André Boulanger

André Boulanger
Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Montgeron
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Distinction

André Boulanger, né à Chéroy (Yonne) le et mort à Montgeron (Seine-et-Oise) le , est un latiniste français qui partagea son activité entre la traduction et l'édition de textes latins et le professorat.

Biographie

André Jules Charles Boulanger est né à Chéroy, dans l'Yonne, le , fils d'Isidore Pierre Boulanger, greffier à la justice de paix, et de Virginie Honorine Sciard[1],[2]. Il fait ses études secondaires au lycée de Sens.

Élève de l'École normale supérieure de 1906 à 1911, reçu deuxième à l'agrégation de grammaire en 1911, membre de l'École française d'Athènes de 1912 à 1919[1] (avec l'interruption de la guerre), André Boulanger fut d'abord chargé d'une mission en Tunisie (1912), à Carthage, où il s'intéressa à l'art punique, puis en Anatolie (1913), où il travailla sur plusieurs sites. En 1914, il est à Athènes lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale : il est mobilisé comme fantassin puis prend part à l'expédition des Dardanelles.

Rendu à la vie civile, il prépare sa thèse en Sorbonne : Ælius Aristide et la sophistique dans la province d'Asie au IIe siècle de notre ère. Il la soutient en 1922 et c'est dans cette thèse qu'il crée le néologisme « évergétisme », repris depuis par plusieurs historiens pour désigner la générosité intéressée de certains notables de l'époque hellénistique.

André Boulanger fut professeur de langue et de littérature latines à Fribourg (1919-1923), Bordeaux (1924-1928), Strasbourg (1928-1936), puis à la Sorbonne, à partir de 1936[3] où il fut d'abord maître de conférences, professeur sans chaire au puis professeur à titre personnel le [4]. Il fut admis à la retraite le mais resta professeur honoraire à la Sorbonne jusqu'au [1].

André Boulanger s'est également intéressé à l'histoire religieuse de la Grèce antique : il est l'auteur de plusieurs ouvrages qui font toujours référence sur le sujet. Comme latiniste, son œuvre la plus notable a été la traduction de plusieurs discours de Cicéron dans la collection des universités de France, aux Belles Lettres.

André Boulanger est inhumé dans le cimetière de sa commune natale de Chéroy.

Principales publications

Auteur

  • André Boulanger, Le musée Lavigerie, Paris, E. Leroux, 1914.
  • André Boulanger, Aelius Aristide et la sophistique dans la province d'Asie au IIe siècle de notre ère, Paris, E. de Boccard éditeur, .
  • André Boulanger, Orphée : rapports de l'orphisme et du christianisme, Paris, F. Rieder, .
  • Louis Gernet et André Boulanger, Le génie grec dans la religion, Paris, La Renaissance du livre, .

Éditeur

Traducteur

  • Cicéron, Discours (trad. André Boulanger), Paris, Les Belles Lettres, 1929 (t. 7), 1932 (t. 9), 1938 (t. 12), 1943 (t. 11), 1949 (t. 17), 1959 (t. 19), 1962 (t. 11).

Récompenses et distinctions

Décoration

Récompenses

Notes et références

  1. Christophe Charle, « 11. Boulanger (André, Jules, Charles) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2,‎ , p. 37–39 (lire en ligne, consulté le ).
  2. Acte de naissance.
  3. Revue archéologique, 1959, p. 204-206.
  4. Sur son attitude d’opposition à Vichy et à l’Occupant pendant l’Occupation, et en particulier sur son vote d’opposition à l’application du statut des juifs lors d’un vote préliminaire à l’Assemblée de faculté de la Sorbonne de décembre 1940, on dispose du témoignage d’un collègue, Georges Mathieu, publié seulement récemment.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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