Antoine d'Assomption

Antoine d'Assomption
Fonctions
Conseiller général

(5 ans, 2 mois et 25 jours)
Élection 5 janvier 1947
Circonscription Porto-Novo
Président Sourou Migan Apithy
Groupe politique BPA
Commission Permanente
Budget
Biographie
Nom de naissance Antoine Damien Lucien d'Assomption[n 1]
Date de naissance
Lieu de naissance Porto-Novo (Dahomey)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Ouidah (Bénin)
Nationalité Béninoise
Parti politique BPA
Fratrie Victor d'Assomption
Diplômé de École de médecine de l'AOF
Profession Médecin
Distinctions Voir distinctions
Religion Catholicisme[1]

Antoine d'Assomption, né le à Porto-Novo, au Dahomey (actuel Bénin) et mort le à Ouidah, au Bénin, est un médecin et homme politique béninois. Il est conseiller général du Dahomey de 1947 à 1952.

Biographie

Naissance et études

Fils de Lucien Népomucène d'Assomption, interprète principal, et de Louisa Fructuoso de Barros, Antoine d'Assomption naît le à Porto-Novo, au Dahomey[2]. Il effectue sa scolarité secondaire dans sa ville natale, à l'École primaire supérieure Victor-Ballot, dont il est de la promotion 1918[3]. Il poursuit ensuite ses études au Sénégal, où il intègre l'École de médecine de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il obtient, en 1924, le diplôme de « médecin auxiliaire indigène » avec la mention bien[n 2],[4].

Carrière professionnelle

Antoine d'Assomption retourne au Dahomey afin d'y exercer son métier, au service de santé colonial. Il est nommé à partir du , médecin africain de 1re classe[5]. En poste à Ouidah[6], il est promu par arrêté du au grade de médecin africain principal de 4e classe[7] et devient médecin africain principal de 3e classe le [8]. Il est admis à la retraite le [9].

Carrière politique

À l'image d'une partie de l'élite dahoméenne de son époque, Antoine d'Assomption s'engage en politique. Il se présente aux premières élections locales permettant au territoire de se doter d'un Conseil général. Il est inscrit sur la liste du Bloc populaire africain, parti d'Émile Poisson, au premier collège, dans la première circonscription (cercle Porto-Novo), où quatre sièges sont à pourvoir[10]. Il est élu conseiller général le [11]. Au sein de l'Assemblée territoriale, il est membre de la commission permanente[12] et de celle du budget[13].

Candidat à sa propre succession lors des élections territoriales de 1952, il se met en disponibilité de ses fonctions de médecin du 24 au [14], afin de préparer sa campagne électorale. Il se présente au deuxième collège, dans la circonscription de Ouidah, sous l'étiquette de l'Union pour le développement économique et social de Ouidah-Allada, aux côtés d'Albert Akindès[15]. Il échoue cependant à se faire réélire[16].

Décès

Antoine d'Assomption meurt le à Ouidah, au Bénin[2].

Vie privée

Antoine d'Assomption a un frère jumeau, Victor Cosme Marie[2], également médecin et conseiller général de 1951 à 1957.

Il se marie avec Benoîte Amorin le , à la cathédrale de Ouidah[1].

Distinctions

Voir aussi

Bibliographie

  • Le livre d'or des anciens de Ballot : École primaire supérieure et collège Victor Ballot, Porto-Novo, Cotonou, Éditions du Bénin, coll. « Mémorial du Bénin », , 72 p. (OCLC 36088785)

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. MatchID, le moteur de recherche gratuit des personnes décédées, basé sur la source des fichiers de décès Insee, attribue à tort, à Antoine d'Assomption, les prénoms « Antoine Marie Damien », en raison d'une confusion avec ceux de son frère jumeau, Victor Cosme Marie d'Assomption.
  2. À l'issue de leur formation à l'École de médecine de l'AOF, la France délivre aux étudiants africains le diplôme de « médecin auxiliaire indigène ». Ces derniers effectuent des études plus courtes qu'en métropole, qui ne leur permettent pas d'exercer sur le territoire métropolitain. Ce titre s'inscrit dans un contexte de discrimination et de ségrégation raciales et établit une hiérarchie entre les médecins métropolitains, considérés comme supérieurs, et les médecins africains, placés dans une position subordonnée. À partir de 1944, et notamment après la conférence de Brazzaville, le titre de « médecin africain » remplace celui de « médecin auxiliaire indigène », afin d'accorder une plus grande reconnaissance au rôle et au travail des praticiens africains, sans pour autant supprimer les inégalités statutaires avec les médecins métropolitains.

Références

  1. « Échos et nouvelles », Le Phare du Dahomey, Cotonou, no 124,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Acte d'état civil no 18, naissance d'Antoine Damien Lucien d'Assomption », sur Archives nationales d'outre-mer, Registre des actes de l'état civil, Colonie du Dahomey et dépendances (cercle de Porto-Novo), (consulté le ), p. 14.
  3. Ballot 1992, p. 11.
  4. « Écoles du gouvernement général », Journal officiel de la Côte d'Ivoire, vol. 30 à 31,‎ , p. 354 (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Médecins, pharmaciens et sage-femmes auxiliaires du cadre de l'Afrique-Occidentale française », Bulletin officiel du ministère des colonies, Paris,‎ , p. 417 (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Nouvelles du territoire : Ouidah », France-Dahomey, Porto-Novo, no 82,‎ , p. 417 (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Promotions », JORF, Paris, no 202,‎ , p. 8577 (lire en ligne, consulté le ).
  8. « Ministère de la France d'outre-mer : Service de santé », Journal officiel de la République française, no 267,‎ , p. 10710 (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Décret no 1965-372 portant reclassement », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin, (consulté le ), p. 3.
  10. « Liste des candidats au Conseil général », France-Dahomey, Porto-Novo, no 963,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  11. « Résultats des élections au Conseil général », Le Phare du Dahomey,‎ 1re édition de janvier 1947 (lire en ligne, consulté le )
  12. « Séance du vendredi 30 novembre 1951 », Journal officiel du Dahomey, Porto-Novo, no 23,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Séance du vendredi 30 novembre 1951 », Journal officiel du Dahomey, Porto-Novo, no 23,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Mise en disponibilité », Journal officiel du Dahomey, Porto-Novo, no 9,‎ , p. 144 (lire en ligne, consulté le ).
  15. « Liste des candidats », L'Étoile du Dahomey, Cotonou, 3e série, no 32,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Résultats définitifs des élections à l'Assemblée territoriale proclamés par la Commission de recensement général des votes », France-Dahomey, Porto-Novo, no 30,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Ouidah : Nouvelles de la ville », France-Dahomey, Porto-Novo, no 22,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Décret no 1971-169 portant nomination et promotion à titre civil dans l'ordre national du Dahomey », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin, (consulté le ).
  19. « Décret no 1966-353 portant nomination et promotion à titre civil dans l'ordre national du Dahomey », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin, (consulté le ).
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