André Heurtaux

André Heurtaux
André Heurtaux en 1933.
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Créteil
Nom de naissance
André Gaston Heurtaux
Nationalité
Activité
Père
Clovis Heurtaux (d)
Mère
Marie Amélie Sermoise (d)
Fratrie
Blanche Goux (d)
Lucie Heurtaux (d)
Lucien Heurtaux (d)
signature d'André Heurtaux
Signature.

André Heurtaux, né le à Paris et mort le à Créteil, est un peintre français.

Biographie

Famille

Fils de Clovis Heurtaux (né en 1847), entrepreneur de travaux publics puis employé de la Ville de Paris, et de Marie-Amélie Sermoise (née en 1857), André Heurtaux a deux sœurs : Blanche Goux (1884-1972), qui tient une laiterie à Frotey-lès-Vesoul, et Lucie Heurtaux (1889-1946). Il a également un frère cuirassier, Lucien Heurtaux, parti au Brésil. André Heurtaux se marie avec Raymonde Gros.

photographie de jeune homme en costume
André Heurtaux à 19 ans.

Carrière artistique

Peintre autodidacte, André Heurtaux découvre le cubisme à l'occasion d'une exposition d'André Lhote à Paris en 1922[1],[2]. À partir de 1925, il expose au Salon des indépendants puis au Salon des surindépendants[2].

Il débute sa peinture sous l'influence des peintres fauvistes en réalisant des natures mortes et des paysages[2].

En 1934, il devient membre d'Abstraction-Création et en devient secrétaire en 1937[3].

En parallèle de sa carrière de peintre, Heurtaux réalise des dessins humoristiques pour Le Rire et Regard sous le pseudonyme d'Arto[3].

Il vend son premier tableau en 1960[4]. Une partie de son atelier est dispersée le à l’Hôtel Drouot[5]. Une autre partie est dispersée le par la maison de ventes Aponem[6].

Œuvre

D'abord figuratif, Heurtaux est influencé par le cubisme de 1922 à 1928. À partir de 1928, il se tourne vers l'association d'artistes Abstraction-Création puis vers l'abstraction géométrique non-figurative de 1932 à 1934[1].

Influencé par le néoplasticisme de Theo van Doesburg et de ses Contre-compositions, ainsi que par le suprématisme russe, Heurtaux privilégie « les imbrications diagonales et orthogonales de champs de couleurs géométriques aux contours nets (à l'exclusion des cercles et des carrés) aux couleurs atténuées ». À partir de 1950, il réalise des « séries aux tensions et contrastes spatiaux subtilement variables (clair-obscur, grand-petit, clair-lourd, etc.) »[1].

Pour le Delarge, « ses toiles de grandes dimensions sont traitées en bruns, beiges, vert bouteille dominants dans lesquels il introduit de subtiles nuances fanées, estompées [...] ; sa verticalité linéaire faite de rectangles, des décrochements en escalier, est rarement marque du cercle ; l'usage des angularités diagonalise sa construction. Il ne peint jamais de carré, n'emploie jamais les primaires »[4].

Collections publiques

Expositions

Notes et références

  1. (de) Karin Sagner, « Heurtaux, André », dans Artists of the World, (lire en ligne Accès payant).
  2. « André Heurtaux » Accès libre, sur www.deniserene.fr (consulté le ).
  3. (en) « André Heurtaux », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
  4. « HEURTAUX, André - Le Delarge » Accès libre, sur www.ledelarge.fr (consulté le ).
  5. Guy Loudmer, Tableaux modernes et contemporains dont 41 oeuvres d'André Heurtaux, 1898-1983, , 9 p..
  6. « La Belle Vente art classique et du XXe siècle - Atelier André Heurtaux » Accès libre, sur aponem.com.
  7. « Composition - HEURTAUX André » Accès libre, sur Navigart.fr (consulté le ).
  8. « Composition à fond clair en oblique - Étude - HEURTAUX André » Accès libre, sur Navigart.fr (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

  • Serge Lemoine, Heurtaux, Galerie Denise René, janvier 1972, , 22 p.
  • Bernard Fauchille et François Morellet, Hommage à André Heurtaux, , 40 p.
  • Heurtaux, 1898-1983, Centre Noroit, , 23 p.
  • Serge Lemoine, Heurtaux, Cimaise, .
  • Isabelle François, Catalogue raisonné : dessins et peintures de André Heurtaux (1898-1983), .

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’art contemporain