Arguin (patrouilleur)
| Arguin | |
| Type | patrouilleur |
|---|---|
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | Marine mauritanienne |
| Chantier naval | Chantier naval Iantar, Kaliningrad Fassmer, Berne/Motzen |
| Fabrication | acier |
| Commandé | 1998 |
| Lancement | 17 juillet 2000 |
| Commission | 2000 |
| Statut | en service |
| Équipage | |
| Équipage | 13 + 19 passagers |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 54,5 m |
| Longueur de flottaison | 48,0 m |
| Maître-bau | 10,9 m |
| Tirant d'eau | 4,50 m |
| À pleine charge | 1000 tonnes |
| Propulsion |
|
| Puissance | 2775 ch |
| Vitesse | 16 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | Armes légères |
| Électronique | 2 radars |
| Rayon d'action | 15000 milles marins à 11 nœuds[1] |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Nouakchott |
| Indicatif | 5TGD[3],[4],[5] |
| MMSI | 654401200[3],[4],[5],[6],[2],[7] |
| IMO | 9218806[2],[3],[4],[5],[6] |
| Coût | 1,5 million d’euros[8] |
L'Arguin (en arabe : أرغين ) est un patrouilleur de police des pêches de la Marine mauritanienne. Il porte le nom d’un cap, une île et un banc de sable qui est aussi une réserve naturelle, tous situés en Mauritanie. L’île a notamment abrité une forteresse portugaise entre 1453 et 1633[8],[9].
Conception
L'Arguin a une longueur hors tout (LHT) de 54,5 mètres[1],[3],[5],[7],[8], et 48,0 m à la ligne de flottaison, une largeur de 10,6 m[3],[7], un tirant d'eau de 4,50[1] (ou 4,60[3]) m, un déplacement de 1038 tonnes à pleine charge[4],[2],[8] et une jauge brute de 844 tonnes[4],[2],[7]. Il est propulsé par deux moteurs Diesel MaK 6M20 d’une puissance totale de 2775 ch, entraînant deux arbres d'hélice. La vitesse maximale est de 16 nœuds[1] (13,4 nœuds selon d’autres sources[8]). Le rayon d'action est de 15000 milles marins à 11 nœuds[1].
L'Arguin a pour équipement électronique deux radars[1]. Il ne possède pas de pièce d’artillerie principale[8] et n’est armé que d’armes légères. Son équipage est de 13 hommes, avec la capacité d’embarquer 19 passagers. Il dispose d’une annexe, une vedette de 9,8 m de longueur qui permet d’effectuer l’inspection de navires suspects. Elle est lancée par une rampe à l’arrière[1].
Historique
La Marine mauritanienne a été créé en 1966 sous la forme d’une unité de marine, qui est devenue en 1976 l'actuelle Direction de la Marine nationale[10]. Sa mission est de protéger les eaux territoriales du pays, qui comptent parmi les plus poissonneuses du monde[10],[11], avec un littoral long de 750 kilomètres et une zone économique exclusive de 235 000 kilomètres carrés[12]. Elle s'occupe, entre autres, de la maitrise des risques liés à l'activité en mer : accidents, naufrages, pollutions, etc. Afin d’être en mesure de remplir ces missions délicates, la Marine mauritanienne a consenti des dépenses importantes pour agrandir sa flotte[10].
Dans ce contexte, l'Arguin a été commandé en 1998[1] à la société allemande Fassmer Werft à Berne[2],[8] / Motzen[1], en Allemagne, pour un coût de 1,5 million d’euros[8]. Fassmer Werft a sous-traité la construction de la coque au chantier naval Iantar à Kaliningrad, Russie[1]. Le navire a été construit en 2000[1],[2],[8],[4],[5],[7] et mis au service le [1].
En juin et , il a bénéficié d’un grand carénage d’une durée de deux mois au chantier naval Zamakona Yards aux Îles Canaries (Espagne)[8].
