Archives lesbiennes du Québec

Archives lesbiennes du Québec
Bureau des Archives lesbiennes du Québec
Bureau des Archives lesbiennes du Québec
Informations générales
Type LGBT au Québec
Création 1983
Forme juridique Organisme sans but lucratif
Informations géographiques
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Ville Montréal
Adresse 251, avenue des Pins Ouest, Montréal, QC H2W 1R6
Coordonnées 45° 30′ 46″ nord, 73° 34′ 44″ ouest
Site web www.archiveslesbiennesduquebec.ca
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Archives lesbiennes du Québec
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Archives lesbiennes du Québec

Les Archives lesbiennes du Québec (ALQ) sont un organisme à but non lucratif basé à Montréal, Québec, qui a pour but de retrouver, conserver et partager les traces des lesbiennes québécoises[1]. Les archives, fondées en 1983, contiennent des milliers de documents et objets ayant pour sujet la présence des lesbiennes, autant au Québec qu'à l'international[2].

Historique

L'organisme est officiellement fondé le 14 avril 1983 par quatre amies cofondatrices : Bernice Mae Butler, Danielle Charest, Anne Michaud et Zaïda Radja[3]. Les Archives lesbiennes du Québec sont à l'origine connue sous le nom « Traces Archives lesbiennes ». Elles ont pour mission de « recueillir et classifier toutes les informations et les documents rendant compte de l'existence, de la réflexion politique et de la créativité des lesbiennes, au niveau québécois et international, et rendre cette documentation accessible à toutes les lesbiennes »[4]. À ce moment, la collection est constituée et conservée dans l'appartement de Bernice Mae et Zaïda qui est également un restaurant nommé « la Kahéna ». Elles s'inscrivent dans la volonté de construire une mémoire collective pour les lesbiennes et développer une solidarité lesbienne internationale[5].

Dans les années 1980, les lesbiennes débutent à accorder une importance à leur histoire. En effet, l'existence de périodiques comme Amazones d'hier, Lesbiennes d'aujourd'hui, La Fricassée et Ça s'attrape!! ainsi que des évènements importants, comme la journée de visibilité lesbienne de 1982, dressent les premiers jalons de ce mouvement. Les Archives lesbiennes du Québec naissent dans ce contexte d'effeverscence des mouvements lesbiens[3],[6].

En 1986, les Archives lesbiennes Traces sont reprises par un second collectif qui conserve la collection à l'école Gilford, une école publique à l'abandon devenu un lieu de rencontre et de mobilisation pour plusieurs collectifs de lesbiennes[3],[6]. Cette époque favorise l'acquisition de plusieurs documents dans la collection. Cette année marque également l'inscription des Archives Traces lesbiennes au registre des entreprises du Québec[3].

En 1994, l'école Gilford ferme ses portes et les archives sont forcées de trouver un nouveau lieu où héberger la collection. Une lesbienne du quartier accepte de prendre soin des archives et d'héberger les documents dans son appartement. Les documents y resteront jusqu'en 2001, lorsque la collection intègre le Centre communautaire LGBTQ[2]. Dans ce nouveau lieu, un troisième collectif se constitue[2].

En 2017, les Archives lesbiennes du Québec sont constituées en personne morale comme organisme sans but lucratif. Depuis 2023, la collection et le collectif sont désormais installés à la Cité-des-Hospitalières, située sur le Plateau Mont-Royal. L'ancien monastère des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph est aujourd'hui un lieu en occupation transitoire qui accueille plusieurs organismes communautaires, dont les Archives lesbiennes du Québec[7].

Collection

La collection est à l'origine constituée avec l'objectif de « ramasser des informations et des documents qui rendent compte de l'existence, de la réflexion et de la créativité des lesbiennes, au niveau québécois et international »[6]. Le premier collectif lance des appels à la communauté pour collecter du matériel « pour que les lesbiennes ne brûlent plus leurs lettres d'amours, qu'elles sauvegardent tout ce qui est témoin de leurs vies, tout ce qui est, en fait, significatif de leurs histoires, aussi bien individuelles que collectives »[6]. Le second collectif s'est assuré de poursuivre la cueillette de documents, de réorganiser le système de classification et de créer un répertoire bibliographique[6].

Aujourd'hui, la collection est composée de plusieurs centaines de périodiques, dont Long Time Coming (1973 - 1976), la première revue lesbienne anglophone de Montréal, Les Sourcières (1980 - 1982), la première revue lesbienne francophone de Montréal, Amazones d'hier, Lesbiennes d'aujourd'hui (1982 - 2014),Treize (1984 - 2008), L’Évidente lesbienne (1984 - 1990), le Bulletin du Projet Lavande (1986 - 1989), Info Lesbo (1990 - 1993) et Lez Spread the Word (2012 -) pour en nommer que quelques-unes. La collection comprend également des fonds d'archives de groupes politiques, culturels ou sociaux, des fonds d'archives personnelles, de documents iconographiques (affiches, photos, cartes postales), d'artefacts (macarons, bannières, t-shirts, cartons d’allumettes, etc.) ainsi qu'une importante collection de livres publiés au Québec et au Canada[8].

Activités et expositions

À l'été 2025, les Archives lesbiennes du Québec réalisent avec l'accompagnement du Centre des mémoires montréalaises (MEM) l'exposition « Pour que nos mémoires vivent ! Sur les traces d'une histoire lesbienne à Montréal » du 25 juin au 12 octobre 2025 au MEM[9].

Notes et références

  1. ↑ (fr-CA) « Mission – Archives lesbiennes du Québec » (consulté le ).
  2. « Les Archives lesbiennes se racontent… », sur Encyclopédie du MEM, (consulté le ).
  3. Fallon Rouillier, Conserver et transmettre les mémoires : l’histoire des archives Traces lesbiennes de Montréal (1983-1994), Montréal, Université du Québec à Montréal, , 221 p. (lire en ligne), p. 38, 43.
  4. ↑ (fr-CA) Julie Vaillancourt, « 40 ans d’Archives lesbiennes, ça se fête ! », sur Fugues, (consulté le ).
  5. ↑ Le Réseau des Lesbiennes du Québec, Archives Lesbiennes : D'hier à aujourd'hui, Montréal, Éditions Saphiques du RLQ, , 670 p. (ISBN 978-2-9820765-2-5, lire en ligne), p. 340.
  6. Geneviève Arsicaud et Pascale Noizet, « Les archives de Montréal, une histoire de Traces », Amazones d'hier lesbiennes d'aujourd'hui, vol. 25,‎ , p. 67-75.
  7. ↑ « Accroître les impacts de l’occupation transitoire | UQAM », sur actualites.uqam.ca, (consulté le ).
  8. ↑ (fr-CA) « Collections – Archives lesbiennes du Québec » (consulté le ).
  9. ↑ « Pour que nos mémoires vivent! Sur les traces d’une histoire lesbienne à Montréal | MEM – Centre des mémoires montréalaises », sur memmtl.ca, (consulté le ).

Bibliographie

  • Fallon Rouillier, Conserver et transmettre les mémoires : l’histoire des archives Traces lesbiennes de Montréal (1983-1994), Montréal, Université du Québec à Montréal, , 221 p. (lire en ligne), p. 38, 43.
  • Le Réseau des Lesbiennes du Québec, Archives Lesbiennes : D'hier à aujourd'hui, Montréal, Éditions Saphiques du RLQ, , 670 p. (ISBN 978-2-9820765-2-5, lire en ligne), p. 340.

Annexes

Article connexe

Liens externes

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