André Maux

| Naissance | |
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| Décès |
(à 29 ans) Aix-Noulette |
| Nom de naissance |
André Marie Joseph Maux |
| Nationalité | |
| Formation |
Le Caousou (à partir de ) Faculté de médecine de Toulouse (d) (jusqu'en ) École de santé des armées (- |
| Activités |
| Grade militaire |
Médecin-major (d) |
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| Conflit | |
| Distinctions |
André Maux, né le à Auxonne en Côte-d'Or et mort pour la France à Aix-Noulette dans le département du Pas-de-Calais, le , est un médecin militaire et poète français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
André Marie Joseph Maux, né le à Auxonne[1], est le fils d'Antoine Eugène Maux (1845-1908), médecin, et de Marguerite Jeanne Augustine Augustine Caucanas (1861-1921).
Son ami d'enfance, Henry Noëll écrit qu'il est né à Auxonne, « au hasard des garnisons paternelles »[1], avant que la famille s'installe dans le Languedoc, berceau de sa famille maternelle. Il suit sa scolarité aux collèges de Lodève, de Narbonne, de Perpignan, ses études secondaires à partir de 1899 au lycée du Caousou, à Toulouse, où il commence ensuite ses études de médecine[2]. En 1906, il réussit le concours d'admission à l'École de santé militaire de Lyon et doit auparavant faire une année de service militaire au 23e régiment d'artillerie avant d'y entrer en . Diplômé en , il passe un an l'École d'application du Val-de-Grâce à Paris avant d'être nommé médecin aide-major au 115e régiment d'infanterie à Mamers en [2],[3].
Pendant ses études à Toulouse, il collabore à des revues littéraires et écrit ses premiers poèmes[2]. De 1906 à 1914, il fait paraitre des nouvelles et des poèmes dans La Petite revue méridionale, Le Pays d'Oc, L'Echo de Paris, La Vie[4]. Il collabore à La Terre latine, une revue littéraire et régionaliste toulousaine fondée par Henry Noëll et Paul Sentenac[4]. En 1913, ils publient une anthologie intitulée Toulouse et les poètes qui compte des poèmes d'André Maux[5].
En [6], alors que la France vient d'instaurer le Protectorat français au Maroc, il part pour le Maroc avec les troupes d'occupation comme médecin-chef au poste de l'Oued-Zem, alors le plus avancée du Tadla[2]. Il y reste deux ans et reçoit une citation à l'ordre du jour par le général Lyautey après les combats de Ksiba qui ont lieu en 1913 : « le deuxième jour du combat de Ksiba, a fait preuve de zèle, de dévouement et d'une bravoure remarquables en pansant des blessés sous le feu, dans des circonstances telles que les infirmiers durent faire le coup de feu pour le protéger »[7].
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il quitte Khénifra avec le 5e bataillon de chasseurs indigènes marocains pour embarquer à Rabat en direction de Sète où il arrive le . Il participe à la bataille de la Marne, aux combats en Champagne et en Artois[8] et sert depuis comme médecin-major de 2e classe[9] du 2e bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains[10] quand il est cité à l'ordre de l'armée dans ces termes : « s'est fait remarquer depuis le début de la campagne par son dévouement et sa bravoure. S'est particulièrement distingué dans des combats de 5 et »[11].
Peu après, il est affecté à une ambulance de division, poste plus éloigné du front. Pendant les jours qui précèdent l'arrivée de son successeurs, André Maux, qui est resté dans son régiment, est tué à Aix-Noulette le [4],[12],[13]. D'abord inhumé à Sains-en-Gohelle, son corps est transféré en à Puimisson[4].
Publications
Ouvrages
- Faculté de médecine et de pharmacie de Lyon (thèse), De la rhinotomie sous-labiale dans certaines déviations graves de la cloison nasale, Lyon, Imprimerie Paul Legendre, , 201 p. (lire en ligne)
Publications dans des revues et journaux
- « En Islam » (poème), L'Écho du Sahara, no 2418, , p. 2 (lire en ligne)
- « L'âme nue », Le Supplément, no 3816, , p. 3 (lire en ligne)
- « Nuit marocaine », Le Supplément, no 3834, , p. 2 (lire en ligne)
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, décret du [14]
Croix de guerre -, palme d'argent
Médaille commémorative du Maroc
Chevalier de l'ordre du Ouissam alaouite[13]
Hommages
- Le nom d'André Maux est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[15].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 des officiers du 1er R.T.M. à Bourg-en-Bresse, du personnel des hospices civils, de la faculté de médecine et pharmacie et de l'École du Caousou à Toulouse, du Service de Santé de l'Armée active à Paris, et sur l'Anneau de la Mémoire - Mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette[16].
- Une commémoration à l'hôtel-dieu de Toulouse a lieu en pour les dix-sept médecins, infirmiers et personnels de l'hôpital morts au champ d'honneur, parmi lesquels figure André Maux[17].
Bibliographie
- Henry Noëll, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 4, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « André Maux 1886-1915 », p. 541-548
- Léon Maux, « Un Toulousain au Panthéon », L'Auta, no 497, , p. 173-181 (lire en ligne)
Références
- Noëll 1927, p. 541.
- Noëll 1927, p. 542.
- ↑ « 11 R 333 - 1906 - Maux André Marie Joseph - matricule n°886 », sur Archives départementales de la Haute-Garonne (consulté le )
- Noëll 1927, p. 544.
- ↑ « Toulouse et les poètes », Le Télégramme, no 4785, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 9926
- ↑ « Le Gaulois », sur Gallica, , p. 2
- ↑ Noëll 1927, p. 543.
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 3395
- ↑ Livre d'or toulousain enfants de Toulouse morts pour la France, 1914-1915, (lire en ligne), p. 91
- ↑ « Livre d'or de la grande famille médicale », sur Gallica, , p. 48
- ↑ « MAUX André Marie Joseph - Mort pour la France le 16/6/1915 à Aix-Noulette (62 - Pas-de-Calais, France) », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr
- « Le Gaulois », sur Gallica, , p. 3
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 8619
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « Fiche unique N° 9621800 de André Marie Joseph MAUX », sur www.memorialgenweb.org
- ↑ « Une commémoration à l'hôtel-dieu », La Dépêche, no 19141, , p. 2 (lire en ligne)
Liens externes
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