Anne Hiltpold

Anne Hiltpold
Fonctions
Conseillère d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
Élection 30 avril 2023
Département Instruction publique, formation et jeunesse
Conseillère administrative de Carouge
1er juin 201531 mai 2023
Président Maire (collège) en 2018-19 et 2021-22
Conseillère municipale de Carouge
20112015
Président Présidente du législatif en 2013-2014
19992009
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Carouge
Nationalité suisse
Parti politique PRD / PLR
Fratrie Hugues Hiltpold
Profession Avocate

Anne Hiltpold, née le à Genève (originaire de Carouge), est une personnalité politique suisse, membre du Parti libéral-radical.

Elle est membre du Conseil d'État du canton de Genève depuis le , à la tête du département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse.

Biographie

Anne Hiltpold naît le [1] à Genève[2]. Elle est originaire de Carouge[3]. Son père, Pierre Hiltpold, architecte[4], est membre du Conseil administratif de Carouge pendant 16 ans[5] et maire de la commune en 1983. Elle a deux frères aînés : le conseiller national Hugues Hiltpold et le conseiller municipal d'Onex Yves Hiltpold[6]. Leur cousin Serge Hiltpold est député au Grand Conseil du canton de Genève[7].

Elle grandit à Carouge[6] et y suit toute sa scolarité[8]. Elle obtient une licence en droit en Allemagne[8] en 1996 et le brevet d'avocat genevois en 2000[2]. Elle fait son stage dans le cabinet du conseiller national libéral-radical Christian Lüscher[9].

Elle est nommée secrétaire générale adjointe de la Chambre genevoise immobilière en 2008[2].

Séparée[4] (elle est aussi connue sous son nom de mariage Anne Hiltpold Lädermann[10],[11]), elle est mère de deux enfants[2].

Parcours politique

Elle est membre du Parti radical-démocratique avant sa fusion avec le Parti libéral en 2009 pour former le Parti libéral-radical[5].

Elle est élue au Conseil municipal (législatif) de Carouge en 1999. Elle en démissionne en 2009 à la suite de sa séparation d'avec son mari[4] avant d'être réélue en 2011. Présidente de la section carougeoise du Parti libéral-radical à partir de 2012, elle préside également le législatif carougeois[2] du au [12].

Elle est élue au Conseil administratif (exécutif) de Carouge au second tour le [13]. Elle y est chargée de la petite enfance, des ressources humaines, du social et de la police municipale[5]. Elle est facilement[7] réélue au premier tour le [14]. Elle exerce la fonction de maire du au [15] et du au [16].

Elle est désignée le [17] candidate officielle de son parti au Conseil d'État, aux côtés de la sortante Nathalie Fontanet[6]. Elle crée la surprise en se plaçant à la quatrième place au premier tour[7]. L'ensemble de la droite se réunit au sein d'une même alliance pour le second tour et elle est élue en deuxième position le [18]. Elle se voit confier le département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse[19].

En , une lettre ouverte signée par plus de 1 416[20] enseignants (sur environ 8 000 dans tous les ordres d’enseignement)[21] lui reproche de ne pas suivre les données scientifiques en matière de pédagogie et d’agir de manière « déconnectée du terrain », en privilégiant ses opinions personnelles[22].

En , Anne Hiltpold annonce la fin de la scolarisation des enfants de travailleurs frontaliers français dans les écoles publiques du canton, sans concertation préalable avec les élus français[23]. Cette décision suscite une réaction jusqu’au plus haut niveau de l’État français, le président Emmanuel Macron ayant exprimé son « inquiétude et son insatisfaction » [24].

Notes et références

  1. « Conseil d'État - Législature 2023-2028 », sur ge.ch (consulté le )
  2. Isabel Jan-Hess, « Une élue pugnace au perchoir », Tribune de Genève,‎ , p. 32
  3. « Registre du Commerce du Canton de Genève », sur ge.ch (consulté le )
  4. Rachad Armanios, « Anne Hiltpold, le goût de la politique de père en fille », Tribune de Genève,‎ , p. 7 (lire en ligne Accès payant)
  5. Louis Viladent, « Anne Hiltpold, radicale par héritage » Accès payant, sur Le Courrier, (consulté le )
  6. Margaux Sitavanc, « Anne Hiltpold: «Mon premier mandat politique? Maire d’une ville Lego!» », sur L'Illustré, (consulté le )
  7. Sylvia Revello, « Élections genevoises : Anne Hiltpold, la patiente ascension d’une héritière », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  8. Jan-Hess Isabel, « Anne Hiltpold veut inciter les jeunes à rester à Carouge », Tribune de Genève,‎
  9. Cédric Waelti, « Politique en famille », Tribune de Genève,‎
  10. Isabel Jan-Hess, « Anne Hiltpold quitte le Municipal de Carouge », Tribune de Genève,‎ , p. 18
  11. Cynthia Gani et Sandra Moro, « À un homme près, il n'y a plus que des femmes pour gouverner Carouge », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  12. « Deux Carougeoises élues aux plus hautes fonctions cantonales ! », sur site officiel de la commune de Carouge (consulté le )
  13. « Résultats du second tour de l'élection des exécutifs communaux du 10 mai 2015 - Commune de Carouge », sur www.ge.ch (consulté le )
  14. « Carouge - Résultats détaillés - Élection des exécutifs communaux (premier tour) du 15 mars 2020 », sur www.ge.ch (consulté le )
  15. « Rapport administratif annuel 2017 de l’administration municipale de Carouge » [PDF], sur site officiel de la commune de Carouge, (consulté le ), p. 7
  16. « Répartition des dicastères et années de mairie 2020-2025 », sur site officiel de la commune de Carouge, (consulté le )
  17. Éric Budry, « Anne Hiltpold : "Défendre les propriétaires, ce n'est pas défendre des privilégiés" », Tribune de Genève,‎ , p. 6
  18. « Pierre Maudet retourne au Conseil d’État, Fabienne Fischer est éjectée et la gauche perd sa majorité », sur rts.ch, (consulté le )
  19. « Le Conseil d'État élu attribue les départements », sur ge.ch (consulté le )
  20. « Lettre ouverte à Madame Hiltpold », sur Société pédagogique genevoise, (consulté le )
  21. « L'essentiel en bref », sur État de Genève (consulté le )
  22. « La cheffe de l’École genevoise fait face à un vent de défiance », sur Tribune de Genève, (consulté le )
  23. « Genève met fin à la scolarisation des enfants frontaliers », sur Le Temps, (consulté le )
  24. « Macron proteste contre l’exclusion des élèves frontaliers », sur Tribune de Genève, (consulté le )

Liens externes

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