Anne-Hyacinthe Geille de Saint-Léger

Anne-Hyacinthe Geille de Saint-Léger
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Mme de Colleville
Nationalité
Activités

Anne-Hyacinthe Geille de Saint-Léger, de son nom de plume Anne-Hyacinthe de Colleville, née le à Paris et morte le [1] au Pré-Saint-Gervais, est une femme de lettres française.

Biographie

Jeune encore, Anne-Hyacinthe Geille de Saint-Léger annonce d’heureuses dispositions pour les lettres, composant ses premiers écrits dès l’âge de 12 ans et publiant son premier roman à l'âge de 20 ans. Elle fréquente plusieurs milieux intellectuels parisiens et entretient des relations avec des personnalités du monde savant et littéraire telles que l’astronome Jérôme Lefrançois de Lalande, le traducteur Ange-François Fariau de Saint-Ange et le dramaturge Jean-François de La Harpe[2]. Outre quelques pièces de vers insérées dans les journaux et dans les Almanachs des Muses, elle connaît un certain succès avec ses deux comédies en un acte. Après la Révolution, elle renoue avec le roman. Vers la fin de sa vie, elle se tourne vers la religion et brûle sa dernière production, un manuscrit intitulé Le Porteur d’eau.

Origines familiales

Par son père Charles, chevalier, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris et spécialiste en vénérologie, l'un des médecins de la maison du duc d'Orléans, mais surtout franc-maçon au Grand Orient de France (loge Saint-Juvénal à Paris), elle fréquente l'astronome Jérôme Lefrançois de Lalande, M. de Saint-Ange, traducteur d'Ovide, ainsi que le dramaturge La Harpe. Elle est la première dramaturge reconnue à avoir écrit pour le théâtre des boulevards.

Si les origines de la famille Geille de Saint-Léger sont à chercher en Auvergne dans la région de Clermont, comme l'indiquent toutes les sources biographiques, il n'en demeure pas moins que le père de Charles, comme son grand-père, étaient tous deux établis à Saint-Germain-en-Laye et qu'ils avaient acquis la charge d'huissier à cheval au Châtelet de Paris. Néanmoins, le certificat de noblesse délivré à Ambroise Pierre de Saint-Léger (frère d'Anne-Hyacinthe), Garde du Corps du Roi, pour son brevet de Chevalier de Saint-Louis, indique que son père, Charles Geille de Saint-Léger, était un gentilhomme de la Province d'Auvergne.

Œuvres

Romans
  • Lettres du chevalier de Saint-Alme et de Mademoiselle de Malcourt, Paris, 1781[3].
  • Alexandrine, ou L'amour est une vertu, Amsterdam, 2 vol., 1782
  • Madame de M**. ou la Rentière, Paris, 5 vol., an II
  • Victor de Martigues, ou Suite de la Rentière, 4 vol., 1804
  • Salut à MM. les maris, ou Rose et d'Orsinval, 1806
Théâtre[4]

Réception

Les ouvrages d’Anne-Hyacinthe de Colleville s’inscrivent dans la tradition du roman sentimental et moral de la fin du XVIIIe siècle. Ses publications sont mentionnées dans plusieurs dictionnaires biographiques et bibliographiques du XIXe siècle, notamment dans la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud[5], ainsi que dans La France littéraire de Joseph-Marie Quérard[6].

Elle figure également dans plusieurs études consacrées aux femmes écrivains de l’Ancien Régime et du début du XIXe siècle[7].

Notes et références

  1. ↑ « Anne-Hyacinthe de Colleville (1761-1824) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  2. ↑ Fortunée Briquet, Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises, Imprimerie de Gillé, (lire en ligne), p. 92
  3. ↑ « Lettres du chevalier de Saint-Alme et de Mademoiselle de Malcourt », sur Bibliothèque nationale de France
  4. ↑ Fortunée Briquet, Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises et des étrangères naturalisées en France, Paris, Imprimerie de Gillé, (lire en ligne), p. 92 à Colleville (Saint-Léger, dame de)
  5. ↑ Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Michaud, (lire en ligne)
  6. ↑ Joseph-Marie Quérard, La France littéraire, Didot, (lire en ligne)
  7. ↑ Claire Buck, The Bloomsbury Guide to Women's Literature, Bloomsbury,

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, vol. VIII, 1854, p. 594
  • Fortunée Briquet, Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises, Paris, 1804.
  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, 1813.
  • Joseph-Marie Quérard, La France littéraire, Paris, Didot, 1830.
  • Claire Buck, The Bloomsbury Guide to Women's Literature, Bloomsbury, 1992.

Liens externes

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