreté, le racisme, l'esclavage, la cruauté envers les animaux et la guerre de manière appropriée pour leurs jeunes audiences[11]. En 1991, Felicity Merriman, une fille ayant grandi pendant la révolution américaine a été introduite comme le quatrième Historical Character[12].
Addy Walker est introduite en comme le cinquième Historical Character d'American Girl et la première poupée noire de la collection, ayant été dévoilée lors du Black Family Reunion Celebration du National Council of Negro Women à Washington D.C.[13] Son histoire se déroule pendant la guerre de Sécession, et se concentre sur sa fuite de l'esclavage en Caroline du Nord avec sa mère vers la liberté à Philadelphie en 1864. La série de six livres d'Addy, écrite par Connie Porter (en) et approuvée par des historiens noirs, a été saluée pour sa représentation authentique et educative, ayant vendu plus d'un million d'exemplaires dans sa première année[14]. Le personnage a marqué une expansion révolutionnaire dans la diversité de la marque, et a été le seule Historical Character noir, pendant près de deux décennies et devenant un outil puissant pour introduire des thèmes de résilience, d'esclavage et de l'histoire Afro-Américaine aux jeunes lecteurs[15].
En 1995, Pleasant Company lance une ligne de poupées contemporaines intitulée American Girl of Today (« Fille américaine d'aujourd'hui »)[7]. En 2006, la ligne de produits est renommée Just Like You (« Juste comme toi »), puis changée encore en My American Girl (« Ma fille américaine ») en 2010, puis finalement renommée Truly Me (« Vraiment moi ») en 2015. Cette ligne regroupe plus de cent poupées différentes au fil des années. Chaque poupée possède une combinaison unique de moule de visage, de ton de peau, de couleur des yeux, ainsi que de couleur, de longueur, de texture et de style des cheveux. American Girl affirme que cette diversité permet aux clients de choisir des poupées qui « représentent l'individualité et la diversité des filles américaines d'aujourd'hui[11]. » Une grande variété de vêtements, d'accessoires et de meubles contemporains sont également disponibles et de nouveaux produits sont régulièrement lancés ou retirés pour mettre cette ligne à jour. Chaque année une poupée désignée Girl of the Year (« Fille de l'année ») est sortie avec sa propre talent particulier, par exemple Mia St. Clair, la Girl of the Year de 2008 est une patineuse artistique[16], et Marisol Luna, la Girl of the Year de 2005 est une danseuse.
Girls of Many Lands (« Filles de plusieurs pays ») est une ligne lancée par American Girl pendant la saison des fêtes de 2002[17]. Chaque poupée mesure 23 centimètres et représente une fille de 12 ans d'une période de l'histoire. Chaque poupée était accompagnée d'un livre dérivé[17]. En plus des ethnies spécifiques, chaque poupée se voit attribuer un pays d'origine et une époque, tels que l'Angleterre de 1592, la France de 1711, l'Éthiopie de 1846, et d'autres[17]. Sculptées par Helen Kish, ces poupées étaient conçues uniquement pour l'affichage et se vendaient d'entre 48 et 54 dollars américains[17]. Cette ligne a été discontinuée en automne 2005[17].
Bitty Baby (en) est une ligne de poupées bébés de 30 cm destinées aux enfants âgés de trois ans et plus. Elles sont moins chères que les poupées de 46 cm et à partir de 2024, elles sont vendues à 60 dollars chacune[18],[19]. En 2013, American Girl Publishing publie des livres Bitty Baby, des albums illustrés destinés aux filles de 3 à 6 ans[20].
La ligne Bitty Twins est lancée en 2003 pour représenter des enfants d'âge préscolaire. Les Bitty Twins avaient la même taille que les poupées de la ligne Bitty Baby. Elles ont été discontinuées en juin 2016[11].
La ligne Hopscotch Hill School est lancée par American Girl en 2003. Les poupées mesuraient 41 cm, avaient des membres articulés, des yeux peints et une silhouette plus mince. Leurs histoires ont été écrites par Valerie Tripp et étaient destinées aux enfants en âge d'école primaire et ont été vendues jusqu'en 2006[21].
Un reboot de la ligne des Historical Characters, nommée BeForever, est lancé en août 2014, avec des vêtements entièrement remodelés, une compilation de deux volumes des livres anciennement publiés, et un Journey Book pour chaque personnage dans lequel le lecteur prend le role d'une fille contemporaine qui voyage dans le passé pour rencontrer l'un des Historical Characters. La ligne coïncidait également avec le relancement de Samantha Parkington, dont la collection a été discontinuée en 2008[22],[23]. Le marquage BeForever a été abandonné en 2019, et les poupées ont été référées à nouveau comme les Historical Characters.
