André Romand

André Romand
André Romand dans son jardin à Rosnay-l'Hôpital en 1975.
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Troyes
Nom de naissance
André Constant Eugène Romand
Nationalité
Activité

André Romand, né le à Troyes et mort le dans la même ville, est un peintre français.

Biographie

André Romand[1] nait le à Troyes. Il y a pour maîtres Gabriel Ferrier et François Flameng.

Gabriel Grosley écrit dans la Tribune de l'Aube : « André Romand a beaucoup de savoir-faire, son dessin est en même temps souple et nerveux. Il y a une tête de "vieux patrouilleur" qui est expressive. Nous en faisons le type du poilu de 1915. "Intérieur d'abris" et le "cuisinier des tranchées" nous initient à la vie rudimentaire et fruste menée par les combattants modernes... ».

Engagé pendant la Première Guerre mondiale, il est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre 14-18. Il fait dès 1919 des expositions pour promouvoir son œuvre, mais la quantité de dessins, d’aquarelles et autres témoignages de la guerre est tellement importants qu’il a du mal à vendre ses aquarelles. La ville de Paris, le ministère de la guerre et la ville de Troyes lui en achètent quelques-unes. En 1921, après son mariage, le peintre s’installe à Rosnay-l'Hôpital, petit village de l’Aube.

« Il ne peint pratiquement jamais sur toile. Il préfère le bois, « la toile cède » dit-il, il me faut quelque chose de dur, un matériel qui résiste. Et vraiment il en a besoin parce qu’il ne travaille pas seulement avec la brosse, il se sert des doigts, des ongles, d’un couteau, d’un bout de bois ou d’un instrument quelconque qui lui tombe entre les mains » (Express de l'Aube, 1942). On trouve chez lui quelques traces d’impressionnisme, par ses couleurs véhémentes il touche également au fauvisme. Sa manière est généralement rugueuse, sa dominante est souvent sombre bien qu’il éclaircisse sa palette dans ses marines (il revient souvent l’été en Bretagne) ou ses paysages d’automne.

L’une de ses premières expositions a lieu en 1927, chez Collet Frères, décorateurs rue Thiers à Troyes, où ses peintures sont très appréciées.

Pendant la période 1940-44, il continue à peindre, et ses toiles sont remarquées par l’occupant. Il est appelé à décorer le mess de Mailly-le-Camp. La période d’après-guerre est fructueuse pour l’artiste en 1954, des industriels troyens font alors appel à lui, pour fixer les scènes de la ville : ateliers de bonneterie, métiers, salles de bobinage, de couture, de confection, de teinture.

Du au , André Romand expose soixante-deux de ses peintures et dix aquarelles à la galerie Marcel Bernheim à Paris. Dans la presse écrite, son art reçoit une certaine reconnaissance :

  • Le Monde écrit le  :« André Romand est un peintre classique. Sa maîtrise sait faire apparaître la lumière comme par enchantement ».
  • Arts écrit le  : « Ses toiles respirent la fraîcheur du paysage ».
  • Le New York Herald Tribune écrit : « Comme paysagiste, il a peu d’égaux parmi ses contemporains ».

Il meurt le [2] dans la ville qui l’a vue naître et est inhumé au cimetière de Rosnay-l'Hôpital dans le caveau familial.

Deux expositions ont eu lieu depuis sa mort, la première en 1985 aux Arcades à Troyes, une évocation de son œuvre et plus récemment toujours aux Arcades un accrochage de toutes les aquarelles de guerre 14-18 retrouvées dans la maison familiale de Rosnay-l'Hôpital.

La Ville de Troyes donne son nom à une rue nouvelle, en 2009.

Collections publiques

Notes et références

  1. Lucie LEBEGUE, « Les œuvres d'andré Romand, toute une histoire. », sur UNIVERSITE DE REIMS-CHAMPAGNE ARDENNES Licence Métiers du livre, Bibliothèques, musées et fonds patrimoniaux
  2. Relevé généalogique sur Filae

Liens externes

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