Antiochos (fils de Séleucos IV)

Antiochos
Illustration.
Tétradrachme en argent d'Antiochos, fils de Séleucos IV, frappé à Antioche, orné d'un portrait d'Antiochos à l'avers.
Titre
Roi séleucide
av. J.-C. – av. J.-C.
Prédécesseur Séleucos IV
Successeur Antiochus IV
Biographie
Dynastie Dynastie séleucide
Date de naissance vers 180 av. J.-C.
Date de décès vers 170 av. J.-C.
Lieu de décès Antioche
Nature du décès Assassinat
Père Séleucos IV
Mère Laodicé IV

Antiochos (en grec ancien Ἀντίoχoς) est un roi séleucide qui a régné entre 175 et 170 av. J.-C. Il est assassiné sur ordre de son oncle Antiochos IV.

Biographie

Naissance

Antiochos est le fils cadet de Séleucos IV et de son épouse Laodicé IV[1]. Son année de naissance n'est pas précisée par les historiens antiques, mais son portrait, connu grâce à des monnaies, indique qu'il a environ cinq ans lorsqu'il monte sur le trône en 175 av. J.-C.

Les Séleucides sont contraints par la paix d'Apamée, conclue en 188 après la défaite d'Antiochos III face aux Romains, d'envoyer un otage à Rome. Dans un premier temps, Antiochos IV, l'oncle d'Antiochos, est envoyé comme otage. Après la mort d'Antiochos III en 187, Séleucos IV remplace son frère Antiochos IV par son propre fils aîné et héritier Démétrios Ier, car Rome considère important qu'un fils du roi régnant soit otage. L'échange a eu lieu avant 178[2].

Arrivée au pouvoir

Au moment de l'assassinat de son père en 175 av. J.-C. par Héliodore, Antiochos est encore mineur ; Héliodore le faire couronner tout en conservant le pouvoir. Son oncle Antiochos IV peut prendre le pouvoir en Syrie et épouser la mère du jeune prince, Laodicé IV. Ce mariage permet de légitimer la prise de pouvoir au nom d'Antiochos, qu'il adopte et nomme co-roi.

Sur une liste royale babylonienne, Antiochos est mentionné, entre le 8e mois de la 137e année et le 5e mois de la 142e année du calendrier séleucide (octobre 175-août 170), comme co-roi avec son oncle, qu'il assiste en tant que « fils ». La liste mentionne également l'exécution du jeune Antiochos sur ordre de son oncle, qui peut ainsi régner seul en son nom[3].

Notes et références

  1. ↑ Gera 1998, p. 110.
  2. ↑ Allen 2019, p. 137.
  3. ↑ Wright 2005, p. 78.

Bibliographie

  • Joel Allen, The Roman Republic in the Hellenistic Mediterranean: From Alexander to Caesar, John Wiley & Sons, (ISBN 978-1-118-95933-6)
  • William R. Biers, Art, Artefacts and Chronology in Classical Archaeology, vol. 2, Routledge, coll. « Approaching the Ancient World », (ISBN 978-0-415-06319-7)
  • Dov Gera, Judaea and Mediterranean Politics: 219 to 161 B.C.E., vol. 8, Brill, coll. « Brill's Series in Jewish Studies », (ISBN 978-9-004-09441-3, ISSN 0926-2261)
  • Maurice Sartre (trad. Catherine Porter), Histoires Grecques: Snapshots from Antiquity, vol. 17, Harvard University Press, coll. « Revealing Antiquity », (1re éd. 2006) (ISBN 978-0-674-03212-5)
  • Nicholas L. Wright, « Seleucid Royal Cult, Indigenous Religious Traditions and Radiate Crowns: The Numismatic Evidence », Sydney University Press, vol. 18,‎ , p. 81 (ISSN 1030-8482)
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