Anne-Cécile Mailfert

| Présidente Fondation des femmes | |
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| Porte-parole Osez le féminisme ! | |
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| Présidente Osez le féminisme ! |
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Radio France (depuis ) |
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Anne-Cécile Mailfert, née le à Nancy, est une militante féministe et écrivaine française. Elle a été porte-parole puis présidente d'Osez le féminisme ! et présidente fondatrice de la Fondation des Femmes.
Biographie
Jeunesse et études
Anne-Cécile Mailfert naît à Nancy, en France, le [1],[2]. Elle décroche un baccalauréat scientifique[3].
Elle est titulaire de deux masters obtenus avec mention, l'un en études latino-américaines à l'université de Salamanque en Espagne, et l'autre en management de l'innovation sociale à Sciences Po Lille[4],[1].
Carrière préalablement à la Fondation des Femmes
Elle commence sa carrière dans le secteur privé en tant que chargée de mission RSE pour la compagnie Dole Food en . En , elle devient déléguée générale de BlueEnergy, une organisation non gouvernementale de promotion des énergies renouvelables au Nicaragua, dont elle installe l’antenne en France[5]. Elle travaille également au Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves)[6].
Militantisme féministe
Elle commence sa vie militante auprès de l’association Mouvement du Nid où elle prend des responsabilités auprès de femmes en situation de grande précarité et de prostitution, victimes de violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques[3],[5].
Osez le féminisme !
Elle poursuit son engagement en 2011 au sein de l’Association Osez le féminisme !, dont elle devient la porte-parole en 2012, puis la présidente. Elle y a porté un engagement fort pour la défense des personnes prostituées et milité activement pour la loi d'abolition de la prostitution en France[7].
Après le vote pour le mariage pour tous, elle invective sur le plateau du Grand Journal la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti sur le report du projet de loi famille en 2015 qui prévoyait l'extension de la PMA aux couples de femmes : « Vous avez lâché les lesbiennes et vous avez lâché l’égalité des droits. Et ça, ce n’est pas calmer la rue du tout ! »[8].
En 2015, elle est la cible d’un raid numérique mené par des médecins pour avoir dénoncé une fresque sexiste dans un hôpital[9],[6].
Fondation des femmes
En 2015, Anne-Cécile Mailfert s'entoure de bénévoles, parmi elles Léa Thomassin, les avocates Sarah Becker et Valence Borgia, Marie Hommeau, le producteur Maxime Ruszniewski[6]. L'idée repose sur un constat : plus les organisations passent de temps à chercher des financements, moins elles aident les victimes. Le but de la Fondation est de collecter des fonds au service des associations[6].
En , Anne-Cécile Mailfert crée la Fondation des Femmes sous l'égide de la Fondation de France. C'est la première structure française de levée de fonds auprès du grand public pour développer et soutenir des actions en faveur des droits des femmes[10].
En 2016, deux syndicats de France Télévisions dénoncent un conflit d'intérêts au sujet d'une aide de 7 000 euros accordée à la Fondation des Femmes. Ils s'interrogent également, selon Le Canard enchaîné sur l'attribution de la réalisation de trois clips contre les clichés sexistes au réalisateur Maxime Ruszniewski, administrateur de cette fondation. La CGC porte plainte[11] mais est déboutée en 2017[12]. Dans un portrait dans le journal Le Monde, Anne-Cécile Mailfert se dit meurtrie par cette publication. Elle voit dans la publication du Canard enchainé de la misogynie et une atteinte à sa vie privée[6]
Elle obtient le la première condamnation prononcée sur le fondement d'injure publique à raison du sexe, délit créé en 2004 mais qui n’avait jusque-là jamais été appliqué en France[13].
En 2024, la Fondation des femmes a pris part à la campagne pour la constitutionnalisation de l'IVG[6].
Après neuf ans, la Fondation des Femmes a reversé 13 millions d'euros, dont 3,6 millions d'euros en 2024. Elle a travaillé avec plus de 500 associations[6].
