Aristide De Ranieri
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(à 89 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Aristide Vincenzo Antonio De Ranieri |
| Nationalité | |
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Aristide Vincenzo Antonio De Ranieri dit Aristide de Ranieri, né à Carrare (Italie) le [1] et mort à l'hôpital Sainte-Anne dans le 14e arrondissement de Paris le [2], est un sculpteur italien qui a essentiellement vécu et travaillé en France[3].
Il exécuta de nombreuses œuvres dans le style Art nouveau en marbre, bronze, régule, biscuit, terre cuite et plâtre, toutes signées A. de Ranieri.
Biographie
Aristide De Ranieri est issu d'une dynastie de sculpteurs sur marbre toscans. Son père, Angiolo De Ranieri originaire de Querceta (1834-1911), sculpteur formé dans les ateliers de Pietrasanta et de Carrare et ses frères Ermenegildo (1862-1919) et Ferruccio (1867-1957), ont orné les principaux monuments des villes et des cimetières de Viareggio et de Pietrasanta à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ses neveux Dino De Ranieri, fils d'Ermenegildo, et Lelio De Ranieri (1890-1967), fils de Ferruccio, poursuivirent la tradition familiale jusqu'au milieu du XXe siècle[4].
Formé dans l'atelier familial de Pietrasanta et à l'école des Beaux-Arts de Carrare, il est envoyé à Paris par son père pour ouvrir en 1893 une succursale de la société Angiolo De Ranieri e figli au 10 de la rue de Perceval dans le 14e arrondissement. Parallèlement à ses activités de représentant en France de l'entreprise familiale, Aristide De Ranieri installe un atelier de sculpture rue Vercingétorix où il crée ses propres œuvres dans le style Art nouveau alors en pleine ascension. Sociétaire de la Société des artistes français, il figure régulièrement dans les Salons de Paris où il obtient la mention honorable en 1899. La production de céramiques devient la principale activité d'Aristide De Ranieri jusqu'à la déclaration de guerre en 1914[4].
Trop âgé pour être mobilisé, il poursuit ses activités mais rencontre des difficultés pour écouler ses créations auprès d'une population préoccupée par les nécessités du quotidien en temps de guerre. Il doit interrompre sa production et, pour vivre, en vient à proposer des dessins à caractère patriotique à des journaux et à des revues parisiennes comme La Baïonnette. Pendant toute cette période, on retrouve également sa signature sur de nombreuses caricatures diffusées sous forme de cartes postales utilisées comme support de propagande anti-allemande. Après la fin du conflit, Aristide De Ranieri tente de reprendre son activité de sculpteur et de céramiste, mais il constate que le style art nouveau qui a fait sa notoriété est passé de mode. Ne rencontrant plus la faveur d'un public il prend la décision de fermer définitivement son atelier et entreprend une nouvelle carrière dans la statuaire académique essentiellement pour des commandes d'État pour des monuments aux morts et ouvrages commémoratifs[4].
Sa dernière œuvre connue, un médaillon commémoratif de la traversée de l'Atlantique par les aviateurs Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, date de 1929[4].
Mort à l'hôpital Sainte-Anne à l'âge de 89 ans, Aristide de Ranieri est inhumé le au cimetière du Montparnasse (10e division)[5]. Il était marié depuis à Eugénie Bouvais, fille d'un coutelier parisien. Leur fils unique, Alexandre (1900-1993), ne reprendra pas l'activité de son père et deviendra éclairagiste[6].
Œuvres
Œuvres exposées au Salon de Paris
- Salon de 1894
- Les Pigeons voyageurs[7].
- Salon de 1896
- Le Message, statue en plâtre (n° 3780)[8].
- Salon de 1898
- Tentation, statuette de femme en marbre (n° 3795)[9].
- Salon de 1899
- Ange gardien (n° 3862). Mention honorable[10].
- Vérité (n° 3862).
- Salon de 1900
- L'Ange du tombeau, statue en marbre blanc pour une chapelle mortuaire (n° 2112)[11].
- Salon de 1901
- Portrait de M. C. de Viner, buste en marbre et pierre lithographique (n° 3496)[12].
