Aqueduc de Gjirokastër
| Aqueduc de Gjirokastër | |
Pont dit d'Ali Pacha, vestige de l'aqueduc de Gjirokastër | |
| Géographie | |
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| Pays | Albanie |
| Coordonnées géographiques | 40° 03′ 53″ N, 20° 07′ 54″ E |
| Caractéristiques techniques | |
| Type | Aqueduc gravitaire ottoman |
| Matériau(x) | Calcaire local |
| Construction | |
| Construction | 1811-1812 |
| Architecte(s) | Petro Korçari |
| Historique | |
| Protection | Monument historique albanais ; zone tampon UNESCO (2005) |
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L'aqueduc de Gjirokastër (albanais : Ura e Ali Pashës, Ura e Dunavatit ou Ura me Tri Harqe) est un système hydraulique ottoman construit entre 1811 et 1812[1] à l'initiative d'Ali Pacha de Tepelenë (vers 1740–1822)[2], gouverneur semi-autonome d'un vaste territoire englobant l'Albanie méridionale et l'Épire. Conçu et réalisé sous la direction de l'architecte Petro Korçari[3], il achemine par gravité les eaux des sources karstiques du massif du Mali i Gjerë, dans le secteur de Sopot[4],[5],[6], jusqu'aux citernes du château de Gjirokastër sur un tracé d'environ 12 kilomètres, franchissant plusieurs ravins du massif des monts Gjerë.

Le tracé prend naissance aux sources karstiques du massif du Mali i GjerëL'ouvrage constitue l'une des réalisations d'ingénierie hydraulique les plus ambitieuses de l'époque ottomane dans les Balkans. Il comprend un canal gravitaire continu et plusieurs viaducs-arches enjambant les ravins de la région. Sa section la plus monumentale, accolée au flanc rocheux de la citadelle avec ses arcades superposées, est connue grâce aux aquarelles du peintre britannique Edward Lear qui visita Gjirokastër les 3 et 4 novembre 1848[7] et la représenta à son état intact, unique témoignage visuel de cette partie aujourd'hui disparue. Le vestige conservé, le pont de Dunavat, est un viaduc à trois arches de 40 mètres de longueur et 16 mètres de hauteur, situé dans le quartier de Dunavat[8].
En 1932, la quasi-totalité de l'aqueduc est démantelée sur ordre du roi Zog Ier d'Albanie, dont le gouvernement réutilise les pierres calcaires pour la construction de l'aile carcérale de la forteresse[9]. Seuls subsistent le pont de Dunavat et les fondations de trois piliers devant l'angle sud-ouest de la citadelle[10]. La vieille ville de Gjirokastër est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005 (bien n° 569)[11].
Contexte historique
Gjirokastër avant l'aqueduc
Implantée sur un éperon rocheux à 336 mètres d'altitude dominant la vallée du Drino, Gjirokastër souffrait d'une faiblesse structurelle ancienne : l'absence de toute alimentation en eau courante. L'approvisionnement reposait exclusivement sur la collecte des eaux pluviales dans des citernes privées, technique présente dans chaque demeure depuis la fin du XVIIIe siècle, ainsi que dans les citernes de la forteresse[12]. Le voyageur ottoman Evliya Çelebi décrivait déjà les réservoirs de la citadelle comme « grands, pleins d'eau comme une mer »[13]. Ce système de collecte pluviale, pour efficace qu'il fût en temps ordinaire, présentait une vulnérabilité stratégique irrémédiable en cas de siège prolongé.
Ali Pacha de Tepelenë et la prise de Gjirokastër
En 1811, Ali Pacha de Tepelenë s'empare de Gjirokastër et entreprend immédiatement une vaste transformation militaire de la citadelle. La vulnérabilité hydraulique de la forteresse lui est particulièrement connue : en 1812, son général Omer Vrioni avait pris la citadelle précisément en coupant son alimentation en eau avant de la bombarder avec de l'artillerie britannique[14]. Ali Pacha décide de résoudre définitivement cette faiblesse stratégique.
