André-François Laurence
| André-François Laurence dit Laurence-Villedieu | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Manche | |
| – (3 ans, 1 mois et 16 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député du Lot | |
| – (2 ans, 7 mois et 5 jours) |
|
| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Maire de Noyarey | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | André-François Laurence |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Villedieu-les-Poêles (Manche) |
| Date de décès | [1] (à 60 ans) |
| Lieu de décès | Noyarey (Isère) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Gironde Droite |
| Profession | Avocat |
| députés de la Manche députés du Lot |
|
André-François Laurence dit Laurence-Villedieu, né le à Villedieu-les-Poêles (généralité de Caen, actuel département de la Manche), mort le à Noyarey (département de l’Isère)[2], est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en place par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , André-François Laurence, alors administrateur de la Manche, est élu député du département, le douzième sur treize, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[4] :
Je pense que Louis a mérité la mort ; mais qu'il doit être sursis à l'exécution, tant que l'Espagne ne nous aura pas déclaré la guerre, que l'Autriche ne la continuera pas.
Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, André-François Laurence est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[8]. Lui et les autres députés protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).
Le 4 germinal an III (), il est envoyé en mission dans les départements de Haute-Garonne, du Gers et du Tarn[9]. Au cours de son passage à Toulouse, il mène une campagne contre les jacobins[10].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, André-François Laurence est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le ).
Lors de la Restauration, André-François Laurence, qui a adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours, est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui bannit hors de France les régicides ayant soutenu Napoléon Bonaparte.
Ainsi que plusieurs de ses anciens collègues de la Convention[11], il s'exile à Nyon en Suisse dans le canton de Vaud[12].
Laurence bénéficie d'une amnistie et rentre en France. Il meurt à Noyarey où il a fait l'acquisition du château des Chaulnes.
Notes et références
- ↑ Base Sycomore
- ↑ Archives départementales de l'Isère, « État civil de Noyarey, registre des décès de 1793 à 1850, vue 197 / 374, 9NUM/AC281/4 »
, sur http://archivesenligne.archives-isere.fr (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 au 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Pertué, Michel, « Annales historiques de la Révolution française n°245, La liste des Girondins de Jean-Paul Marat »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49580t/f520, (consulté le )
- ↑ Barbier, Gaston, Claveau, Louis, Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793 »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 22 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Michèle Pradalier-Schlumberger, « La réaction thermidorienne à Toulouse », Annales historiques de la Révolution française, vol. 204, no 1, , p. 265–283 (DOI 10.3406/ahrf.1971.4382, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Journal des débats politiques et littéraires du 26 mai 1816, p. 1.
- ↑ « De l'exil en Suisse de quelques conventionnels »
Sources
- Jean Baptiste Robert, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale, 1814
Liens externes
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