Archidiocèse de Cagliari

Archidiocèse de Cagliari
(la) Archidioecesis Calaritanus
Cathédrale de Cagliari.
Cathédrale de Cagliari.
Informations générales
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Archevêque Giuseppe Baturi,
depuis 2019
Superficie 4 041 km2
Création du diocèse Peut-être au Ier siècle
Élévation au rang d'archidiocèse Ve siècle
Patron Saint Éphise (it)
Diocèses suffragants Diocèse d'Iglesias
Diocèse de Lanusei
Diocèse de Nuoro
Adresse Piazza Palazzo 4, 09124 Cagliari, Italia
Site web Site de l'archidiocèse
Statistiques
Population 576 000 hab. (2023)
Population catholique 563 000 fidèles
Pourcentage de catholiques 97,7 %
Nombre de paroisses 130
Nombre de prêtres 309 (174 diocésains et 135 religieux) plus 41 diacres
Nombre de religieux 144
Nombre de religieuses 86
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Cagliari (en latin : Archidioecesis Calaritana), un des 155 diocèses catholiques en Italie, est une métropole de l'Église catholique romaine qui fait partie de la région ecclésiastique de Sardaigne. Depuis 2019, l'archevêque titulaire est Giuseppe Baturi (it).

Le clergé du diocèse est constitué de 129 religieux séculiers et 191 religieux réguliers.

Situation de l'archidiocèse.

Territoire

Le diocèse s'étend sur 4 041 km² couvrant 133 paroisses et accueillant 562 251 fidèles baptisés (99,8 % de la population).

L'archidiocèse comprend le centre-est de la province de Cagliari et une petite partie de la province de Nuoro.

Le siège archiépiscopal est la ville de Cagliari, où se trouve la cathédrale Sainte-Marie. À Cagliari sont également la basilique San Saturnino, la basilique Sainte-Croix, la basilique Notre-Dame de Bonaria. À Quartu Sant'Elena se trouve la basilique Sainte-Hélène impératrice (it).

Le territoire est divisé en 133 paroisses.

Historique

Le diocèse de Cagliari a des origines anciennes. Une tradition tardive reconnaît comme premier évêque saint Avendrace (it), il aurait occupé le siège épiscopal de 70 à 77 (ou 87) où il fut martyrisé. Cette tradition est loin d'être certaine, même si un quartier de Cagliari porte son nom. Sur sa tombe a été construite l'église Sant'Avendrace, probablement en 202. Au XVIIe siècle, lors de modifications de l'édifice, fut découvert un hypogée du Ier siècle.

Le premier évêque de Cagliari certainement documenté est Quintasio, attesté en 314, puis le célèbre théologien Lucifer de Cagliari (353- vers 370).

Les évêques de Cagliari reçurent, en la personne de Lucifer II, le titre d'archevêque en 484.

À l'époque médiévale sa juridiction s'étendait sur les curatorie du Campidano, Colostrai, Decimomannu, Gipi, Nora et Nuraminis. Sa juridiction s'étendit en 1420 au diocèse de Suelli, en 1495 à celui de Galtellì, en 1503 à celui de Dolia et, en 1506, à celui de Sulcis.

Au cours des siècles suivants, certains diocèses ont de nouveau accédé à l'indépendance : en 1824 une partie du diocèse de Suelli forma le diocèse de Ogliastra, aujourd'hui diocèse de Lanusei, le diocèse d'Iglesias a été érigée en 1763, le diocèse de Galtellì a été restauré en 1779 et transféré à Nuoro.

L'archevêque de Cagliari portait aussi les titres de « Vessillario » (porte-drapeau ou gonfalonnier) de la Sainte Église romaine (jusqu'à Vatican II), et baron de Suelli et de San Pantaleo (jusqu'en 1951).

Le la ville de Cagliari a été visité par le pape Benoît XVI, à l'occasion du centenaire du patronage de la Vierge de Bonaria sur la Sardaigne, proclamé par le pape Pie X.

