Anatole de Boucherville
| Naissance | |
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| Décès |
(à 75 ans) 7e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Division 23 du cimetière de Montmartre (d) |
| Activités |
Anatole de Boucherville, de son nom complet Jules Paul Henri Denis Anatole Boucher de Boucherville, est un fonctionnaire, journaliste et écrivain mauricien, né à Moka, île Maurice, le et mort à Paris le .
Biographie

Anatole de Boucherville est le fils de Denis-Émile Boucher de Boucherville (1798-1875) et de sa seconde épouse, Emérantienne Eugénie Fontaine. Il est un descendant de Pierre Boucher (1622-1717), gouverneur de Trois-Rivières, explorateur français et seigneur de Grosbois, de Sainte-Marie, des Îles-Percées[1] et de Boucherville en Nouvelle-France, fondateur de la ville québécoise de Boucherville. Son arrière-grand-père Louis René Boucher de Boucherville (1736-1825), né à Montréal au Canada, est capitaine au régiment Isle de France et épousa en 1776 à Port-Louis, Isle de France (ancien nom de l'Île Maurice jusqu'en 1810) Claudine Charlotte Drouet, et mourut à Rivière Noire, à l'Île Maurice.
Anatole de Boucherville épouse le Alexandrine-Marie Leblanc à l'île Maurice, alors colonie britannique.
Il est rédacteur en chef du quotidien conservateur Croix et Patrie. Il devient ensuite juge de paix à Rivière Noire.
Boucherville est d'abord politiquement opposé au rétrocessionnisme mauricien développé par Édouard Laurent – homme de couleur de l'intelligentsia créole, auteur et chroniqueur dans le journal mauricien La Patrie –, et avance que : « Ni Anglais, ni Français, nous ne pourrions être que Mauriciens » et « que les Mauriciens n'étaient français que par la langue, les mœurs, les idées, et non par aspirations politiques » ; toutefois il rejoint Laurent, avec l'auteur et publiciste «franco-mauricien» Hervé de Rauville (1858-1935), à la fin de la Première Guerre mondiale, dans un mouvement réclamant la rétrocession de l'île Maurice à la France[2],[3].
De 1921-1924, il est membre correspondant de l'Académie de l'île de La Réunion[4]. Il est, de plus, élu secrétaire de la Société d'Émulation Intellectuelle.
Il vit en 1922 à Paris, où il meurt deux ans plus tard. Il est inhumé au cimetière de Montmartre, 23e division avec son frère consanguin, Ferdinand de Boucherville (1828-1854).
Publications
- The Credit foncier. Parliamentary report, 1863
- L'erreur antisociale, son principe et ses conséquences, 1881
- Les richesses du pauvre, Avignon, Aubanel frères, 1916 (lire en ligne)
- Pour l'amitié anglo-française : un gage de cette amitié, Largentière, Mazel, 1923
Notes et références
- ↑ « Histoire et patrimoine de Boucherville », sur boucherville.ca (consulté le )
- ↑ Pierre-Éric Fageol, « La Réunion et le mouvement de rétrocession de l’île Maurice à la France (1918-1921) », sur cairn.info, (consulté le ), p. 91-112
- ↑ Jocelyn Chan Low, « La France des ‘Rétrocessionistes’ (1912-1921) [Vision du Nord par le Sud dans l’océan Indien (XVIIe-XXIe siècles)] », sur Revue historique de l’océan Indien (sur HAL Open Science), (consulté le ), p. 151-163
- ↑ Bulletin de l'Académie de l'île de La Réunion, 1921, vol. 4, p. XIV
Liens externes
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