Archambaud de Troyes

Archambaud de Troyes
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Fonction
Archevêque de Sens
Archidiocèse de Sens
-
Hildeman (d)
Anastase (d)
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnus
Père
Mère
Adélaïde de Chalon (d)
Autres informations
Consécrateur

Archambaud, dit de Troyes, parfois de Vermandois († ), est un évêque de Sens du milieu du Xe siècle.

Biographie

Origines

Archambaud (Archenbaldus)[1]) est le fils de Robert Ier de Vermandois, comte de Meaux et d'Aélis/Adélaïde, fille de Gilbert, comte de Chalon[2].

La notice du Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne perpétue la tradition présentant le prélat comme étant « élevé dans le luxe et les plaisirs, il garde les mœurs d'un soudard »[2].

Épiscopat

En 959, il est consacré archevêque de Sens par le pape Jean XII[2]. Il aurait obtenu son élection par Rainard le Vieux, son cousin et comte de Sens, et par Renaud, comte de Roucy et de Reims, beau-frère et conseiller du roi Lothaire[2].

Avec son cousin Renard Ier Rainard le Vieux, ils apportent leur soutient à son père pour chasser l'évêque de Troyes, Anségise[2],[3]. Les récits légendaires ajoutent qu'ils auraient participé à une bataille qui aurait battu Helpon, commandant des Saxons, à Villiers-Louis, en 959[2],[3].

Il participe à l'élévation des corps de Sainte Colombe et de Saint Loup, en 661, à la suite d'indications données d'un vieux moine[2].

Il participe au synode des évêques des provinces de Reims et de Sens, vers 962, convoqué par Lothaire, au cours duquel se discute la succession d'Artaud de Reims et à laquelle participe Hugues de Vermandois, son cousin[2]. Le concile rejette la candidature d'Hugues de Vermandois[2].

À la suite du grand incendie de , il s'installe à l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens[2]. Il aurait installé ses chiens et ses faucons dans les bâtiments claustraux de Saint-Pierre, excluant les moines des lieux et allant jusqu'à les faire tuer[2],[3].

Mort et succession

Faisant reconstruire la cathédrale, il meurt mystérieusement en 967[2],[3] ou le [4]. Son corps est retrouvé à terre, « inanimé et nu », dans le réfectoire[2],[3].

Son corps est inhumé à Saint-Pierre-le-Vif, dans la chapelle Saint-Rémi[4].

Anastase lui succède[4].

Notes et références

  1. ↑ Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. 2 : L'Aquitaine et les Lyonnaises, Paris, Thorin et fils, (lire en ligne), p. 389-395.
  2. Dugenne 1996, p. 37.
  3. Robert-Henri Bautier, Monique Gilles, en collaboration avec Anne-Marie Bautier, Chronique de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, dite de Clarius (Chronicon sancti petri vivi senonensis). Texte édité, traduit et annoté, Sources d'histoire médiévale, (lire en ligne).
  4. Fisquet 1867, p. 35.

Voir aussi

Bibliographie

  • Cornat, Notice sur les archevêques de Sens et les évêques d'Auxerre, Sens, Ch. Duchemin, , 115 p. (lire en ligne).
  • Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. I : A.-C., Société généalogique de l'Yonne, , p. 37, Archambaud.
  • Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 34-35.

Articles liés

Liens externes

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