Né vers 1740 à Tepelenë, Ali Pacha, surnommé le « Lion de Janina », est l'un des gouverneurs ottomans les plus puissants des Balkans au tournant du XIXe siècle[2]. À Gjirokastër, son programme de travaux est considérable : sept nouvelles tours atteignant 30 mètres de hauteur, des murs de 3 mètres d'épaisseur, 80 emplacements pour canons, la tour de l'horloge et l'aqueduc[3]. La forteresse ainsi transformée peut accueillir une garnison de 5 000 hommes[15].
Petro Korçari, architecte en chef
Petro Korçari est désigné par Ali Pacha comme premier architecte officiel du château de Gjirokastër[3]. Il supervise la reconstruction et l'extension de l'ensemble du complexe fortifié, dont l'aqueduc constitue le défi technique principal. À ce titre, il conçoit les tours, les enceintes, les bâtiments intérieurs et le présent système hydraulique[16]. Son nom est attesté dans les sources albanaises comme l'un des principaux maîtres d'œuvre du pashalik de Janina sous Ali Pacha.
Construction (1811–1812)
Le chantier est conduit en un temps remarquablement court, vraisemblablement inférieur à deux ans[1]. Les sources divergent légèrement sur les dates exactes, certaines indiquant 1812–1813 pour l'achèvement[8], ce qui reflète probablement des phases distinctes : prise en eau depuis les sources du Sopot, construction des viaducs intermédiaires, puis raccordement à la section terminale accolée à la forteresse.
La main-d'œuvre mobilise les tailleurs de pierre de Gjirokastër, réputés pour leur maîtrise du calcaire régional[17]. La technique constructive s'inscrit dans la tradition ottomane des su yolu (voies d'eau) : un canal à section rectangulaire légèrement incliné permettant un écoulement gravitaire continu, recouvert d'un enduit hydraulique étanche pour prévenir les pertes par infiltration[18]. Là où le tracé rencontre un ravin, des viaducs-arches en calcaire local maintiennent le canal à la hauteur nécessaire pour conserver la pente.
Description architecturale
Le pont de Dunavat
Le pont de Dunavat enjambe le ravin de Manala dans le quartier de Dunavat, à environ un kilomètre au sud-ouest de la citadelle. C'est le seul vestige encore en élévation significative de l'ensemble du système hydraulique.
Ses dimensions sont les suivantes : longueur 40 mètres, hauteur maximale 16 mètres, largeur utile du canal 2,3 mètres[8]. L'ouvrage comprend une grande arche centrale en plein cintre, très élancée, constituant l'enjambée principale du ravin, flanquée de deux arches latérales de décharge plus petites intégrées dans d'épais murs de maçonnerie[19], d'où son nom populaire d'Ura me Tri Harqe (Pont aux Trois Arches). Le pont présente une légère courbure en plan adaptée à la topographie naturelle du ravin. Des trous réguliers dans les pieds-droits correspondent aux encastrements d'échafaudage de construction, encore visibles aujourd'hui[19].
Le matériau est le calcaire local gris-beige, appareillé en petits moellons irréguliers liés à la chaux, technique caractéristique des maçonneries ottomanes de la région[17]. La surface supérieure du pont, large et plane, formait le canal proprement dit et sert aujourd'hui de chemin pédestre emprunté quotidiennement par les bergers et leurs troupeaux.