En 2025, suite au viol de Claire Geromini par un migrant sous 3 OQTF qui sera condamné à 18 ans de prison ferme lors du procès, elle accuse la droite d'avoir instrumentalisé le procès dans une vidéo[14].
Vie privée
Anne-Cécile Mailfert est la compagne de Stéphane Sitbon, directeur des antennes et des programmes de France Télévisions[15].
Distinctions
Elle est nommée chevalier des Arts et des Lettres en 2020[16].
Publications
- Anne-Cécile Mailfert, La panique démographique. Une réponse féministe, éditions des Petits Matins, 2026 (ISBN 978-2-36383-479-9)
- Anne-Cécile Mailfert, Tu seras une femme ! Guide féministe pour ma nièce et ses ami(e)s, éditions des Petits Matins, 2021, 109 p. (ISBN 978-2363832283)[17].
- Anne-Cécile Mailfert, Ils ne décideront plus pour nous ! Débats sur l'IVG, 1971-1975, éditions des Petits Matins, 2015, 147 p. (ISBN 978-2363831576)[18],[19]
Références
- « Anne-Cécile Mailfert - Biographie », dans Margaux Collet, Claire Guiraud et al., Le Féminisme pour les Nul.le.s, edi8, (ISBN 2412052611 et 9782412052617) [extraits en ligne].
- ↑ Marion DURAND, « RENCONTRE. Anne-Cécile Mailfert, au cœur du combat féministe »
, sur Ouest-France,
- Vivane Chocas, « Anne-Cécile Mailfert : "Rien n’arrête des femmes solidaires" », sur Madame Figaro, .
- ↑ Lénaïg Bredoux, « Ces féministes qui rêvent de conquérir la politique », sur Médiapart, .
- Caroline Flepp, « Anne-Cécile Mailfert : “Nos rêves féministes étaient limités par cette question d’argent” 1/2 », sur 50-50 Magazine, .
- Zineb Dryef, « Anne-Cécile Mailfert, la féministe qui compte », Le Monde, (lire en ligne
)
- ↑ Julien Pearce, « Le journal de la nuit - L'interview d'Europe Nuit : Anne-Cécile Mailfert », sur Europe 1, .
- ↑ Hélène Guinhut, « Les Français prêts à accorder la PMA aux lesbiennes ? », sur Elle.
- ↑ Hélène Sergent, « Cyberharcelé(e)s: « C’est une tornade qui s’abat sur vous, j’avais la sensation d’être balancée dans une machine à laver » », sur 20 minutes, .
- ↑ Lucile Quillet, « La Fondation des femmes, un nouveau levier pour les droits des femmes », sur Madame Figaro, .
- ↑ « Aide de FranceTV à la Fondation des Femmes, clips anti-sexistes : les syndicats demandent des comptes », sur L'Express, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Aide de France TV à la Fondation des Femmes : le SNPCA-CGC débouté – Saul Associés » (consulté le )
- ↑ rédaction, « La première condamnation pour injure publique à caractère sexiste a été officiellement prononcée », sur France Info, .
- ↑ « Procès pour viol par un OQTF : Claire Geronimi attaquée par une présidente d’association féministe », sur lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ AFP, « Aide de FranceTV à la Fondation des Femmes, clips anti-sexistes : les syndicats demandent des comptes », sur Lexpansion, .
- ↑ « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres – été 2020 », sur www.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Tu seras une femme ! Guide féministe pour ma nièce et ses ami.e.s », sur France Culture (consulté le ).
- ↑ Anne-Cécile Mailfert, Ils ne décideront plus pour nous !. Débats sur l'IVG, 1971-1975, Paris, Les Petits Matins, 147 p. (ISBN 978-2-36383-157-6, lire en ligne).
- ↑ « Ils ne décideront plus pour nous ! Débats sur l'IVG : 1971-1975 », sur www.prescrire.org (consulté le ).
Liens externes
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- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Anne-Cécile Mailfert, la féministe qui compte Le Monde
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