En , il a participé aux opérations de recherche et sauvetage à la suite d’une collision, survenue dans la soirée du au large de Nouadhibou, qui a entraîné le naufrage d’un bateau de pêche avec son équipage. L’accident est survenu entre le navire de pêche mauritanien Tafrah 2 et le bateau Fu Yuan 6076 à 12 milles marins du Ras Nouadhibou (environ 23 kilomètres au large de Nouadhibou). Il a entraîné le naufrage du bateau de pêche et la perte de son équipage. Selon le ministère de la Pêche mauritanien, les garde-côtes ont été informés de l’accident à 23 heures, et une unité de recherche et de sauvetage est arrivée sur les lieux à bord d’un hors-bord à 4 heures du matin. Elle a commencé à se coordonner avec le navire Tafra 2 et plusieurs autres navires présents dans la zone. Les plongeurs ont commencé à plonger le , malgré des conditions de mer difficiles, et ont pu localiser l’épave à 38 mètres de profondeur à l’aide d’un sonar, malgré la mauvaise visibilité et la pression dans les profondeurs marines. L'Arguin est également arrivé dans la zone de recherche, où il a participé aux opérations pour retrouver les cinq marins mauritaniens portés disparus. Un hélicoptère de la Garde civile espagnole s’est joint aux recherches, dans le cadre de la coordination opérationnelle entre les garde-côtes mauritaniens et leurs homologues espagnols[13].
En , l'Arguin a évité un autre naufrage. Il a secouru dans les eaux territoriales mauritaniennes 108 migrants clandestins qui se trouvaient à bord d’une embarcation en provenance de Gambie. Quand l’embarcation est tombée en panne, les migrants (parmi lesquels des femmes, des enfants et un nourrisson) étaient sur le point de se noyer lorsque l’équipage de l'Arguin' les a récupérés et leur a prodigué les premiers secours, avant de les ramener en sécurité au quai des garde-côtes à Nouadhibou. Après cette opération de sauvetage humanitaire, les autorités administratives et sécuritaires compétentes, ainsi que les organisations concernées, ont été informées pour prendre en charge ces personnes selon les procédures opérationnelles standard en vigueur dans ce genre de situation[14].
Notes et références
- (en-US) Ivan Gogin, « ARGUIN patrol ship (2000) - Mauritania », sur fighting ships of the world, (consulté le ).
- (en) « ARGUIN, OMI 9218806 », sur BalticShipping.com (consulté le ).
- (en) « Ship ARGUIN (Fishery Patrol Vessel) Registered in Mauritania - Vessel details, Current position and Voyage information - IMO 9218806, MMSI 654401200, Call sign 5TGD », sur MarineTraffic (consulté le ).
- (en-US) « ARGUIN, IMO 9218806 - Ship info, Owner, Manager, ISM, P&I Club, PClassification Society, contacts », sur Marine Traffic (consulté le ).
- (en) www.trusteddocks.com, « The ship ARGUIN - IMO: 9218806 - Fishing Vessel » (consulté le ).
- « ARGUIN, Autre type Bateau, MMSI 654401200 », sur Trackipi (consulté le ).
- « ARGUIN, Fishing Support Vessel - Détails du bateau et situation actuelle - IMO 9218806 », sur VesselFinder (consulté le ).
- Fabrice Wolf, « Modernisation de la Marine nationale mauritanienne (2014 – 2019) », sur Meta-Defense.fr, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Marco Ramerini et Dietrich Köster, « Arguin: A Portuguese Fortress in Mauritania 1445-1633 », sur Colonial Voyage, (consulté le ).
- « La Marine Nationale », sur ARMEE, (consulté le ).
- ↑ Cheikh Sidya, « La Mauritanie investit dans la protection de ses côtes », sur le360afrique.com, (consulté le ).
- ↑ (es) Jesús M. Pérez Triana, « Unidades navales mauritanas de origen chino », sur Flanco Sur, (consulté le ).
- ↑ « Nouadhibou : Un hélicoptère espagnol et le navire Arguin se joignent aux efforts de recherche des marins disparus en mer », sur CRIDEM (Carrefour de la République Islamique DE Mauritanie), (consulté le ).
- ↑ « La Mauritanie sauve des dizaines de migrants en provenance de Gambie », sur CRIDEM (Carrefour de la République Islamique DE Mauritanie), (consulté le ).
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