La section terminale (disparue)

Les aquarelles d'Edward Lear (1848) révèlent l'existence d'une section bien plus monumentale que le pont de Dunavat : une structure à arcades multiples superposées, accolée directement au flanc rocheux de l'éperon de la citadelle, constituant le chaînon terminal entre le tracé en viaduc et les citernes intérieures[7]. La première aquarelle montre clairement cette jonction : deux niveaux d'arches massives longeant le rocher sous la forteresse, partie entièrement détruite en 1932 dont il ne subsiste aucune photographie antérieure à cette date. La seconde, datée et signée « Argyró Castro, 4. Novembr. 1848 », offre une vue panoramique du site dans laquelle le pont de Dunavat apparaît en arrière-plan dans son contexte paysager naturel, avec la forteresse à l'horizon et des personnages en costume albanais ottoman au premier plan[7].
Dans ses Journals of a Landscape Painter in Albania (Londres, 1851), Lear décrit la forteresse comme « reliée à la montagne parente uniquement par un aqueduc »[20]. Selon Robert Elsie, ces aquarelles fournissent « les seuls documents de constructions depuis longtemps disparues »[21]. Conservées majoritairement à la Bibliothèque Gennadius d'Athènes, ces œuvres sont dans le domaine public (auteur décédé depuis plus de 70 ans) et librement utilisables[7].
Les citernes de la forteresse
À l'intérieur de la citadelle, l'eau était stockée dans de grandes citernes voûtées souterraines, étanchéifiées par un mortier hydraulique et dimensionnées pour assurer l'autonomie d'une garnison de plusieurs milliers d'hommes[12]. Une citerne est encore visible dans la cour ouverte aux visiteurs[22]. Des études conduites après la proclamation de Gjirokastër comme ville-musée en 1961 ont permis d'identifier entre 500 et 700 citernes privées dans les maisons de la ville[23], témoignant de l'importance vitale du stockage de l'eau dans cette cité perchée en l'absence de tout réseau hydraulique antérieur à l'aqueduc.
Tracé géographique
Sources : le massif du Mali i Gjerë

Le tracé prend naissance aux sources karstiques du massif du Mali i Gjerë, dans le secteur dit de Sopot, au sud-ouest de Gjirokastër[4]. Ce massif calcaire constitue la ligne de partage des eaux entre le bassin adriatique et la vallée du Drino. La zone de captage la plus probable correspond à la crête orientale du massif, entre la Maja Makrigimit (1 601 m) et la Qafa e Sopotit (col de Sopot, 1 572 m)[6], versant oriental tourné vers Gjirokastër. Ces sources fournissent un débit pérenne et abondant, condition indispensable à l'alimentation continue d'un aqueduc gravitaire sur une telle longueur.
Le toponyme « Sopot » désigne dans ce massif un col (Qafa e Sopotit) et une gorge (Gryka e Sopotit) menant à ce col depuis le versant oriental, sans qu'un sommet ou une source portant ce nom ne soit répertorié dans les bases géographiques disponibles[5]. La formulation « mont Sopot » ou « Mali i Sopotit », présente dans certaines sources touristiques[4], constitue une simplification narrative sans correspondance toponymique officielle.
Orientation générale
L'eau s'écoule selon un axe sud-ouest / nord-est, depuis les hauteurs du massif montagneux vers la citadelle à 336 mètres d'altitude[4]. Sur les quelque 12 kilomètres du parcours, le canal franchit plusieurs obstacles topographiques : ravins, torrents et pentes irrégulières des collines intermédiaires. Le tracé longe les quartiers de Manalat et Dunavat avant d'atteindre la forteresse par son angle sud-ouest.
Le ravin de Dunavat
Le passage le plus délicat du tracé est le franchissement du ravin de Manala, dépression encaissée traversant le quartier de Dunavat. Le pont-viaduc conservé y maintient le canal à 16 mètres au-dessus du fond de ravin pour conserver la pente gravitaire nécessaire à l'arrivée en forteresse[8].
Arrivée à la citadelle
L'aqueduc aboutissait à l'angle sud-ouest de la forteresse par la section à arcades superposées aujourd'hui disparue, alimentant directement les citernes intérieures. Les fondations de trois piliers, encore visibles sur le col entre la forteresse et le quartier de Dunavat[10], constituent le dernier témoignage in situ de cette jonction.
