Antonio Blanco Freijeiro

Antonio Blanco Freijeiro
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Fonctions
Membre de l'Académie royale d'histoire (d)
-
Carlos Ignacio Martínez de Campos y Serrano (en)
Faustino Menéndez-Pidal de Navascués (d)
Directeur
Academia Española de Bellas Artes de Roma (d)
-
Professeur titulaire (en)
-
Professeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Antonio Blanco Freijeiro
Nationalité
Formation
Activités
Père
Antonio Blanco Porto (d)
Enfant
Mercedes Blanco Morel (d)
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Maîtres
Antonio García y Bellido, Francisco Javier Sánchez Cantón (en)
Directeur de thèse
Distinction
Prix de traduction Fray Luis de León (d) ()

Antonio Blanco Freijeiro, né le à Marín et mort le à Las Rozas de Madrid, est un historien et archéologue espagnol. Il est professeur d'archéologie, d'épigraphie et de numismatique à l'université de Séville entre 1959 et 1974, puis professeur d'archéologie classique à l'Université complutense de Madrid entre 1974 et 1988, tout en étant bibliothécaire académique de l'Académie royale d'histoire entre 1977 et 1991.

Biographie

Jeunesse et formation

Il est le fils du musicien et érudit galicien Antonio Blanco Porto, membre depuis 1921 à la Société philharmonique de Pontevedra (es) et, de 1926 à 1940, année de sa mort, cofondateur et premier directeur de la Société chorale polyphonique de Pontevedra (es).

Antonio Blanco Freijeiro étudie la philosophie et les lettres aux universités de Saint-Jacques-de-Compostelle et complutense de Madrid, obtenant son doctorat en philologie classique de cette dernière en 1947, avec une thèse sur la Minería y metalurgia española en la Antigüedad[note 1], dirigée par son professeur Antonio García y Bellido, un enseignement et un sujet qui le conduise définitivement sur la voie de l'archéologie classique et ont maintenu son intérêt ultérieur pour les questions minières antiques. Il part ensuite étudier à l'université d'Oxford entre 1947 et 1949 grâce à une bourse de la Fundación Conde de Cartagena. Il y bénéficie du soutien indéfectible de Francisco Javier Sánchez Cantón (es), lui aussi originaire de Pontevedra, qu'il considère comme son second mentor.

Vie professionnelle

De retour en Espagne, il devient maître de conférences en archéologie auprès d'Antonio García y Bellido à l'université de Madrid entre 1949 et 1959. L'un de ses étudiants en première année est José María Blázquez Martínez[1].

Il collabore également avec l'Institut d'archéologie Rodrigo Caro du Conseil supérieur de la recherche scientifique, dirigé par Antonio García y Bellido. Entre 1954 et 1955, il reçoit une bourse de la Fondation Alexander-von-Humboldt, qui lui permet d'approfondir ses études germaniques et de perfectionner sa compréhension de l'Antiquité classique aux universités de Heidelberg et de Bonn.

Témoignant de sa vaste culture et de ses intérêts variés, deux ans seulement après sa prise de fonction comme professeur à Séville, en 1961, il postule à la chaire nouvellement créée (et rapidement supprimée) d’« Histoire des religions » à l’université complutense de Madrid, sans toutefois pouvoir participer au concours d’entrée[2]. Il est élu membre ordinaire de l'Institut archéologique allemand de Berlin et membre titulaire de l'Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie de Séville en 1963, puis, à partir de 1977, membre de l’Académie royale d’histoire de Madrid, où il exerce les fonctions de bibliothécaire permanent.

Peu attiré par les postes d'autorité, il occupe néanmoins pendant plusieurs années le poste de vice-doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l’université de Séville entre 1966 et 1974, puis brièvement, celui d’inspecteur technique et de commissaire général aux fouilles archéologiques. Pendant près d'un an et demi, entre et , il est directeur de l'Academia Española de Bellas Artes de Roma (es), un poste qu'il a dû quitter après en avoir été licencié à la suite d'un différend administratif[3].

En 1983, il reçoit le prix de traduction Fray Luis de León (es) pour sa version espagnole de l'Historia de la Edad de Piedra[note 2] d'Hermann Müller-Karpe, mais sa traduction en 1989 de The Roman Revolution[note 3] publié en 1939 par Sir Ronald Syme est rapidement épuisée, elle lui vaut une reconnaissance encore plus grande[4].

En 1985, Antonio Blanco Freijeiroe est nommé au Conseil royal d'administration du musée du Prado, représentant la faculté des conservateurs de musée. Plusieurs années auparavant, il en a été conservateur de la sculpture au Prado (dont il a dressé le catalogue en 1957), ainsi que conservateur des antiquités de la Maison d'Alba.

Il pratique occasionnellement l'archéologie de terrain, d'abord dans les années 1950 en collaborant aux fouilles espagnoles du sanctuaire de Gabii (Italie), puis en dirigeant ou codirigeant des fouilles et des prospections, notamment à La Guardia de Jaén, Riotinto, Tejada la Vieja, Ategua, La Lanzada et Italica. Deux de ses premiers articles, « Orientalia I » et « Orientalia II », ont un impact et une influence importants, mettant en lumière la période dite d'« orientalisation »[5],[6].