- Salon de 1902
- Portrait de S.M. Victor-Emmanuel III, roi d'Italie, buste en plâtre (n° 2800)[13],[14].
- Salon de 1903
- L'Escrime, statuette en plasticine (n° 3124)[15].
- Salon de 1905
- Salon de 1909
- Au petit Trianon, bronze à patine brune[17]..
- Salon de 1911
- Frisson, statuette en marbre (n° 3764)[18].
- Salon de 1912
- Saute-Mouton, groupe à cire perdue (n° 3986). M. Montagutelli, fondeur[19].
- Salon de 1913
- Salon de 1933
- Un Poupon, buste en bronze (n° 4249)[22].
Autres lieux d'exposition
- Galerie Georges Petit
- Exposition Paris-Province ()[23]
- Exposition internationale de Venise de 1904
- L'Ange de la paix, monument en marbre blanc.
- Salon de Calais de 1906
- Le Message, buste en marbre
- Le Muguet, marbre
- La Chanson, buste en terre cuite
- La Candeur, buste en marbre
- Judith, buste en marbre
- Phryné
- La Musique
- La Libellule
- Salon de Calais de 1908
Œuvres exposées dans les musées et lieux publics
- L'Ange du tombeau (Salon de Paris 1900) au cimetière de Calais-Sud[25].
- L'Ange de la Paix (Exposition internationale de Venise de 1904) au cimetière de Gênes[26].
- Méphisto au luth, sculpture en plâtre blanc. Musée d'art et d'histoire de Brive-la-Gaillarde.
- Médaillon commémoratif de la traversée de l'Atlantique par Costes et Bellonte, bas-relief en plâtre moulé daté de 1929. Musée national de la coopération franco-américaine, château de Blérancourt.
Autres œuvres
- Vilbert dans Mon curé chez les riches, statuette en plâtre peint (1925)
- Al grande artefice della Italia nuova, il fascio di Parigi, médaille en bronze (1926)[27]
- L'Angélus, paire de vases en régule patiné bronze, d'après le tableau de Jean-François Millet[28]
- La boule de neige, sujet lampe en régule[29]
- La Fileuse, sujet lampe en régule[30]
- Gavroche, sujet lampe en régule[31]
- Étoile filante, buste de femme en bronze[32]
- Aux colonies, sujet militaire en bronze[33]
- Marguerite[34] et Rose, paire de sujets en bronze.
- Aux champs, sujet en bronze[35].
- Quasimodo, sujet lampe en plâtre peint[36]
- La Libellule, sujet en bronze[37]
- La Source et La Cueillette, paire de vases en terre cuite[38]
- L'Enfant au papillon, sujet en terre cuite
- La première cigarette, sujet lampe en terre cuite polychrome, publicité pour le papier à cigarette JOB
- Beethoven, buste en terre cuite
- Lion à l'affut, sujet en plâtre à patine bronze
- Femme à la mandoline, buste en régule
- Bécassine, sujet en plâtre peint
- Les Trois enfants vendangeurs, groupe en biscuit
- Le retour des vendanges, sujet en régule patiné
- Bébé dort, sujet en terre cuite patinée
- Au bord de la mer, sujet en régule patiné
- Poulbot
- Terpsichore, statuette en marbre blanc
- Le Lys, buste de jeune femme en terre cuite
- Petit Pierrot, sujet lampe, technique mixte, bois, terre cuite et métal
- Accord
- Pendules[39], encriers, vases, lampes...
Prix
- Mention honorable décernée par la Société des artistes français le [40].
Distinctions
Officier d'académie (arrêté du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts de 1899).
Bibliographie
- Albert Poncin, Aristide de Ranieri, notice biographique parue dans La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais en [41].
- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 8, Gründ, 1976, p. 601.
- James Mackay, The dictionary of Western sculptors in bronze, Woodbridge, 1977, p. 311 (ISBN 0902028553).
Notes et références
- ↑ Acte de mariage n° 1739 (vue 28/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 14e arrondissement, registre des mariages de 1908.
- ↑ Acte de décès n° 4225 (vue 26/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 14e arrondissement, registre des décès de 1954.
- ↑ Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 8, Gründ, 1976. p. 601
- « Grand Vase Terre Cuite Art Nouveau Aristide De Ranieri », sur antiquites-en-france.com (consulté le ).