Le , American Girl dévoile Wellie Wishers, une ligne de poupées distincte similaire à la ligne Hopscotch Hill School, destinée aux enfants plus jeunes[24], avec un accent sur la nature et le grand air. Comme son nom l'indique, les poupées de la ligne portent des bottes en caoutchouc (« Wellington boots » ou « wellies » en anglais) et ont une silhouette disticte des poupées classiques dérivées de Götz. Les noms des Wellie Wishers sont : Willa, Camille, Kendall, Emerson, Ashlyn, et Bryant[25].
En février 2017, American Girl lance une nouvelle ligne de 46 cm appelée les Contemporary Characters (« Personnages contemporains »). La première poupée de la ligne est Tenney Grant, une jeune auteure-compositeure-interprète aspirante de musique country. Parmi les autres poupées de la ligne, on trouve Logan Everett, le partenaire de groupe de Tenney et le tout premier poupée garçon d'American Girl[note 1], et Z Yang, qui s'intéresse à la photographie et à la production des vidéos animées en volume.
En mai 2021, American Girl réédite les six premières poupées pour le 35e anniversaire de la marque. La sortie comprennait Felicity Merriman, Kirsten Larsson, Samantha Parkington, Addy Walker, Josefina Montoya, et Molly McIntire[26],[27].
En septembre 2021, American Girl lance une nouvelle ligne de 46 cm appelée World by Us (« Le monde par nous »). Ces poupées et leurs livres promeuvent des messages sur diverses questions de justice sociale, adaptées aux âges du public cible et abordent des sujets tels que le racisme, l'immigration et le changement climatique. La ligne débute avec trois poupées : Makena Williams, Maritza Ochoa, et Evette Peeters. La ligne comprend également des tenues confectionnées par les créateurs de mode du Harlem Fashion Row[28].
Personnages
Historical Characters
Girl of the Year
Girl of the Year (« Fille de l'année ») est une ligne créée par American Girl qui met en vedette une poupée chaque année. Chaque poupée dispose de ses propres accessoires, marchandises ainsi que sa propre histoire. La première Girl of the Year est Lindsey Bergman, sortie en 2001, et la Girl of the Year actuelle, pour l'année 2026, est Raquel Reyes[29]. Listées ci-dessous sont les poupées qui ont été la Girl of the Year de 2001 à 2026.
| Nom | Année |
|---|---|
| Lindsey Bergman | 2001 |
| Kailey Hopkins | 2003 |
| Marisol Luna | 2005 |
| Jess McConnell | 2006 |
| Nicki Fleming | 2007 |
| Mia St. Clair | 2008 |
| Chrissa Maxwell | 2008 |
| Lanie Holland | 2010 |
| Kanani Akina | 2011 |
| McKenna Brooks | 2012 |
| Saige Copeland | 2013 |
| Isabelle Palmer | 2014 |
| Grace Thomas | 2015 |
| Lea Clark | 2016 |
| Gabriela McBride | 2017 |
| Luciana Vega | 2018 |
| Blaire Wilson | 2019 |
| Joss Kendrick | 2020 |
| Kira Bailey | 2021 |
| Corinne Tan | 2022 |
| Kavi Sharma | 2023 |
| Lila Monetti | 2024 |
| Summer McKinny | 2025 |
| Raquel Reyes | 2026 |
Collector Doll Series
En 2019, American Girl lance la Collector Doll Series (« Série de poupées de collectionneur »). La première poupée de la série était la Holiday Collector Doll créée en partenariat avec Swarovski, dont trois ont été produites[30]. En 2020, American Girl collabore à nouveau avec Swarovski et lance trois nouvelles poupées : Sweet as Rose, Boho Chic et Fuchsia Feathers. Une seule copie de chaque poupée a été créée, chacune avec une robe ornée d'au moins 1000 cristaux Swarovski.
En août 2023, American Girl lance trois poupées des Princesses Disney : Jasmine, Belle et Raiponce[31],[32]. En septembre, la marque lance une poupée de jouet soldat en partenariat avec FAO Schwarz, et en décembre, elle lance The Classic Barbie (« La Barbie classique ») comme partie de la Collector Doll Series. En février 2024, American Girl lance trois autres poupées des princesses Disney : Cendrillon, Tiana et Ariel[33].
