André Groult (résistant)

André Groult (résistant)
Biographie
Naissance
Décès
(à 33 ans)
Saint-Lô
Nom de naissance
André Groult
Pseudonyme
Maxime
Nationalité
Française
Activité
Restaurateur, résistant

André Groult, né à Saint-Gilles le et mort à Saint-Lô le , restaurateur, est un résistant de la Manche, « Mort pour la France »[1],[2].

Biographie

André Groult arrive à Saint-Lô en 1933 où il s’installe rue Saint-Thomas comme restaurateur.

Dès 1942, il entre dans le réseau OCM (Organisation civile et militaire) d’Alfred Glastre, secrétaire au commissariat de police. Son établissement, ainsi qu’une petite pisciculture qu’il a créée dans le vallon de la Dollée, sont les lieux de rendez-vous de la résistance saint-loise. André Groult se voit confier le secteur de Saint-Lô-Campagne avec Michel Yver de la Vigne-Bernard comme suppléant. Fin octobre, a lieu chez lui une réunion à laquelle participent les plus grands noms de la résistance manchoise : Jacques Bertin de la Hautière (Moulines), Yves Gresselin (Pradel), etc. pour organiser la résistance dans le centre et sud-Manche.

Le réseau Centurie, formé par André Groult, est devenu le réseau le plus important et reçoit successivement les renforts d’autres groupes comme « Vengeance » de Torigni-sur-Vire. Le , une réunion à Agneaux, chez Lemonnier de Gouville, prépare la logistique des groupes, mais deux jours plus tard, le , les groupes de Torigni-sur-Vire et Guilberville sont démantelés et la Gestapo arrête une vingtaine de résistants, dont André Groult dit Maxime[3].

La Gestapo, bien renseignée par une infiltration, torture André Groult qui ne parle pas. Des témoins rescapés ont rapporté que son tortionnaire connu sous le nom de « Grand Jack » a dit de lui « Celui-là, c’est un dur ».

André Groult, qui détient depuis le , caché dans sa cave derrière un fût, la liste des résistants de son groupe « Action ». Il parvient à la faire remettre par l’intermédiaire de sa femme, à Limonier de Gouville, qui la détruit, sauvant ainsi le réseau.

André Groult meurt dans la nuit du 5 au , dans les décombres de la prison de Saint-Lô bombardée par les avions alliés. Un rescapé indique qu’il était tellement affaibli par les séances de tortures qu’il aurait eu beaucoup de mal à survivre.

Distinctions posthumes

Hommages

Le nom d'André Groult est mentionné sur les monuments commémoratifs suivants :

Références

  1. ↑ Jean-François Hamel, René Gautier (dir.) et al. (préf. André Lerond), Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, t. 4, Marigny, Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 297 p.
  2. ↑ Fiche individuelle sur Mémorial Gen Web
  3. ↑ Léo, Dans ses mains menottées, l’homme tenait une casquette, AD50, Histoire et documents,
  4. ↑ Détail de la stèle en hommage aux morts à la prison de Saint-Lô le 6 juin 1944
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • icône décorative Portail du renseignement
  • icône décorative Portail de la Résistance française
  • icône décorative Portail de la Normandie