Primatie

Le titre de "primat de Sardaigne et de Corse" aurait été adopté, dans un acte du , par l'archevêque de Cagliari Antonio Dexart (1403-1413)[1], puis par ses successeurs Ludovico Fenollet (1468), Pietro Pilares (1507), Baltasar de Heredia (1554), Antonio Parragués de Castillejo (1567)[2]... Il aurait reçu une confirmation indirecte dans des Brefs de Calixte III (1456), Alexandre VI (1496), Pie V (1567, 1569, 1572) et Sixte V (1585)[3],[4],[5]. On peut faire l’hypothèse d’un titre pris unilatéralement par les archevêques de Cagliari pour contrer les revendications primatiales des archevêques de Pise, à un moment où la Sardaigne, restée l’obédience de l’antipape Benoît XIII, pouvait être vue par ce pape comme un utile contrepoids face à la nouvelle obédience créée précisément au concile de Pise (1409). Une réactivation des prétentions des archevêques de Cagliari (1574, 1589)[6],[7] amena une vive réaction des archevêques de Sassari puis d'Oristano, qui firent appel à Rome et prirent eux-mêmes le titre de primats. Après des décennies de procédure, la Rote rendit quatre sentences ([8], [9], [10], [11]), rejetant les arguments historiques présentés par Sassari pour revendiquer une haute antiquité du siège et confirmant la plus grande antiquité de Cagliari0[12], sans pour autant rendre une sentence décisive sur le fond0[13], de sorte que chaque prétendant put continuer à se dire primat[14]. La hache de guerre ne fut enterrée par les évêques sardes que lors de leur réunion à Oristano (1876), lorsqu’ils admirent que le conflit pour la primatie avait profondément divisé l’Église sarde et l’avaient privée d’un centre d’action dont les circonstances difficiles leur imposaient désormais la nécessité[15].

Liste des archevêques

Source

Annexes

Bibliographie

Références

  1. Ambrogio Machin, Defensio sanctitatis beati Luciferi archiepiscopi Calaritani. Sardiniœ, et & Corsicœ Primatis, & aliorum Sanctorum, quos colit Calaritana Ecclesia. Necnon, & Primatus Archiepiscopi Calaritani, & ejus Primatialis Ecclesiœ, una cum Decisionibus Sacrœ Rotœ Romanœ, II, Cagliari, , p. 62.
  2. Machin 1639, p. 63-64.
  3. A. Barbosa, Collectanea doctorum tam veterum, quam recentiorum, in ius pontificium vniversum, I, Lyon 1636, In Lib. II Decretal., de Præscriptionibus, Tit. xxvi, Capit. Si diligenti, xvii, § sicut tota Sardinia, 635.
  4. D. Bonfant, Breue tratado del primado de Cerdeña, y Corsega, en fauor de los Arçobispos de Caller, y del Reale Patronasgo de su Magestad, que le tiene fundado en la dignidad Primacial de la Santa Iglesia de la Ciudad de Caller, cabeça de todo el Reyno de Cerdeña, Cagliari 1637, 35-37.
  5. Machin 1639, p. 52-53.
  6. F. Floris (dir.), GES, vol. III, Sassari, , p. 127.
  7. (it) P. Martini, Storia ecclesiastica di Sardegna, vol. II, Cagliari, , p. 322.
  8. Machin 1639, p. 227-230.
  9. Machin 1639, p. 231-239.
  10. Machin 1639, p. 240-244.
  11. Martini 1840, p. 332-333.
  12. Martini 1840, p. 331.
  13. Martini 1840, p. 332.
  14. G. Manno, Storia di Sardegna, I, Milano 1835, 193 et note 1.
  15. https://www.beweb.chiesacattolica.it/regioni/regione/E16/Sardegna.

Articles connexes

Liens externes

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