Livres
American Girl (série de livres) (en)
Les livres de la franchise ont plusieurs variations ; chaque série suit les aventures d'un personnage poupée de la franchise. American Girl a été créée dans le but d'éduquer des jeunes enfants sur l'histoire, les morales, et les leçons de vie à travers les histoires dérivées de chaque poupée[34].
Les séries de livres des Historical Characters suivent une structure standard composée de six livres. Cette structure est : Meet (nom du poupée), (nom du poupée) Learns a Lesson, Surprise (de la nom de la poupée), Happy Birthday (nom de la poupée), (nom de la poupée) Saves the Day, Changes for (nom de la poupée)[note 2],[35].
Certains des poupées ont également des livres pour leurs meilleures amies qui suivent l'histoire de leur meilleure amie en tant que spin-off de la série originale. Parmi ces exemples figurent Nellie's Promise de Valerie Tripp (2004), Very Funny, Elizabeth de Valerie Tripp (2005), et Brave Emily by Valerie Tripp (2006)[35].
Films
American Girl (série de films) (en)
En 2004, American Girl s'associe avec Red Om Films, la compagnie de production de Julia Roberts, afin de produire le premier film de la franchise, Samantha: An American Girl Holiday (en)[36]. Le film est suivi par Felicity: An American Girl Adventure (en) (2005), Molly: An American Girl on the Home Front (en) (2006), et le film sorti en salles, Kit Kittredge, journaliste en herbe (2008).
En 2009, American Girl commence à sortir des films direct-to-video et des téléfilms basés sur la Girl of the Year pour chaque année respective. La série commence avec Les malheurs de Chrissa, ce qui est suivi par Graine de championne (2012), Saige Paints the Sky (en) (2013), Isabelle Dances Into the Spotlight (en) (2014), Grace Stirs Up Success (en) (2015), et Lea To The Rescue (en) (2016)>[37].
En octobre 2016, American Girl commence à diffuser des films sur le service de vidéo à la demande Amazon Prime Video, en commençant par An American Girl Story – Melody 1963: Love Has to Win (en)[38],[39]. Il est suivi de trois autres films : Maryellen 1955: Extraordinary Christmas (en) le mois suivant, Ivy & Julie 1976: A Happy Balance en mars 2017, et Corinne Tan en juillet 2023[40],[41],[42],[43].
En février 2019, il est annoncé que Mattel Films (en) et MGM développent un film en prise de vues réelles pour enfants basé sur la ligne de poupées[44],[45],[46]. À la suite de la réussite du film en prise de vues réelles Barbie, en décembre 2023, Mattel Films s'associe avec Paramount Pictures pour un film théâtral en prise de vues réelles, avec Lindsey Anderson Beer (en) comme productrice et scénariste[47],[48],[49].
Liste
| Film | Personnage principal | Sortie | Classification |
|---|---|---|---|
| Samantha: An American Girl Holiday (en) | Samantha Parkington | 30 novembre 2004 | G |
| Felicity: An American Girl Adventure (en) | Felicity Merriman | 6 décembre 2005 | G |
| Molly: An American Girl on the Home Front (en) | Molly McIntire | 28 novembre 2006 | G |
| Kit Kittredge, journaliste en herbe (Kit Kittredge: An American Girl en VO) |
Kit Kittredge | 29 octobre 2008 | G |
| Les malheurs de Chrissa (An American Girl: Chrissa Stands Strong en VO) |
Chrissa Maxwell | 6 janvier 2009 | PG |
| Graine de championne (An American Girl: McKenna Shoots for the Stars en VO) |
McKenna Brooks | 3 juillet 2012 | G |
| An American Girl: Saige Paints the Sky (en) | Saige Copeland | 2 juillet 2013 | G |
| An American Girl: Isabelle Dances Into the Spotlight (en) | Isabelle Palmer | 22 juillet 2014 | G |
| An American Girl: Grace Stirs Up Success (en) | Grace Thomas | 23 juin 2015 | G |
| An American Girl: Lea to the Rescue (en) | Lea Clark | 14 juin 2016 | TV-Y7 |
| An American Girl Story – Melody 1963: Love Has to Win (en) | Melody Ellison | 20 octobre 2016 | PG (BBFC) |
| An American Girl Story – Maryellen 1955: Extraordinary Christmas (en) | Maryellen Larkin | 25 novembre 2016[42] | TV-Y/PG (BBFC) |
| An American Girl Story – Ivy & Julie 1976: A Happy Balance | Ivy Ling and Julie Albright | 24 mars 2017 | G |
| An American Girl Story – Summer Camp, Friends for Life | Z Yang | 9 juin 2017 | G |
| American Girl Corinne Tan | Corrine Tan | 28 juillet 2023 | G |
American Girl Place
American Girl Place est un magasin physique vendant des poupées, des vêtements et des accessoires American Girl. Le premier magasin, d'une superficie de 35 000 pieds carrés, ouvre ses portes à Chicago, dans l'Illinois, en 1998[50],[51]. Le magasin disposait également d'un restaurant et d'un théâtre de 150 sièges[51]. Par la suite, d'autres magasins sont ouverts à New York[52].
