Arnékhamani
| Arnékhamani | |
Représentation d'Arnékhamani | |
| Période | Époque hellénistique[1] |
|---|---|
| Fonction principale | Roi de Koush[1] |
| Prédécesseur | Shesepankhenamen Setepenre[1] |
| Dates de fonction | IIIe siècle av. J.-C.[1] |
| Successeur | Arqamani[1] |
| Famille | |
| Enfant(s) | Arky[1] |
| Sépulture | |
| Nom | BEG N 53[1] |
| Type | Pyramide nubienne[1] |
| Emplacement | Méroé[1] |
Arnékhamani (ou Elankhamani) est un souverain koushite qui règne sur le royaume de Méroé dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C..
Biographie
Le roi Arnékhamani est principalement connu pour son activité de construction du complexe de temple et palais royal à Musawwarat es-Sofra. C'est ce temple qui fournit l'essentiel des informations du règne[2].

Bien que le temple soit construit dans un style typiquement égyptien et même probablement inspiré du temple de Philæ, sa décoration est intéressante car elle marque l’émergence de divinités koushites, comme Apédémak et Sebiumeker (en), ou bien la « koushitisation » de divinités égyptiennes, comme Arensnouphis. Ce repli idéologique vers la culture koushite indique une tendance anarchisante du règne, possiblement dans le but de légitimer la dynastie. De plus, l'emphase de la décoration sur l'apparence guerrière du souverain et des divinités suggère un règne marqué par les conflits[2].
Le temple de Musawwarat es-Sofra est construit par Arnékhamani, mais ne fut jamais achevé sous son règne. Il est fort probable que le roi soit mort avant d'avoir achevé les travaux[2].
Famille
Dans le complexe du temple de Musawwarat es-Sofra, sont également mentionnés l'épouse d'Arnékhamani et son fils. Le nom de l'épouse n'est pas conservé. Le fils s'appelle Arky et porte le titre de « prêtre d'Isis, d'Ipeber-ankh » (Musawwarat es-Sofra). Ce dernier est assimilé au roi Arqamani, successeur d'Arnékhamani[2].
Titulature
Trois noms sont attestés pour Arnékhamani. Son nom de Sa-Rê est « Arnékhamani », son nom de Nesout-bity « Khéperkarê » et son nom d'Horus « Kanakht merymaat ». Son nom de naissance comprend plusieurs épithètes qui ont été modifiées au cours de son règne. À son nom de Sa-Rê est initialement ajouté « aimé d'Amon » (comme Ptolémée Ier et Ptolémée II), puis il est étendu à « qu'il vive éternellement, bien-aimé d'Amon »[2].
Il devient finalement « qu'il vive éternellement, bien-aimé d'Isis ». Le pharaon égyptien Ptolémée IV Philopator (221–204 av. J.-C.) est également appelé, sous son nom égyptien, « aimé d'Isis ». Il semble possible que le nom d'Arnékhamani ait été influencé par celui du roi égyptien, suggérant un changement d'épithète en réaction à la succession de Ptolémée III par Ptolémée IV. Dans tous les cas, ces éléments fournissent un point de repère chronologique pour son règne[2].
Notes et références
- Kuckertz 2021.
- Török 1996, p. 580-582.
- ↑ von Beckerath 1999.
Bibliographie
- (en) Peter L. Shinnie, « The Nilotic Sudan and Ethiopia, c. 660 bc to c.ad 600 », dans The Cambridge History of Africa, vol. II : From c.500 BC to AD 1050, Cambridge University Press, (ISBN 978-1139054560, DOI 10.1017/CHOL9780521215923)
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Statues, Reliefs and Paintings, vol. VII : Nubia, Deserts and Outside Egypt, Griffith Institute, (ISBN 978-0900416040)
- László Török, Fontes Historiae Nubiorum, vol. II, Bergen, (ISBN 8291626014)
- (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Ägyptischen Königsnamen, Éditions Philipp von Zabern, (ISBN 978-3805325912)
- (en) Josefine Kuckertz, « Meroe and Egypt », UCLA Encyclopedia of Egyptology, Université de Californie à Los Angeles, (ISSN 2693-7425, lire en ligne)
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