Anis Naccache

Anis Naccache
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Damas (Syrie)
Nom dans la langue maternelle
أنيس نقَّاش
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion
Condamné pour
Condamnation

Anis Naccache, né en à Beyrouth[1] et mort le à Damas, est un militant libanais. Proche de la cause indépendantiste palestinienne, il est militant du Fatah dans les années 1970 avant d'adhérer à la cause de la révolution islamique iranienne.

Biographie

Débuts

Anis Naccache est un Libanais sunnite converti au chiisme. Il est architecte de profession[2].

Engagé dès l’adolescence dans les rangs du Fatah palestinien à Beyrouth, Anis Naccache participe aux premiers combats contre Israël à la frontière libanaise dans les années 1970[3].

Attentat au siège de l'OPEP

Anis Naccache fait partie de l’équipe qui organise la prise d’otage de l'OPEP en [4], aux côtés de Kamal Kheir-Beik, Mohammed Daoud Odeh et Wadie Haddad[5].

En 1978, il fait face avec les fedayins, dans le Sud-Liban, à la première invasion israélienne du Liban[2].

Attaque en France et condamnation

Séduit par la révolution islamique en Iran qui a suivi le retour de l'Ayatollah Khomeini à Téhéran le , il considère le nouveau pouvoir en place à Téhéran comme le seul contrepoids crédible à la domination américano-israélienne au Proche-Orient[2]. Il se convertit au chiisme et tisse des liens avec les gardiens de la révolution, aidant à diffuser l'islamisme révolutionnaire auprès des différents mouvements de libération du Liban et de Palestine[3].

Il a ensuite été emprisonné en France après avoir été reconnu complice d’une tentative d’assassinat de l’ancien Premier ministre iranien Shahpur Bakhtiar à Paris en 1980[4]. L'attaque échoue et provoque la mort de deux Français, dont un policier[3].

En , à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, Naccache demande à l'Iran de « rappeler à la France ses engagements », reliant ainsi sa libération à l'affaire des otages français au Liban[6].

Lui et ses complices ont été graciés par le président François Mitterrand en [4],[7]. Ils sont renvoyés en Iran[2].

En 2015, l'ancien militant fait partie des bénéficiaires de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui prévoit qu'environ 150 personnes dont Anis Naccache ne seront plus visées par les sanctions internationales adoptées contre l'Iran à partir de 2006[7].

Mort

Atteint du Covid-19, il meurt le au matin à Damas, où il était hospitalisé depuis plusieurs jours[8].

Notes et références

  1. « Disparition. Anis Naccache, mort d’un terroriste militant », sur Courrier international, (consulté le )
  2. Benjamin Barthe, « Le terroriste pro-iranien Anis Naccache est mort », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  3. Hala Kodmani, « Anis Naccache, mort d’un authentique «islamo-gauchiste» », sur Libération (consulté le )
  4. (en-US) Reuters Staff, « Militant involved in OPEC kidnapping buried in Lebanon », U.S.,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. Nicolas Dot-Pouillard, « Sur les frontières : le Parti syrien national social entre idéologie unitaire et Etats-Nations. », dans Pierre-Jean Luizard et Anne-Marie Bozzo, Vers un nouveau Moyen-Orient ? Etats arabes en crise entre logiques de division et sociétés civiles, Roma Tre-Press, (lire en ligne), pp.209-227
  6. « Libération d’Anis Naccache » dans L'Humanité du .
  7. « L’ex-terroriste Anis Naccache, bénéficiaire de l’accord iranien », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Décès d'Anis Naccache, le Libanais qui avait tenté d’assassiner l'ex-Premier ministre du Chah d'Iran », sur L'Orient Le Jour, (consulté le ).

Articles connexes

Liens externes

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