En mai 2014, American Girl ouvre plusieurs nouveaux magasins à Toronto et Vancouver au Canada[53] en partenariat avec Indigo Books and Music[54],[55],[56]. Tous les magasins American Girl situés dans des magasins Indigo sont fermés en juillet 2023. En 2015, la compagnie annonce qu'elle étendait ses opérations au Mexique avec deux magasins à El Palacio de Hierro (en) dans Perisur (en) et Interlomas (en) à Mexico, ainsi qu'un troisième à Polanco[57],[58]. Tous les trois magasins mexicains sont fermés en janvier 2018[59]. En collaboration avec la société des centres commerciaux émirienne Majid Al Futtaim Group (en), deux magasins American Girl sont ouverts à Dubaï en 2017[60] ainsi qu'un autre à Manama, au Bahreïn, en 2018[61]. Tous ces magasins au Moyen-Orient sont fermés en ou avant 2020. À partir de mars 2024, la compagnie comptait encore sept magasins de vente au détail[62]
Le magasin phare à Los Angeles est rouvert en été 2023 au Westfield Century City (en) après avoir été déplacé de son emplacement original à The Grove at Farmers Market (en). En mars 2024, le magasin anciennement situé à Galleria Dallas (en) à Dallas est relocalisé à The Shops at Park Lane (en)[63].
| État | Ville | Centre commercial |
|---|---|---|
| Illinois | Chicago | Water Tower Place |
| Texas | Dallas | The Shops at Park Lane (en) |
| Californie | Los Angeles | Westfield Century City (en) |
| Tennessee | Franklin | CoolSprings Galleria (en) |
| New York | New York | 75 Rockefeller Plaza |
| Floride | Orlando | The Florida Mall (en) |
| Virginie | McLean | Tysons Corner Center |
Autres médias
Magazine
Le magazine American Girl a été lancé par The Pleasant Company à Middleton, dans le Wisconsin[64], avec le premier numéro daté de novembre/décembre 1992. Destiné aux filles âgées de 8 à 14 ans, le magazine bimestriel contient des articles, des recettes, des rubriques de conseils, de la fiction, des arts et métiers, ainsi que des idées d'activités[65]. Fin 2018, American Girl annonce que le numéro de janvier/février 2019 serait le dernier[66].
Podcast
En 2019, l'American Girls Podcast (en), une exploration livre par livre de la série, est lancé[67]. Co-animé par les historiennes Allison Horrocks et Mary Mahoney, chaque épisode analyse un livre de la série, en contextualisant l'histoire présentée et en établissant des connexions avec des éléments de la culture populaire. Le podcast a reçu une attention positive du New York Times[68]. En mai 2022, l'American Girl Podcast Network est lancé[69],[70]. La première série du American Girl Network, intitulée American Girl 10-minute Mysteries, suit la poupée Molly McIntire alors qu'elle tente de résoudre des mystères[70].
Accueil
Produits
La compagnie est critiquée pour le coût des poupées, qui peuvent coûter jusqu'à 135 dollars sans accessoires en juin 2024[71] et 175 dollars pour une poupée, un livre et des accessoires de base. Des clients peuvent facilement payer plus de 600 dollars pour une poupée, des habits, des accessoires et le déjeuner dans le magasin de la compagnie à New York[72]. Une critique des poupées est en raison du prix et le nombre limité de lieux de vente, les poupées sont inaccessibles aux communautés qu'elles sont censées représenter.