Iconographie historique
Edward Lear (1848)
La source iconographique principale sur l'aqueduc à son état d'origine est l'œuvre du peintre et poète britannique Edward Lear (1812–1888). Lors de son voyage en Albanie ottomane, Lear séjourne à Gjirokastër les 3 et 4 novembre 1848 et réalise deux aquarelles d'une valeur documentaire exceptionnelle, cataloguées par Robert Elsie sur albanianart.net[7].
La première représente la section terminale à arcades superposées accolée à la forteresse, partie entièrement détruite en 1932 dont aucune photographie antérieure à cette date n'a été retrouvée. La seconde, datée et signée de la main de l'auteur, offre une vue panoramique du site dans laquelle le pont de Dunavat apparaît dans son contexte paysager naturel, avec la forteresse à l'horizon et des personnages en costume de l'époque au premier plan[7].
Selon Robert Elsie, ces aquarelles fournissent « les seuls documents de constructions depuis longtemps disparues »[21]. Conservées majoritairement à la Bibliothèque Gennadius d'Athènes, elles sont dans le domaine public (auteur décédé depuis plus de 70 ans) et librement utilisables[7].
Photographie Boissonnas (vers 1913)
Le photographe suisse Frédéric Boissonnas (1858–1946), mandaté par l'État grec pour documenter l'Épire lors des guerres balkaniques, a réalisé une vue générale d'Argyrokastro (Gjirokastër) dont la plaque de verre originale est conservée au Musée de la Photographie de Thessalonique[24]. Cette photographie, qui montre la ville dans son ensemble, constitue un témoignage visuel antérieur à la démolition de 1932, sans isoler spécifiquement l'aqueduc.
Démantèlement de 1932
En 1932, le roi Zog Ier d'Albanie commande la construction d'une nouvelle aile carcérale au sein du château de Gjirokastër, réalisée par des entrepreneurs italiens[15]. Pour ce chantier, la majeure partie des pierres de l'aqueduc sont prélevées et réemployées comme matériau de construction[9]. La prison, achevée en 1932, sera utilisée successivement par le régime royal, les forces d'occupation italiennes et allemandes durant la Seconde Guerre mondiale, puis par le régime communiste d'Enver Hoxha jusqu'en 1968[15].
La section terminale à arcades superposées, connue uniquement par les aquarelles de Lear, disparaît entièrement. Le pont de Dunavat est épargné, vraisemblablement en raison de son éloignement relatif du chantier[25]. Seules les fondations de trois piliers subsistent devant l'angle sud-ouest de la forteresse[10].
État actuel et protection
Vestiges subsistants
Trois catégories de vestiges témoignent encore de l'aqueduc après la démolition de 1932.
Le pont de Dunavat (Ura e Ali Pashës / Ura e Dunavatit / Ura me Tri Harqe), dans le quartier de Dunavat, demeure le vestige principal et le seul encore en élévation significative. Il est accessible à pied depuis la vieille ville en 30 minutes environ[25].
Les fondations de trois piliers devant l'extrémité sud-ouest de la forteresse, sur le col menant au quartier de Dunavat, sont encore visibles[10], mais rarement identifiées comme telles par les visiteurs.
Des traces du tracé dans le paysage entre le pont de Dunavat et la forteresse demeurent lisibles selon certains observateurs locaux[4].
Classement UNESCO
La vieille ville de Gjirokastër a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005 (bien n° 569) en tant que rare exemple de ville ottomane bien conservée[11]. Le classement couvre le château et l'ensemble du tissu urbain historique. Le pont de Dunavat bénéficie en outre d'une protection au titre de monument historique albanais.
