Armand-Constant Tellier
| Député français |
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(à 40 ans) Chartres |
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Armand-Constant Tellier, né le 13 février 1755 à Laon (généralité de Soissons, actuel département de l'Aisne), mort le 1er jour complémentaire de l'an III (17 septembre 1795) à Chartres (département d'Eure-et-Loir)[1], est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Le , il épouse une Parisienne, Geneviève Victoire Le Jay, fille de François Le Jay, ancien notaire au Châtelet de Paris (failli) et Elisabeth Brigide Deshayes[2].
Mandat à la Constituante
En 1789, Armand-Constant Tellier, alors avocat du roi, est élu représentant du tiers état pour le bailliage de Melun aux États généraux.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 4 mai 1791, il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France. Le 12 mai, il vote en faveur de l'égalité entre les hommes libres de couleur et les blancs dans les colonies.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Armand-Constant Tellier est élu député du département de Seine-et-Marne, le troisième sur onze, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et vote contre l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le 13 avril 1793, il s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat :
Quand il s'agit de la liberté d'un représentant du peuple, il est de la plus haute importance de ne pas prononcer avant une discussion mûre et approfondie qui commande le respect de au décret à rendre par la Convention. Ce n'est point pour Marat, c'est pour tous les représentants du peuple que je refuse de voter avant la discussion.
Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.
Le 8 frimaire an III (le 28 novembre 1794), Armand-Constant Tellier est envoyé en mission dans les départements de l'Ain, de l'Isère, de la Loire, du Rhône et de Saône-et-Loire.
Le 26 fructidor (le 12 septembre 1795), il est envoyé en mission dans le département du Loir-et-Cher[4]. Confronté à des émeutes de subsistances, il signe, sous la contrainte des émeutiers un arrêté, qui fixe un maximum du prix du pain[5]. Il se suicide le 1er jour complémentaire de l'an III (17 septembre 1795).
C'est de son suicide qu'est née l’expression « sortir par la porte de Tellier ».
Notes
- ↑ Archives départementales d'Eure-et-Loir, « État civil de Chartres, registre des décès de l'an III, vue 114 / 116, 3 E 085/069 »
, sur https://archives28.fr (consulté le )
- ↑ Amédée Piette, «Notice sur Tellier (Amand-Constant), député à la Convention pour le département de l'Aisne », Bulletin de la Société académique de Laon, 18, 1870, p. 32..
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 27 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 27 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
Bibliographie
- « Armand-Constant Tellier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Amédée Piette, «Notice sur Tellier (Amand-Constant), député à la Convention pour le département de l'Aisne », Bulletin de la Société académique de Laon, 18, 1870, p. 29-52.
Liens externes
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