Certains aspects des personnages et des histoires des poupées ont également provoqué des controverses. Certains observateurs ont questionneé pourquoi Addy, le premier Historical Character Afro-Américain sorti en 1993, est initialement représentée comme une esclave (dans les histoires suivantes, Addy et sa famille gagnent leur liberté après la guerre de Sécession), alors que Cecile Rey, le second Historical Character Afro-Américain, est représentée comme une fille noire issue d'une famille aisée de la Nouvelle-Orléans[73],[74]. En 2017, American Girl lance la première Girl of the Year Afro-Américaine, Gabriela McBride, qui est représentée comme une danseuse, artiste, et poète[75]. En 2005, des habitants de Pilsen (en), (un quartier de Chicago, dans l'Illinois,) ont critiqué un passage dans le livre associé à la poupée Latino-Américaine, Marisol, prétendant qu'il dépeignait faussement leur quartier comme dangereux[76]. Un porte-parole des relations publiques d'American Girl a répondu aux critiques en disant : « Nous estimons que ce court passage a été pris hors de contexte dans le livre. » En 2009, la sortie limitée de Gwen Thompson, un personnage en situation d'itinérance, a également été jugée controversée[77],[78].
En 2014, la compagnie a été critiquée sur les réseaux sociaux pour sa décision de discontinuer quatre poupées de sa collection historique ; deux d'entres elles, l'Afro-Américaine Cecile Rey et la Sino-Américaine, Ivy Ling, représentaient des minorités ethniques. La compagnie a défendu cette action comme une décision d'affaires, expliquant qu'elle a décidé de « changer par rapport à la stratégie de personnage-amie au sein de la ligne. »[79],[80] La compagnie est également critiquée pour son accent récent sur sa ligne contemporaine, notamment les personnages de la ligne Girl of the Year et leurs histoires, qui sont critiqués pour une manque de profondeur et des enjeux plus importants comparés aux Historical Characters/BeForever[81]. Lauren Faust, créatrice de la série télévisée My Little Pony : Les amies, c'est magique a également exprimé ses inquiétudes sur Twitter, déclarant que la marque « était autrefois radicalement positive pour les filles avant d'être homogénéisée pour de l'argent. » [82]
Le magasin American Girl Place à New York a été le lieu d'un conflit de travail avec l'Actors Equity Association (en) (AEA). Le , 14 des 18 acteurs adultes du théâtre aujourd'hui disparu ont fait la grève[83]. L'AEA a conclu un contrat de deux ans entré en vigueur le . Tous les théâtres des magasins American Girl Place ont ensuite été fermés en [84].
Controverse des sous-vêtements permanents
En , la compagnie a annoncé qu'elle modifiait les corps de certaines poupées afin d'incorporer des culottes permanentes[85]. La réaction publique au changement — le premier depuis la transition vers les corps de couleur chair en 1991 — a été massivement négative, et des fans de la franchise se plaignaient que cette modification entravait la personnalisation et dévalorisait une marque bien établie, passant d'une « de qualité d'héritage à être transmettre aux générations à une qualité de vente au détail inférieure. »[86],[85],[87] La compagnie a annulé sa décision en , et les clients ayant achetés des poupées avec des culottes permantentes étaient éligibles à un échange pour faire rétrofiter leurs poupées avec des torses conventionnels[88],[89],[90].
Histoires
Représentation
Des critiques ont discuté de la représentation dans les récits des poupées American Girl. La compagnie déclare que les « deux éléments les plus importants » dans la création de leurs histoires sont la spécificité authentique et l'universalité. Le vice-président du marketing d'American Girl affirme que « le marché des poupées a une responsabilité très lourde de refléter ce qui est vrai dans notre société »[91]. Valerie Tripp, auteure de nombreux livres de la série American Girl, déclare que son but est d'enseigner aux enfants à « remettre en question les présomptions » et de leur apprendre la tolérance et la compassion envers tout le monde ; elle promeut l'optimisme et le « scepticisme joyeux » plutôt que « la colère, l'amertume et la jalousie. » Certains critiques soutiennent que ces récits conduisent à un manque de reconnaissance des injustices, affirmant que tous les américains partagent les mêmes privilèges indépendamment de leur race ou de leur ethnie[92].
