Armée nationale congolaise

Armée nationale congolaise
Histoire
Fondation
Dissolution
Prédécesseur
Successeur
Cadre
Type
Pays

L'Armée nationale congolaise (ANC) est une force armée congolaise.

Elle est issue de l'ancienne armée dite Force publique du Congo (FPC), abolie par Patrice Lumumba, le .

Elle est remplacée par les Forces armées zaïroises (FAZ) en 1971 sous le maréchal Mobutu Sese Seko.

En 2003, à la suite de la seconde guerre du Congo, le gouvernement de transition, dans le cadre de l'accord de Sun City, organise la mise en place d'une nouvelle armée nationale, restructurée et intégrée[1], qui prend pour nom Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Histoire

Création

Des policiers militaires de l'ANC à Léopoldville en 1960.

L'Armée nationale congolaise est fondée le , au lendemain de l'indépendance. Le commandant en chef de la Force publique, le général Émile Janssens, déclare aux militaires présents à une parade militaire : « Après l'indépendance est égal à avant l'indépendance pour la force publique[2] ». Ceci provoque le même jour une mutinerie difficile à contenir[3] : des européens sont malmenés partout dans le territoire, tandis qu'au Katanga et au Sud-Kasaï, Moïse Tshombé et Barthélemy Mukenge (en) se préparent à déclarer leur indépendance. À Léopoldville, le désordre règne (pillages, saccages, meurtres,...), ce qui amène Lumumba à convoquer le commandant en chef, puis à le révoquer sous prétexte qu'il n'avait plus la capacité de donner des ordres aux mutins (soldats congolais)[4]. Les cadres militaires belges, dont certains furent maltraités, rentrent massivement en Belgique le , laissant l'armée sans chefs[4].

Le colonel Mobutu en septembre 1960.

Pour mettre fin à cette mutinerie, Lumumba change le nom de la Force Publique en Armée nationale congolaise (ANC), puis procède à la nomination de nouveaux cadres autochtones. Victor Lundula est nommé général et commandant en chef de l'ANC, et Joseph Désiré Mobutu, colonel et commandant en second. D'autres furent nommés à des postes qui étaient réservés auparavant aux seuls européens.

1963 : rébellion

Vers 1963 une rébellion frappe la RDC, provoquée par un ancien compagnon de Lumumba exilé, Pierre Mulele.

Des soldats de l'ANC engagés contre la rébellion Simba, décembre 1964.

Il a fallu attendre 1964 pour élire un nouveau premier ministre : Tshombé, revenu d'exil. Le pays s'apaise peu à peu.

1965 : coup d'État

Le , l'armée revient sur le devant de la scène. Mobutu profite de la crise politique entre les partisans de Tshombé et ceux de Joseph Kasavubu pour s'attribuer de nombreux pouvoirs présidentiels.

Voyant sa dette trop lourde pour dédommager les mercenaires, Mobutu entreprend une lutte contre les mercenaires qui se sont révoltés.

Renommage

En 1971, Mobutu décide de renommer l'armée, lui donnant le nom de Forces armées zaïroises.

Notes et références

  1. ↑ « RFI - Conférence internationale sur la région des Grands Lacs - Un long et difficile processus de paix » Accès libre, sur Radio France Internationale, (consulté le )
  2. ↑ Voir le livre l'ANC an 10, 1970 aux éditions de l'armée.
  3. ↑ Documentaire : Mobutu le roi du Zaïre
  4. Petite histoire des élections au Zaïre Mbegu No 38, éditions saint Paul, 1995

Voir aussi

Bibliographie

  • Armée Nationale Congolaise : an 1961, Service d'Éducation de l'Armée Nationale Congolaise, Léopoldville, 1961, 40 p.
  • Mobutu Sese Seko, Le haut commandement de l'Armée nationale congolaise prend ses responsabilités : les déclarations du lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu à la nation, Kinshasa, le 24 novembre 1965, Service des Relations Publiques et Documentation, 1965, 31 p.
  • L'Armée nationale congolaise, 1960-1970, Éditions Service d'éducation d'information, État-Major Général de l'ANC, Kinshasa ?, 1970
  • Louis-François Vanderstraeten, De la Force publique à l'armée nationale congolaise : Histoire d'une mutinerie, Académie royale de Belgique, Bruxelles, 1993 (1re éd. 1985), 613 p. + pl. (ISBN 2-8031-0104-1)

Liens externes

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