- ↑ Cimetière du Montparnasse. Registre d'inhumation 1954-1955, n° d'ordre 2915 à consulter sur le site Généanet.
- ↑ « Bronze patine doré 1900 " la jeune fille à la capeline" par Aristide De Ranieri », sur antiquites-en-france.com (consulté le ).
- ↑ Aristide de Ranieri. La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais, juin 1906, p. 90, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Sculpture. Ranieri (Aristide de). Explication des ouvrages de peinture, sculpture [...] exposés au Palais des Champs-Élysées le 1er mai 1896., p. 338, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon. Sculpture à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Les récompenses. Sculpture. Mentions. Revue populaire des beaux-arts, 7 janvier 1899, p. 349, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Salon de 1900. La peinture et la sculpture religieuses. L'Univers, 15 avril 1900, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon. Sculpture à lire en ligne sur Gallica. La notice précise que l'œuvre appartient au marquis de Viner.
- ↑ Sculpture. Ranieri (Aristide de). Explication des ouvrages de peinture, sculpture [...] exposés au Grand Palais des Champs-Élysées le 1er mai 1902, p. 293, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Les artistes étrangers au Salon de 1902. L'Européen, 17 mai 1902, p. 13, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Sculpture. Ranieri (Aristide de). Explication des ouvrages de peinture, sculpture [...] exposés au Grand Palais des Champs-Élysées le 1er mai 1903, p. 335, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon. Sculpture à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ [1]
- ↑ Catalogue du Salon. Sculpture à lire en ligne sur Gallica. Le catalogue précise que l'œuvre appartient à un certain M. Kuhn sans autre renseignement.
- ↑ Catalogue du Salon. sculpture à lire en ligne sur Gallica. Le catalogue précise que l'œuvre appartient à un certain M. Bayard sans autre renseignement.
- ↑ Sculpture. Ranieri (Aristide de). Explication des ouvrages de peinture, sculpture [...] exposés au Grand Palais des Champs-Élysées le 30 avril 1913, p. 363, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Ranieri (A. de). Tragédie. Société des artistes français 1913. Catalogue illustré du Salon. Peinture et sculpture., p. 207, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon. Sculpture à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Exposition "Paris-Province". Chez Georges Petit. Le Moniteur du dessin, de l'architecture et des Beaux-Arts, 15 mai 1902, p. 176, à Gallica.
- ↑ Une visite au Salon. La Revue des artistes du Nord, août-septembre 1908, p. 119, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ A de Ranieri. L'ange du tombeau. La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais, juillet 1906, p. 1, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Aristide de Ranieri. La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais, juin 1906, p. 90, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Une médaille fasciste. Comoedia, 1er juin 1926, p. 6, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Vases artistiques en cuivre et bronze imitation. Catalogue de la Manufacture françaises d'armes et cycles de Saint-Étienne, année 1914, p. 845, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Sujets en bronze imitation avec lumière électrique. Catalogue de la Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne, année 1922, p. 436, à lire en ligne sur Gallica
- ↑ Même référence que La boule de neige et Gavroche.
- ↑ Même référence que La boule de neige et La frileuse.
- ↑ Bronzes d'art artistiques. Catalogue de la Manufacture française d'armes et de cycle de Saint-Étienne, année 1905, p. 347, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Même référence qu' "Étoile filante".
- ↑ Bronzes d'art artistiques. Catalogue de la Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne, année 1906, p. 414, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Même référence que Marguerite.
- ↑ Renseignements utiles. Bazar de l'Hôtel-de-Ville. Rustica, 18 juillet 1937, p. 20, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ La fête de Foix. Tombola. L'Avenir, 8 septembre 1907, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Au Bon Marché-Paris. Au Bon Marché. Étrennes-Jouets, 6 décembre 1914, p. 18, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Pendules et candélabres. Garniture marbre et bronze. Catalogue de la Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne, catalogue de 1905, p. 345, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Salons de 1899. Société des artistes français. Mentions. La Chronique des arts et de la curiosité, 3 juin 1899, p. 194, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Aristide De Ranieri; La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais, juin 1906, pp. 88-91, à lire en ligne sur Gallica.
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