André Vessières

André Vessières
Biographie
Naissance
Décès
(à 49 ans)
Spire
Nationalité
Activités
Résistant, gendarme
Autres informations
Conflit
Distinction

André Vessières (né le à Lagupie (département de Lot-et-Garonne) et mort le à Spire en Allemagne) est un capitaine de gendarmerie, devenu en , le chef de la compagnie de gendarmerie du Lot, puis responsable de la gendarmerie à Brive-la-Gaillarde. Il participe à la Résistance. Dénoncé, il est arrêté par la Gestapo le . Il est enfermé à la prison Saint-Michel de Toulouse. Il est déporté dans plusieurs camps, dont Dachau, puis de Neckarelz, et au bagne de Vaihingen, où il est atteint du typhus. Il est libéré par l'armée américaine. Il est hospitalisé à Spire en Allemagne et meurt le . Son acte de décès mentionne Mort pour la France. Il est décoré de la Médaille de la Résistance

Biographie

André Vessières est né le à Lagupie (département de Lot-et-Garonne), Il est le fils de Pierre Vessières, cultivateur et de Marguerite Margotin[1].

Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, la carrière militaire d'André Vessières suit le trajet suivant:

  • 1915: "ajourné pour faiblesse".
  • : déclaré "bon pour le service armé" et incorporé comme appelé de deuxième classe au 7e régiment d’infanterie coloniale (RIC).
  • : rejoint le 42e RIC.
  • : retourne au 7e RIC.
  • : obtient le grade de 1re classe.

Après la guerre: carrière militaire

Puis après la guerre, il continue sa carrière militaire:

  • : passe au 201e régiment d’infanterie (RI).
  • : à nouveau au 7e RIC.
  • : rejoint le régiment indigène du Tchad .
  •  : retourne au 7e RIC.
  • : Rengagé pour cinq années supplémentaires.
  • : entre à l’École de Saint-Maixent.
  • : sortie de l’École de Saint-Maixent comme sous-lieutenant. Affecté au 14e RI.
  • : promu lieutenant[2].

Famille

En , André Vessières épouse Elisa Loustalot. Ils ont 2 fils et 2 filles[2].

Gendarmerie

André Vessières est admis à l’École d’officier de gendarmerie à Versailles. Son parcours dans la gendarmerie est le suivant:

  • : promu lieutenant de gendarmerie. Affecté à la 13e légion. Il est basé à Bazas (Gironde)[1].
  • : sert dans la 12e légion[2].

Seconde Guerre mondiale

  • : Nommé à la prévôté de la 62e division d’infanterie[2].
  • : fait prisonnier de guerre.
  • : libéré.
  • : rejoint la 18e légion de gendarmerie.
  • : passe à la 12e légion.
  • : promu chef d’escadron et placé à la tête de la compagnie de gendarmerie du Lot.
  • : affecté à la 17e légion, commandant la compagnie de gendarmerie de Corrèze.

Résistant

À Bazas, il participe à la Résistance[3]. Il est en relation avec le Deuxième Bureau de Toulouse et communique des renseignements sur les mouvements de troupe. Il cache des résistants, falsifie des dossiers des personnes recherchées par les Allemands et les aide à fuir. Il soustrait un dépôt d’armes à la maison d’arrêt de Bazas pour les faire parvenir à la Résistance.

À Cahors, il informe les résistants des actions de police et des opérations militaires. Il couvre des personnes en danger dont, le rabbin de Brive-la-Gaillarde et rabbin de la Corrèze, de la Creuse et du Lot, David Feuerwerker, les aidant à fuir[1]. L'exfiltration du rabbin Feuerwerker se fait entre le et le .

Arrestation, déportation et mort

André Vessières est dénoncé et arrêté par la Gestapo le [4] ou le . Il est enfermé à la prison Saint-Michel de Toulouse puis de Compiegne. Le , il est déporté par le train de la mort vers Dachau[5],[6]. Il est ensuite transféré au camp de Neckarelz, et au bagne de Vaihingen, où il est atteint du typhus. Il est libéré par l'armée américaine. Il est trop faible pour être rapatrié. Il meurt le à l'hôpital de Spire en Allemagne. Son acte de décès mentionne Mort pour la France. Il est décoré de la Médaille de la Résistance[1],[2].

Honneurs

Notes et références

  • icône décorative Portail de l’Armée française
  • icône décorative Portail du Lot
  • icône décorative Portail de Lot-et-Garonne
  • icône décorative Portail de Brive-la-Gaillarde
  • icône décorative Portail de la Première Guerre mondiale
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • icône décorative Portail de la Résistance française
  • icône décorative Portail de la police