Kaya'aton'my (« Kaya »), un personnage Nez-Percé vivant en 1964, a une histoire qui se déroule avant la colonisation américaine, ce qui a été critiquée pour avoir évité la problématique du colonialisme à travers des récits pré-contacts. American Girl a travaillé avec un conseil consultatif des Nez-Percés pour créer le personnage ; le conseil a demandé que ses histoires se déroulent avant la colonisation européenne, lorsque la culture des Nez-Percés prospérait[93]. Selon la gérante supérieure de la conception, Heather Northrop, le moule de visage de Kaya a été conçu spécifiquement pour elle selon les croyances des Nimíipuu, selon lesquelles montrer ses dents est impoli[94]. Nanea Mitchell, un personnage vivant en 1941, a une histoire basée sur celle de Dorinda Makanaonalani Nicholson, Pearl Harbor Child: A Child's View of Pearl Harbor from Attack to Peace[95]. Le personnage de Nanea est d'origine métissée européenne et hawaïenne ; ainsi, American Girl a consulté Nicholson, une femme partageant les mêmes origines ethniques, dans le cadre d'un effort pour partager des perspectives plus inclusives et des histoires plus authentiques avec leur public[96].
LGBTQ+
La Girl of the Year de 2021, Kira Bailey, a une histoire « qui se concentre sur son voyage en Australie avec sa mère, où elle entend travailler dans un sanctuaire pour animaux » qui apparitient à ses tantes mariées, Mamie et Lynette. L'inclusion des thèmes LGBTQ+ sucite des controverses de la part de groupes conservateurs tels que One Million Moms (en) qui la perçoivent comme « tentant de normaliser le mariage entre personnes de même sexe »[97].
Féminisme
Les poupées American Girl ont été créées pour fournir aux jeunes filles des role models connectés aux événements historiques[98]. Une auteure des livres American Girl déclare que « nous prenons la fierté et le soin d'aider les filles à devenir leur meilleure version aujourd'hui, afin qu'elles grandissent en femmes qui feront une différence demain »[99]. Des lecteurs ont exprimé l'attente que les histoires représentées dans ces livres reflètent ce message féministe. D'autres ont également exprimé leur déception quant à la manière dont le féminisme, notamment en relation avec le monde professionnel est abordé dans les livres[100]. Une critique des livres est que la marque propose l'émancipation à travers le girl power et l'autodétermination sans aborder le système qui mène à la discrimination et les inégalités sexuelles sur le lieu de travail. Les livres abordent le féminisme dans le monde professionnel à travers le travail d'équipe, le leadership et le talent, mais certains critiques détestent comment les livres fournissent des ressources limitées pour traiter des enjeux réels auxquels les femmes sont confrontées sur le lieu de travail tels que le syndrome de l'imposteur et le harcèlement au travail[100].
Historicité
Les livres sont loués pour leur capacité à enseigner aux enfants différentes époques historiques. Cependant, certains critiques soutiennent que cette interprétation du passé est superficielle et inexacte. En réponse, des auteurs argumentent que ces livres sont destinés aux enfants et qu'ils ont pour but de leur donner, au maximum, une idée de la « chronologie de l'histoire américaine, » de les introduire à des événements clés, une comprehension des changements historiques et une comprehension que des gens de différentes ethnies ont été traités de manière différente[101].
Pertinence globale
Culturellement, American Girl est solidement ancrée dans les contextes historiques et les systèmes de croyances américains. Cependant, ce patriotisme inhérent empêche la marque de faire appel à un marché mondial et d'attirer des clients internationaux. En outre, la majorité des produits American Girl, en particulier les films et la littérature, sont monolingues, ce qui limite la capacité des communautés monolingues à interagir avec la marque, tout en renforçant la langue anglaise comme la « norme » apparente[102].
Fandom
En 2015, la pratique de crééer et de publier des vidéos animées en volume basées sur American Girl (AGSM pour faire court) a été évoquée dans un reportage de la BBC News. En plus des animations en volume et des vidéoclips mis en musique populaire, le reportage a abordé des thèmes récurrents dans ces vidéos, tels que le cyberharcèlement et d'autres enjeux sociaux rencontrés par les enfants et les adolescents, ainsi que la personnalisation des poupées, les séances photo et les vidéos de déballage[103],[104],[105].
Notes et références
Notes
- ↑ En dehors de la ligne Bitty Twins, qui comprend des poupées de jumeaux fraternels. Logan est le premier poupée d'un personnage masculin de la ligne principale d'American Girl.
- ↑ En français, la structure est la suivante : « Rencontrez, (nom de la poupée) » , « (nom de la poupée) apprend une leçon », « La surprise de (nom de la poupée) », «Joyeux anniversaire (nom de la poupée) », « (nom de la poupée) sauve la journée », « Changements pour (nom de la poupée). »
Références
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Voir aussi
- (en) Site officiel
- Ressources relatives à la musique :
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