Apulum (castra)

Fort d'Apulum
Porte principale d'Apulum
Période d'activité
107/108 apr. J.-C. au début du IVe siècle
Localité moderne
Unité présente
Dimension du fort
19 ha
Province romaine
Coordonnées
46° 02′ 49″ N, 23° 33′ 58″ E
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Apulum *
Coordonnées 46° 04′ 04″ nord, 23° 34′ 22″ est
Subdivision Frontiers of the Roman Empire – Dacia
Numéro
d’identification
1718-023
Année d’inscription (46e session)
Type Culturel
Critères ii, iii, iv
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

L'ancienne cité d'Apulum (aujourd'hui Alba Iulia en Roumanie) est un fort romain et le plus grand centre urbain de l'ancienne Dacie trajane qui se trouvait au carrefour d'anciennes routes commerciales de l'or et du sel (compte tenu de sa proximité notable avec les mines d'or d'Alburnus Maior). Elle fut fondée par les Romains lors de la conquête de la Dacie dès 102 apr. J.-C., avec un noyau de vétérans[1],[2].

C'était une importante forteresse légionnaire de la Legio XIII Gemina avec ses canabae et le centre juridique de Superior (plus tard Apulensis). Elle était constituée, outre le centre militaire, par le municipium Aurelium Apulense, qui devint peu après la colonia Aurelia Apulensis, et par un municipium Septimium Apulense plus au nord[3].

C'est un site déclaré monument historique de Roumanie (en)[4] et patrimoine mondial de l'UNESCO[5].

Historique

Durant l'Empire romain, la zone abritait un grand castra fortifié de la legio XIII Gemina, qui devint le noyau initial de l'antique Apulum, dont le nom dérivait du toponyme Apoulon utilisé par les Daces.

Apulum.

Deux autres villes s'élevèrent à côté d'elle (d'abord municipe puis coloniae), qui devinrent bientôt parmi les plus importantes de Dacie, grâce également aux enrichissements progressifs apportés par la construction du palais du gouverneur, des temples, des thermes et d'autres monuments, qui firent des trois villes ensemble un important centre politique, militaire, économique et culturel. À partir d'Antonin le Pieux, elle devint également le siège juridictionnel du gouverneur provincial (legatus Augusti pro praetore), et à ce titre également un important centre commercial et d'échanges avec les peuples voisins. Après 170, le praetorium fut construit, où le gouverneur des trois Dacie commença à résider, juste à l'est de la forteresse légionnaire.

Sous Marc Aurèle le pagus Ulpianus devint municipium Aurelium Apulense. Son noyau principal mesurait 1 000 × 400 m (40 ha), agrandi sous Commode à 1 500 × 500 m (75 ha) et transformé en colonia Aurelia Apulensis. Un nouveau municipe fut créé un peu plus au nord, sur la rive opposée de la rivière Ampoi, et en tout cas au sud de la forteresse légionnaire et des canabae, sous l'empereur Septime Sévère, dont le nom était municipium Septimium Apulense (de 600 × 560 m, soit 33,6 ha).

La richesse de la ville due au commerce et sa proximité avec les mines d'or d'Alburnus Maior, lui valurent le surnom de Chrysopolis (Cité d'or), à l'époque de l'empereur Trébonien Galle.

Site archéologique

Vestiges de la forteresse avec de ajouts modernes de reconstruction.

L'emplacement est proche de l'actuelle ville d'Alba Iulia, entre les rivières Ampoi et Marisus d'un côté et les monts Apucènes de l'autre, ce qui confère à la région un climat tempéré qui a favorisé les établissements humains depuis l'Antiquité : les recherches archéologiques ont en effet conduit à la découverte de trouvailles datant du Néolithique et de l'âge du bronze[6].

Les dimensions initiales de la forteresse légionnaire étaient de 400 × 400 m, tandis que les habitations civiles adjacentes au castrum (appelées canabae legionis) s'étendaient sur environ 500 × 700 m. Le vicus se développa rapidement jusqu'à devenir du municipe romain sous le règne de Marc Aurèle. Non loin de là, une colonie romaine s'établit sous l'empereur Commode, tandis que Septime Sévère conféra à une partie des canabae le statut de municipium Septinium Apulense[7].

L'extension globale couvrait ainsi une zone urbaine d'environ 300 ha, qui, y compris les zones environnantes, pouvait atteindre 1 000 ha, bien plus grande que celle de la ville d'Ulpia Traiana Sarmizegetusa. Ce n'est pas un hasard si Apulum représentait la plus grande concentration urbaine de la province romaine de Dacie trajane. Comme le montre facilement la documentation photographique disponible, le site a maintenant été restauré avec des interventions modernes massives qui reconstruisent son aspect d'origine[8].

Galerie

Voir aussi

Références

  1. (en) « Apulum to Alba Iulia », sur apm3.cnrs.ubc.ca.
  2. (en) « Alba Iulia », sur apulum.ro/en (Archives).
  3. (en) « municipium Septimium Apulense », sur db.edcs.eu.
  4. (ro) « Castrul roman Apulum », sur ran.cimec.ro.
  5. (en) « World Heritage List - Apulum », sur whc.unesco.org.
  6. (en) « Apulum Archaeology Blog », sur apulumarchaeology.wordpress.com.
  7. (en) « Apulum - Municipium Septimium Apulense », sur mithraeum.eu.
  8. (en) « Virtual reconstruction of roman military Apulum Camp », sur isprs.org.

Bibliographie

  • (en) Ioana A.Oltean, Dacia, landscape, colonisation, romanisation, New York, 2007.
  • (it) A cura di Grigore Arbore Popescu, Traiano ai confini dell'impero, Milan, 1998.
  • (it) Emile Condurachi e Constantin Daicoviciu, Archeologia Mundi: Romania, Rome, 1975.
  • (it) AAVV, I Daci: mostra della civiltà daco-getica in epoca classica, Rome, -.
  • (fr) AAVV, Dacia - Revue d'archéologie et d'histoire ancienne (1957-1961).
  • (it) AAVV, La Dacia pre-romana e romana, i rapporti con l'Impero, Vol. 52, Atti dei convegni dell'Accademia Nazionale dei Lincei, 1982.
  • (en) Julian Bennet, Trajan, Optimus Princeps, Bloomington, 2001 (ISBN 0-253-21435-1).

Liens internes

Liens externes

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