André Salvat

André Salvat
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
André Étienne Salvat
Nationalité
Allégeance
Formation
École militaire préparatoire de Billom (d)
École militaire préparatoire d'Autun
Activité
Militaire
Période d'activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflits
Distinctions

André Salvat, né le à Prades et mort le [1] à Perpignan, est un officier français ayant combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, compagnon de la Libération.

Biographie

André Salvat naît à Prades dans les Pyrénées-Orientales le . Son père, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, en est un grand mutilé ; sa mère est épicière.

Ancien Enfant de Troupe (AET), il effectue sa scolarité dans différentes écoles militaires préparatoires : Saint-Hippolyte-du-Fort (1933), Billom (1934), Autun (1937)[2].

Il s'engage dans l'Armée française en 1938.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, André Salvat est depuis à Tripoli au Liban, où il sert comme sergent. Il fait partie de la compagnie du capitaine Raphaël Folliot qui refuse l'armistice de , et il choisit lui aussi de passer en Palestine, sous mandat britannique, où il rejoint les rangs de la France libre naissante[1],[2].

Il prend part à la Guerre du désert en Libye contre les Italiens. Il participe avec sa section à faire plusieurs centaines de prisonniers. Il est un des premiers compagnons de la Libération[2], ayant reçu la croix de l'ordre par décret du décret du [1].

En 1942, André Salvat participe notamment à la bataille de Bir-Hakeim, puis à la bataille d'El Alamein en [2].

Il devient officier (lieutenant) en , et prend part à la campagne d’Italie au cours de laquelle il se distingue encore, conduisant l'assaut à la tête de ses hommes[2].

Il participe ensuite à la Libération de la France et à la bataille d'Alsace. Sa dernière action de la guerre est en , dans le massif de l'Authion, dans les Préalpes[2].

Après la Seconde Guerre mondiale, il choisit de rester dans l'armée et prend part successivement à la guerre d'Indochine et à la guerre d'Algérie[2], puis devient colonel[1]. Il prend sa retraite en , et se fixe à Perpignan où il meurt le , à 96 ans, l'un des quatorze derniers compagnons[2].

Lors de ses obsèques, le à Perpignan, le pays catalan et l'ensemble de la nation rend hommage à celui qui était l'un des 14 derniers survivants des 1038 Compagnons de la Libération[3]

Il est inhumé à Cabestany.

Décorations

Il reçoit la médaille de la Ville de Perpignan et la médaille d'or de l'ONAC

Références

  1. André Salvat, sur le site de l'ordre de la Libération (consulté le 9 février 2017)
  2. « Le Compagnon de la Libération André Salvat est mort », La Croix, (consulté le ).
  3. « L’hommage du Pays Catalan à André Salvat – Un des 1038 Compagnons de la Libération », Made In Perpignan,‎ (lire en ligne, consulté le )

Bibliographie

  • « André Salvat », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332) [Notice en ligne].
  • Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Perrin, , 822 p. (ISBN 978-2-262-01606-7 et 9782262016067, BNF 37105035).

Liens externes

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