Accès
Le pont de Dunavat est intégré à plusieurs circuits de randonnée proposés depuis Gjirokastër. L'itinéraire classique part de la place Çerçiz Topulli, traverse les quartiers de l'Ancien Bazar, Çfaka et Dunavat, avant d'atteindre le pont en 30 minutes environ, pour un dénivelé modéré[25]. L'accès est libre et gratuit. Le pont fait l'objet d'un inventaire dans le cadre du projet européen SMARTiMONY, cofinancé par l'Union européenne[26].
Notes et références
- Site officiel de Gjirokastër, « Ali Pasha Bridge », gjirokaster.al. Note : les dates 1811–1812 sont retenues selon la majorité des sources albanaises officielles ; certaines sources mentionnent 1812–1813 pour l'achèvement des travaux.
- Elsie, Robert. Historical Dictionary of Albania, 2e éd. Lanham : Scarecrow Press, 2010. Chronologie « 1787–1822 : règne d'Ali Pasha Tepelena en Albanie méridionale et Épire ».
- Gjirokastra360.al, « Gjirokastra Fortress » : « It is Petro Korçari who was entrusted with the construction of the castle during the era of Ali Pasha Tepelena. The Pasha appointed him as the official first architect of the Gjirokastra citadel. »
- Gjirokastra Foundation / GCDO, gjirokastra.org : « Through a 12 km aqueduct he brought drinking water from the mountains. »
- « Qafa e Sopotit », sur GeoNames (consulté le ) : col, comté de Vlorë, coordonnées 40°01'N / 20°06'E, altitude 1 572 m.
- « Maja Makrigimit », sur PeakVisor (consulté le ) : altitude 1 601 m, coordonnées 40°01'25"N / 20°05'54"E, comtés de Gjirokastër et Vlorë.
- Elsie, Robert (éd.). Albania in the Painting of Edward Lear (1848). albanianart.net. Deux aquarelles représentant Gjirokastër, datées 4 novembre 1848.
- Visit-Gjirokastra.com, « Ali Pasha Bridge » : « The Ali Pasha Bridge is made of stone, 16 meters high, 40 meters long, and 2.3 meters wide. »
- Visit-Gjirokastra.com, « National Museum of Armaments » : « Completed in 1932, the prison was commissioned by Albania's King Zog, and constructed by Italians. The stones were taken from the aqueduct that Ali Pasha had built. »
- Albania Travel Guide (albaniatravelguide.net), « Gjirokaster Castle » : « Today, only the foundations of three of its pillars stand in front of the southwestern end of the castle. » Gjirokastra.org : « Outside the castle, on the pass leading to Dunavat Quarter, remains of some of Ali Pasha's aqueduct piers can still be seen. »
- UNESCO WHC, « Historic Centres of Berat and Gjirokastra », bien n° 569. whc.unesco.org/en/list/569.
- Academia.edu, article collectif : Water Cisterns in Historical Houses, Gjirokastër. Cite notamment : Kamberi, Th., « Disa të dhëna mbi teknikën e ndërtimit të banesës gjirokastrite », Revista Monumentet, n° 2, 1971 (publication de l'Institut des Monuments de la Culture albanais).
- ↑ Gjirokastra360.al, citant Evliya Çelebi : « it is big, full, with water like a sea where they drink the inhabitants of the whole fortress. »
- ↑ Gjirokastra360.al : « In 1812 Omer Vrioni, who was in the service of Ali Pasha Tepelena, invaded the castle after cutting off its water and bombarding it with artillery brought from England. »
- Castles.nl, « Gjirokastër Castle » : « Ali Pasha used the castle as one of his residences, to house a garrison of 5 000 soldiers, and to store supplies. »
- ↑ Gjirokastra360.al : « Pasha appointed Petro Korçari as the main architect to build the castle, entrusting him not only the construction of the 'Pasha's Room' but also with the renovation of the castle settlement. »
- Evendo.com, « Ali Pasha Bridge » : « Its design reflects the craftsmanship of Gjirokastra stonemasons, who were renowned for their skills. »
- ↑ Hungariandreamers.com : « The ruler Ali Pasha of Tepelena commissioned a huge aqueduct to carry water from natural springs in the Sopot mountains to the castle. »
- Alamy, référence 2YDYEG5 : « The Ali Pasha Bridge is characterized by three arches which span a small river, set in a gorge in the Drino Valley area. Also called Dunavat Bridge and the Three-Eyed Bridge or Ura me Tri Harqe. »
- ↑ Lear, Edward. Journals of a Landscape Painter in Albania, &c. Londres : Richard Bentley, 1851. Disponible en domaine public sur Internet Archive.
