Antonine Meunier

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 94 ans) 9e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jeanne Antonine Meunier |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Distinction |
|---|
Antonine Meunier, née le à Vincennes et morte le à Paris 9e, est une danseuse française.
Biographie
Jeanne Antonine Meunier nait le à Vincennes[1].
Après avoir suivi les cours de l'École de danse de l'Opéra national de Paris, elle est engagée dans le ballet de l'Opéra national de Paris, suit le parcours traditionnel des concours et devient première danseuse. Elle est la partenaire travestie de Carlotta Zambelli dans Les Deux Pigeons d'André Messager, inspiré de la fable éponyme comme le souligne un feuillet de presse conservé à la nationale de France.
_-_btv1b108427922_(01_of_24).jpg)
Antonine Meunier est la commanditaire du pantomime-ballet pour piano La Parade de Maurice Ravel qu'elle crée avec les danseuses Suzanne Mante et Virginie Hugon le au Palais des beaux-arts de Monte-Carlo (détruit en 1930), le nom du compositeur restant masqué derrière le pseudonyme de Jack Dream, comme documenté par le musicologue Manuel Cornejo[2],[3],[4],[5]. L’œuvre, dont le manuscrit autographe de la partition est conservé à la Bibliothèque nationale de France depuis 1972, a été exhumée en 1994 par le pianiste François-Joël Thiollier qui l’a enregistrée dans son intégrale de l'œuvre pour piano seul de Ravel, pour le label Naxos. La partition a été éditée à titre posthume, en 2008, par les Éditions Durand-Salabert-Eschig.
Antonine Meunier quitte l'Opéra en 1923[6] et continue à enseigner la danse au Conservatoire populaire Mimi-Pinson créé par Gustave Charpentier, de 1900 à 1926.
Elle rédige des livrets de ballets (Joujoux perfectionnés, Les Danses de chez nous, Le Parc enchanté, Qui trop embrasse, La Parade), chorégraphie (le Bal des pierreries à Paris en 1914, le Bal Second Empire à Biarritz en 1922).
En 1931, elle publie à Paris chez Firmin-Didot La Danse classique (école française). Figures. Sténochorégraphie - Dictionnaire, de 288 pages, composé de deux parties. La première, de 39 pages, est historique tandis que la seconde présente sa nouvelle notation du mouvement « conjuguant abréviation et signes figuratifs ou arbitraires. Moyen mnémotechnique plutôt qu'analyse du mouvement, son système n'a pas de succès mais la description des pas et la définition des termes qui les désignent mettent à l'honneur la technique française à une époque où l'enseignement de la danse à Paris est dispensé essentiellement par des russes »[7]. Seize mouvements décrits dans son dictionnaire ont été pratiqués par une étudiante du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon et filmés en 2024 par Pierre Darde[8] qui a également publié Les Notations Chorégraphiques, repères sur l’école française de danse classique durant la période dite de ”Décadence” à ce sujet[9].
En reconnaissance de ses services rendus au Théâtre aux Armées pendant la Grande Guerre et de son dévouement à l'Académie de musique et de danse, elle est décorée en de la croix de la Légion d'honneur.
Antonine Meunier meurt le dans le 9e arrondissement de Paris[1].
Postérité
Un fonds de la médiathèque du Centre national de la danse (CND), qui rassemble des ouvrages offerts par Gilberte Cournand, porte son nom[10].
Références
- Acte de naissance à Vincennes, n° 245, vue 417/685, avec mention marginale du décès à Paris 9e le 12 mars 1972.
- ↑ « La Parade »
, sur dezede.org, (consulté le )
- ↑ « Mercredi 5 mars 1902 »
, sur dezede.org, (consulté le )
- ↑ Don Fabrice, « Propos de coulisses », Gil Blas, , p. 4 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Crispin, « Théâtres et concerts », Le Journal, , p. 5 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Jacques Baril, Dictionnaire de la danse, Seuil, Paris, 1964.
- ↑ Philippe Le Moal, Dictionnaire de la Danse, Paris, Larousse, , 842 p. (ISBN 978-2-03-583335-8), p. 295.
- ↑ [vidéo] « Dictionnaire d'Antonine Meunier. Projet de recherche - Pierre Darde », à 17:29 sur CNSMD de Lyon, , YouTube (consulté le ).
- ↑ [https://hal.science/hal-04616588v1/file/Les%20Ste%CC%81nochore%CC%81graphies%205%20%282%29%20%282%29%20%284%29.pdf Lire en ligne
- ↑ Fonds Antonine Meunier, Médiathèque du Centre national de la danse, (lire en ligne)
Liens externes
- Ressource relative au spectacle :
- Notice Antonine Meunier dans la base de données Dezède
- Portail de la danse
- Portail de l’opéra
- Portail de la France