Appenai-sous-Bellême
| Appenai-sous-Bellême | |
L'église Saint-Germain. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Collines du Perche Normand |
| Maire Mandat |
Daniel Jean 2020-2026 |
| Code postal | 61130 |
| Code commune | 61005 |
| Démographie | |
| Gentilé | Appenois |
| Population municipale |
275 hab. (2023 |
| Densité | 26 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 20′ 40″ nord, 0° 33′ 29″ est |
| Altitude | Min. 123 m Max. 196 m |
| Superficie | 10,74 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Ceton |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
Appenai-sous-Bellême est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 275 habitants[Note 1].
Géographie
La commune se situe dans la région naturelle du Perche et fait partie du canton de Ceton.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Coudre et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].
La Coudre, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Même à Saint-Germain-de-la-Coudre, après avoir traversé quatre communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 760 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 810,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Appenai-sous-Bellême est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,8 %), terres arables (46,9 %), forêts (4,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Appenay en 1793[18].
Le toponyme est issu d'un anthroponyme, latin[19] ou roman[20] tel qu'Appinus, ou encore germanique tel qu'Appo ou Appon[21].
Le locatif sous-Bellême évoque la proximité de l'ancien chef-lieu de canton.
Le gentilé est Appenois.
Histoire
Un camp protohistorique de type éperon barré a été découvert au lieu-dit Cône Bergère par Jousset de Bellesme en 1920[22].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[24].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].
En 2023, la commune comptait 275 habitants[Note 4], en évolution de −0,36 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Appenai-sous-Bellême a compté jusqu'à 752 habitants en 1836.
Économie
Lieux et monuments
- Église Saint-Germain.
- Croix-Feue-reine, à 2 km de Bellême, en bordure de la route du Mans[28]. Croix élevée par les Bellêmois en 1885 en remplacement d'une croix en bois abattue lors de la révolution. Elle marque l'emplacement où la reine Blanche de Castille, en compagnie de son fils, le futur roi Saint Louis, avait établi son camp en 1229 lors du second siège de Bellême[29].
- Camp romain ou mérovingien sur un promontoire de Cône-Bergère (ou Corne-Bergère). Il se présente sous la forme d'un éperon barré par un rempart de terre de 140 mètres de long environ, précédé par un fossé de quelques mètres de largeur. L'ensemble ainsi délimité couvre une surface d'environ un hectare. À l'extrémité de l'éperon, un léger monticule pourrait être le vestige d'une motte[29].
- Situé sur la commune voisine de La Chapelle-Souëf, le château des Feugerets a son domaine en partie sur la commune d'Appenai.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
Héraldique
![]() |
Blason | Parti d'azur et d'argent, à un moulin à vent accosté de deux papillons, le tout de l'un en l'autre ; au chef de pourpre chargé d'une colombe fondant du second. |
|---|---|---|
| Détails | Adopté par la municipalité le 27 septembre 2011. |
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique d'Appenai-sous-Bellême » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ « Fiche communale d'Appenai-sous-Bellême », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Coudre ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Appenai-sous-Bellême et Saint-Martin-du-Vieux-Bellême », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Belleme_sapc », sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Belleme_sapc », sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 278 p. (ISBN 978-2-905461-80-3, BNF 40578558), p. 50.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 744.
- ↑ « Camp », notice no IA00001465, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Daniel Jean, candidat pour un second mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2014 : « Appenai-sous-Bellême (61130) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Le Hallé 2015, p. 117.
- Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 116 (Appenai-sous-Bellême).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique d'Appenai-sous-Bellême sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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