Arnaud Roger de Comminges (évêque de Toulouse)

Arnaud Roger de Comminges
Fonction
Évêque de Toulouse
-
Biographie
Décès
Sépulture
Église du couvent des frères mineurs de Samatan
Activités
Famille
Maison comtale de Comminges (d)
Père
Mère
Thérèse (d)
Fratrie
Autres informations
Consécrateur

Arnaud Roger de Comminges, mort à Orvieto le , est un prélat français, évêque de Toulouse de 1297 à 1298.

Biographie

Origines familiales

Arnaud Roger de Comminges est un fils puîné du comte Bernard VI de Comminges et de son épouse Thérèse[1].

Son frère aîné, Bernard VII, succède à leur père à la tête du comté de Comminges en 1295[2]. Un autre frère, Pierre Raymond, attesté en 1284, meurt très probablement avant 1291[3]. Parmi ses trois sœurs connues, Mascarose est mariée en 1270 au futur comte Henri II de Rodez[4] alors que les deux autres sont destinées au couvent : Seguina prend le voile au prieuré fontevriste de Saint-Laurent en Comminges[5] et Rubea devient moniale, puis abbesse de l'abbaye cistercienne de Fabas.

Son neveu et homonyme, Arnaud Roger, fils de son frère Bernard VII, deviendra au XIVe siècle évêque de Lombez, puis de Clermont [6].

Carrière ecclésiastique

Comme beaucoup de fils cadets des familles nobles de l'époque, Arnaud Roger de Comminges est destiné à une carrière ecclésiastique.

D'abord chanoine régulier du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, il en est élu prêvôt avant [7]. À la suite de la mort de Louis d'Anjou le , il est élu évêque de Toulouse avant le , élection confirmée par le pape Boniface VIII — avec dispense d’âge — le suivant[8]. Il est consacré évêque à Rome par le pape le , mais meurt quelques mois plus tard sans avoir pris possession de son siège épiscopal[7]. Il est remplacé à la tête de l'évéché toulousain par Pierre de La Chapelle-Taillefert, nommé par le pape le suivant[9].

Mort et sépulture

Arnaud Roger de Comminges meurt à Orvieto, en Italie, le [7].

Il est inhumé dans l'église du couvent des frères mineurs de Samatan, couvent érigé sur un terrain donné en 1271 par son père Bernard VI[7],[10]. Cette église sera détruite par les calvinistes au XVIe siècle[7].

Bibliographie

  • Patrice Cabau, « Les évêques de Toulouse (IIIe – XIVe siècles) et les lieux de leur sépulture [1re partie] », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, vol. 59,‎ , p. 123-162 (ISSN 0373-1901, lire en ligne). — Version html
  • Charles Higounet, Le Comté de Comminges : De ses origines à son annexion à la Couronne, Saint-Gaudens, L'Adret, , 2e éd. (1re éd. 1949) (ISBN 2-904458-05-0)

Notes et références

  1. ↑ Higounet 1984, p. 131-132.
  2. ↑ Higounet 1984, p. 132.
  3. ↑ Higounet 1984, p. 132 et note 109.
  4. ↑ Étienne Baluze, Histoire généalogique de la maison d'Auvergne, Paris, A. Dezallier, 1708, vol. 1, p. 301-302 [lire en ligne] et vol. 2 (Preuves), p. 547-553 (actes concernant Mascarose : traité de mariage, lettre adressée de Rome, testament) [lire en ligne].
  5. ↑ Louis Carsalade, « Dame Séguine de Comminges », Revue de Comminges, vol. 108, no 1,‎ , p. 39-41 (lire en ligne).
  6. ↑ Higounet 1984, p. 142.
  7. Cabau 1999, p. 160.
  8. ↑ Cabau 1999, p. 159-160.
  9. ↑ Cabau 1999, p. 161.
  10. ↑ Higounet 1984, p. 359-360.
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