Archidiocèse de Pise

Archidiocèse de Pise
(la) Archidioecesis Pisana
La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption et la tour penchée de Pise.
La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
et la tour penchée de Pise.
Informations générales
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Affiliation Région ecclésiastique de Toscane
Archevêque Mgr Saverio Cannistrà (it)
Langue(s) liturgique(s) italien
Superficie 847 km2
Création du diocèse IVe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse
Patron saint Rainier de Pise
Province ecclésiastique Pise
Diocèses suffragants Livourne
Massa Carrare-Pontremoli
Pescia
Volterra
Adresse Piazza Arcivescovado 18
56126 Pisa
Site web site officiel
Statistiques
Population 334 345 hab. (2016)
Population catholique 313 497 fidèles (2016)
Pourcentage de catholiques 93,8 %
Nombre de paroisses 166
Nombre de prêtres 146
Nombre de diacres 24
Nombre de religieux 46
Nombre de religieuses 361
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Pise (en latin : Archidioecesis Pisana ; en italien : Arcidiocesi di Pisa) est un archidiocèse métropolitain de l'Église catholique d'Italie appartenant à la région ecclésiastique de Toscane.

Territoire

L'archidiocèse se situe sur une partie de la province de Pise, les autres fractions de la province étant dans les diocèses de San Miniato et de Volterra. Il gère une partie des deux communes Collesalvetti et Cecina dans la province de Livourne. Il est archidiocèse métropolitain et possède 4 diocèses suffragants : Livourne, Massa Carrare-Pontremoli, Pescia et Volterra. Son territoire a une superficie de 847 km2 divisé en 166 paroisses regroupées en 9 archidiaconés. Le siège de l'archevêché est situé à Pise avec la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption. Dans la même ville, on trouve plusieurs églises qui sont des lieux de pèlerinage. L'église Sainte-Catherine-d'Alexandrie conservent les corps des bienheureuses Claire Gambacorti et Marie Mancini, religieuses dominicaines. L'église San Frediano garde les reliques du bienheureux Barthélémy Aiutamicristo tandis que le bienheureux Dominique Vernagalli (it) est dans l'église Saint-Michel de Borgo.

Histoire

Le diocèse de Pise naît dans les premières décennies du IVe siècle avec des frontières proches des limites des circonscriptions civiles de l’époque. Le 1er évêque connu est Gaudenzio, présent au concile de Rome de 313. Au VIe siècle, avec l'invasion des Lombards, le territoire diocésain subit une forte réduction au nord. Le , sous Daimbert de Pise, Pise est élevée au rang d'archidiocèse métropolitain. Par la bulle Cum universis du suivant, le pape Urbain II donne à Pise les diocèses suffragants d'Aléria et d'Accia.

Au siècle suivant, Gênes est également érigée en siège métropolitain et trois diocèses de Corse sont nommés suffragants. En 1446, Sienne est également érigée à la dignité d'archidiocèse et la province ecclésiastique de Pise lui donne comme suffragants les diocèses de Massa Marittima et de Populonia (de).

Situation de l'archidiocèse.

Le , l'archevêque Francesco Salviati est exécuté à Florence comme responsable de la conjuration des Pazzi. Au cours des quarante années suivantes, l'archidiocèse reste vacant et gouverné par des administrateurs apostoliques. En 1789, le pape Pie VI soustrait la piève de Massaciuccoli de l'archidiocèse de Pise pour le donner à Lucques, Le , le diocèse de Pontremoli est érigé et rattaché à la province ecclésiastique de Pise. mais fusionne Seravezza et Barga avec Pise.

L'archidiocèse perd une partie de son territoire au profit de la création du diocèse de Livourne, érigé le par la bulle Militantis Ecclesiae du pape Pie VII et fait suffragant de Pise. En 1822, le diocèse de Massa est érigé, également suffragant de Pise. Les derniers suffragants regroupés dans la province ecclésiastique de Pise sont les diocèses de Pescia et Volterra en 1856. Du 6 au , Pise accueille le XVIIe congrès eucharistique national italien, auquel assiste le cardinal Ermenegildo Florit en qualité de légat pontifical.

Primatie

L'archevêque de Pise[1] porte le titre de « primat de Corse et de Sardaigne ». L'évêque Landolfo de Pise fut d'abord nommé légat en Corse à titre personnel (bulle Quoniam propter, )[2], puis le vicariat de la Corse fut attaché à son siège ()[3]; élevé au rang de métropole, le diocèse de Pise engloba la Corse dans sa province ()[4], la perdit (1121), la retrouva (1126)[5], puis la partagea (1133) avec Gênes. Par contre, si la juridiction métropolitaine de Pise sur la Corse est bien attestée, les bulles pontificales n’employèrent jamais le terme de Corsicæ Primas utilisé par bien des auteurs : sans doute fut-il adopté (au moins depuis 1616)[6] par contamination du titre de primat de Sardaigne. La Corse, quant à elle, devint suffragante d’Aix-en-Provence (1801) puis de Marseille (2002). En 1092, Urbain II concéda à l'archevêque de Pise la légation perpétuelle en Sardaigne[7]; en 1133, Innocent II lui attribue deux diocèses sardes comme suffragants (perdus au XIVe siècle). Rome accorde à Pise la primatie sur la province sarde de Torres (, 1146, 1153/1154, , )[8], puis la primatie sur les trois provinces sardes de Cagliari, Torres et Arborea (, , 1186)[9], avec le titre de primat de Sardaigne (bulle Si sua cuique du [10], confirmée en 1200, 1204, 1218...) Cependant, lorsque les Pisans sont expulsés du domaine de la Sardaigne par les Aragonais (1324), ils perdent tous leurs droits sur les îles.

Évêques et archevêques de Pise

Références

  1. Jean-Philippe Goudot (préf. Pierrette Paravy), Primats, t. I : Origines et géographie, Paris, L'Harmattan, , 576 p. (ISBN 978-2-336-40275-8, présentation en ligne), p. 460-467 et Jean-Philippe Goudot, Primats, t. II : Papauté, conflits et mémoires, Paris, L'Harmattan, , 370 p. (ISBN 978-2-336-40278-9, présentation en ligne), p. 67-68.
  2. Jaffé-Kaltenbrunner, Regesta, I, p. 623, n°5046.
  3. Jaffé-Kaltenbrunner, Regesta, I, p. 628, n°5093.
  4. Jaffé-Kaltenbrunner, Regesta, I, p. 669, n°5464.
  5. Jaffé-Kaltenbrunner, Regesta, I, p. 830, n°7266.
  6. Synodus diœcesana Pisana, quam Franciscus Boncianus archiepiscopus Pisanus, insularum Corsicæ, & Sardiniæ primas, & in eis legatus natus habuit anno a Christi incarnatione 1616, Pisa, , couverture.
  7. J.-M. Poisson, « À Pise : Église et État à la conquête de la Sardaigne », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public, vol. 14,‎ , p. 120.
  8. P.F. Kehr, Italia pontificia, III, Berlin, , p. 325, n°26.29; p. 326, n°34.36.38.
  9. P.F. Kehr, Italia pontificia, III, Berlin, , p. 327, n°42; p. 328, n°47; p. 329, n°49.
  10. (la) Bulle Si sua cuique (consulté le 27 octobre 2013).

Voir aussi

Articles liés

Liens externes

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