Anthidium florentinum

Anthidium florentinum est une espèce d'abeilles solitaires de la famille des Megachilidae. Comme d'autres espèces de son genre, on peut l'appeler « abeille cotonnière » car elle arrache des poils sur les plantes, les amasse en un ballot de « coton » transporté sous son corps pour garnir son nid (trous du sol, des arbres ou des murs) ; elle ne découpe pas les feuilles ou les pétales comme d'autres espèces de Megachilidae.

Étymologie

Le nom de genre Anthidium (en latin) est un nom d’origine grecque ἀνθίδιον (anthídion) diminutif de ἄνθος (ánthos) = « fleur », donc ἀνθίδιον (anthídion) = « petite fleur ». Pour un naturaliste du XVIIIe siècle, l’abeille semble apparaître comme une « extension mobile de la fleur », elle est « comme une petite créature intimement liée aux fleurs » (?).

L’épithète spécifique florentinum vient du latin Florentinus, -a, -um, « de Florence ».

Description

Mâle d’ Anthidium florentinum

Anthidium florentinum est une abeille trapue aux yeux colorés. Elle est de couleur noire et jaune, avec une prédominance de jaune sur les pattes. Elle possède deux cellules cubitales sur l’aile antérieure[1],[2].

Langue longue, fine. Se distingue par les bords jaune ou rouge brique du thorax.

Chez les femelles, présence d’une brosse ventrale (la scopa), jaunâtre à blanche, permettant le transport du pollen jusqu’au nid. La brosse sert aussi au transport des poils arrachées aux plantes pour garnir son nid. Sur la face antérieure de la tête, le clypéus (en dessous du front) est jaune. Ses tergites[n 1] T5 et T6 sont dotés de dents latérales.

Le mâle est nettement plus gros que la femelle. Il possède des épines jaunes latérales sur les tergites T4 et T5. Le tergite T6 possède une épine latérale noire. Les côtés de T7 sont épineux aussi, avec une tache jaune latérale, et une petite dent noire au centre du tergite.

Taille de l’espèce : 12 à 13 mm pour la femelle, 15 à 17 mm pour le mâle.

Comportement

Cette espèce fait partie des abeilles dites « cotonnières ». La femelle gratte le feuillage de plantes duveteuses[n 2] avec ses mandibules. Elle forme ainsi une boule de poils qu’elle transporte jusqu’à son nid, un trou dans le sol, dans un arbre ou dans un mur. Ce duvet servira à la construction d’une cellule qui sera garnie de nectar et de pollen. Un œuf sera pondu dans la cellule. L’entrée est ensuite rebouchée avec du coton végétal. La femelle peut ainsi confectionner 10 loges[1].

Les mâles sont territoriaux et agressifs (vis-à-vis des autres insectes s’approchant des sources de nourriture).

Vole l'été (en juillet août).

Dans certaines régions du sud et de l’ouest de l’Europe, Anthidium florentinum peut être confondu avec une espèce très commune : Anthidium manicatum (Linné, 1758), une autre espèce « cotonnière ». Ces deux espèces ont, en effet, un habitus, une taille, une coloration et un comportement territorial agressif similaires[2].

Liens externes

Références taxonomiques

Notes

  1. Un tergite est une plaque dorsale (supérieure) d’un segment du corps chez les arthropodes (insectes, araignées, crustacés). Chaque segment est constitué de :
    • un tergite (dorsal),
    • un sternite (ventral),
    • des pleurites (latéraux), quand ils sont présents. Le tout forme un anneau segmentaire.
  2. comme le revers des feuilles de vigne

Références

  1. « Anthidium florentinum », sur jessica-joachim.com (consulté le )
  2. Didier Drugmand, « Anthidium florentinum », sur Monaco Nature Encyclopedia (consulté le )
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