Il co-fonde la revue scientifique Habis à l'université de Séville en 1970 et dirige la collection d'art antique d'Historia 16 (ca). À l'instar de son mentor, Antonio García y Bellido, il est l'un des rares archéologues espagnols contemporains à consacrer d'importants travaux de synthèse aux cultures extra-ibériques, tels que ses manuels sur l'art grec et proche-oriental et ses introductions à des arts comme l'égyptien et le romain. Héritier de sa formation philologique et européenne, il conserve toujours une grande aisance dans la manipulation et même la récitation d'œuvres grecques (notamment Homère), ainsi qu'une parfaite maîtrise du langage scientifique moderne. Il possède une vaste culture, qu'il reflète dans un discours élégant et captivant, et dans un style littéraire d'une égale qualité, difficile à imiter.

Décès et hommages postumes

Ayant souffert de problèmes cardiaques peu de temps auparavant, il est décédé subitement aux premières heures du jour des Rois en 1991[7] et est enterré dans le mausolée familial à Marín, sa ville natale, à côté de sa première épouse, Pilar López-Brea Osorio, bibliothécaire à l'université de Séville et plus tard directrice de la bibliothèque de l'Académie royale d'histoire, décédée des années auparavant, en 1982. Leur fille survivante, Mercedes Blanco López-Brea de Morel, est professeure d'espagnol à l'université Paris IV-Sorbonne et experte en littérature espagnole du XVIIe siècle[8].

Le département d'histoire ancienne de l'université autonome de Madrid inauguré en son honneur, la « Aula Didáctica Antonio Blanco Freijeiro. Laboratorio para la Historia Antigua de Oriente y Egipto »[note 4][9]. Elle abrite une collection de matériel pédagogique et organise également un cycle de conférences annuel. Sa ville natale, Marín, organise par ailleurs, depuis dix ans, une semaine en sa mémoire, ponctuée de diverses manifestations culturelles[10].

Vie privée

Il se marie une première fois avec Pilar López-Brea Osorio, de ce premier mariage naît une fille Mercedes Blanco López-Brea de Morel.

Parmi ses loisirs figuraient les films et les romans occidentaux.

Notes et références

Notes

  1. Exploitation minière et métallurgie espagnoles dans l'Antiquité
  2. Histoire de l'âge de pierre
  3. La Révolution romaine
  4. « Salle didactique Antonio Blanco Freijeiro. Laboratoire d'histoire ancienne de l'Orient et de l'Égypte »

Références

  1. (es) José María Blázquez Martínez et Antonio Blanco Freijeiro, La sociedad del Bajo Imperio en la obra de Salviano de Marsella : discurso leído el día 14 de enero de 1990 en el acto de su recepción pública, Real Academia de la Historia, , 87 p. (lire en ligne), p. 83.
  2. (es) Francisco Díez de Velasco Abellán (es), « Ángel Álvarez de Miranda y la cátedra de Historia de las Religiones de la Universidad de Madrid: un proyecto truncado », Bandue, no 1,‎ , p. 83-133 (lire en ligne, consulté le )
  3. (es) « Don Enrique Pérez Comendador, director de la Academia Española de Roma », sur abcdesevilla.es, (consulté le ).
  4. (es) « LA REVOLUCIÓN ROMANA – Ronald Syme », sur https://hislibris.com (consulté le ).
  5. (es) Antonio Blanco Freijeiroe, « Orientalia. Estudio de objetos fenicios y orientalizantes en la Península », Archivo Español de Arqueología, vol. 29,‎ , p. 3-51.
  6. (es) Antonio Blanco Freijeiroe, « Orientalia II », Archivo Español de Arqueología, vol. 33,‎ , p. 3-43.
  7. (es) « Antonio Blanco Freijeiro, catedrático de Arqueología y académico », sur elpais.com, (consulté le ).
  8. « BLANCO Mercedes », sur paris-sorbonne.fr (consulté le ).
  9. (es) « Aula Didáctica Antonio Blanco Freijeiro. Laboratorio para la Historia Antigua de Oriente y Egipto », sur uam.es (consulté le ).
  10. (es) « Las X Jornadas Blanco Freijeiro arrancan esta tarde en el Museo (El Faro de Vigo, 29-3-2011) », sur farodevigo.es (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • (es) José María Álvarez Martínez, « In memoriam Antonio Blanco Freijeiro: Notas y comentarios », Revista de estudios extremeños, vol. 47, no 1,‎ , p. 209-212 (ISSN 0210-2854, lire en ligne, consulté le ).
  • (es) María del Pilar León-Castro Alonso (es), « En memoria de Antonio Blanco Freijeiro », Anales de arqueología cordobesa, no 2,‎ , p. 9-12 (ISSN 1130-9741).
  • (es) José Jacobo Storch de Gracia y Asensio, « Vida y obra de Antonio Blanco Freijeiro », dans Homenaje al profesor Antonio Blanco Freijeiro, (ISBN 84-7491-284-9), p. 27-37.
  • (es) Beatriz Tejero Villarreal, « Antonio Blanco Freijeiro », dans María Fernanda Santiago Bolaños (es) et Ion de la Riva (es), Vislumbres de España, Italia e Iberoamérica: una constelación escogida de protagonistas de nuestra historia común, vol. 1, (ISBN 9788409264407), p. 131-137.

Liens externes

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