- Wilson, Tim. « In the Footsteps of Edward Lear in Albania », traduit par David Hudhri, telegrafi.com : « In special cases, like the painting of the aqueduct in Gjirokastër, Lear provides us with the only documents of long-lost constructions. »
- ↑ Sandaltanman.com : « In the open part of the castle, you'll see a cistern, many towers, and the former barracks. »
- ↑ Academia.edu, Water Cisterns in Historical Houses, Gjirokastër : « Post-1961, Gjirokastër's water cisterns underwent systematic studies, revealing about 500–700 structures identified and restored by local authorities. »
- ↑ Musée national d'histoire de la Grèce, nhmuseum.gr, référence ΙΘ-244 : « View of Argyrokastro (Gjirokastër), Albania. Photographic copy from a glass plate of Fred Boissonnas, c. 1903–1923. The glass plate is at the Museum of Photography in Thessaloniki. »
- Visit-Gjirokastra.com, « Ali Pasha Bridge » : « The aqueduct was mostly demolished in 1932, but this section in the Dunavat Quarter remains. »
- ↑ SMARTiMONY (projet cofinancé par l'Union européenne), « Ali Pasha's Bridge », smartimony.eu/ali-pashas-bridge-2.
Bibliographie
Sources primaires
- Lear, Edward. Journals of a Landscape Painter in Albania, &c. Londres : Richard Bentley, 1851. [Domaine public, disponible sur Internet Archive]
- Çelebi, Evliya. Seyahatnâme (Livre des voyages), XVIIe siècle. [Cité via gjirokastra360.al]
Sources académiques
- Elsie, Robert. Historical Dictionary of Albania, 2e éd. Lanham : Scarecrow Press, 2010.
- Elsie, Robert (éd.). Albania in the Painting of Edward Lear (1848). albanianart.net.
- Kamberi, Th. « Disa të dhëna mbi teknikën e ndërtimit të banesës gjirokastrite. » Revista Monumentet, n° 2, 1971. [Institut des Monuments de la Culture albanais]
- Article collectif. Water Cisterns in Historical Houses, Gjirokastër. Academia.edu.
- Wilson, Tim. « In the Footsteps of Edward Lear in Albania. » Trad. David Hudhri. Telegrafi.com.
Sources officielles et institutionnelles
- UNESCO WHC. Historic Centres of Berat and Gjirokastra, bien n° 569. whc.unesco.org/en/list/569, 2005.
- ICOMOS. Rapport d'évaluation, Centres historiques de Berat et Gjirokastra, document UNESCO n° 153782.
- Gjirokastra Foundation (GCDO). gjirokastra.org.
- Site officiel de Gjirokastër. gjirokaster.al.
- Office du tourisme de Gjirokastër. visit-gjirokastra.com.
- SMARTiMONY (projet UE). smartimony.eu.
Voir aussi
- Ali Pacha de Tepelenë
- Château de Gjirokastër
- Gjirokastër
- Edward Lear
- Frédéric Boissonnas
- Robert Elsie
Liens externes
- Fiche UNESCO, bien n° 569
- Albania in the Painting of Edward Lear, Robert Elsie
- Gjirokastra Foundation (GCDO)
- SMARTiMONY, fiche pont de Dunavat
- Edward Lear, Journals of a Landscape Painter in Albania (1851), Internet Archive
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