Arnauld de Vresse

Arnauld de Vresse
Biographie
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Nanterre
Nom de naissance
Arnauld Devresse
Nationalité
Activités
Autres informations
Conflit
Distinction

Arnauld de Vresse, né le à Sedan[1] et mort le à Nanterre, est un éditeur, imprimeur et lithographe français, réputé sous le Second Empire.

Biographie

Il est né Arnauld Debresse, fils de Thérèse Boccard et du banquier Jacques Debresse, établis à Sedan.

Arnauld de Vresse commence sa carrière en étant gérant du Courrier français à la fin du règne de Louis-Philippe[2]. Durant l'été 1847, il passe en correctionnel au titre du journal, pour diffamation, et est défendu par Jules Favre[3].

Devenu « libraire-éditeur et marchand d'estampes », Arnauld de Vresse rachète en 1853 le fonds d'illustrations et d'albums de la maison Aubert, qu'il liquide en 1863. Il a pour première adresse parisienne le 23 quai Saint-Michel[4]. Son catalogue révèle un nombre important d'ouvrages illustrés, dont des livres destinés à la jeunesse, vendu à des prix assez concurrentiels[5]. Parmi ses collaborateurs, l'artiste Edmond Morin.

Le , il s'établit comme successeur de la libraire Félicité-Sophie Laurent, née Grandsire. Il change d'adresse en 1856, et son siège passe au 7 quai des Grands-Augustins. Il s'associe à Françoise Henriette Davi dite « Locard »[6].

Couverture d'un des albums publiés par A. de Vresse : Jeux de l'enfance (1856) par Charles-Théodore Sauvageot.

En 1857, sa maison d'édition a pour dernière adresse le 55 rue de Rivoli[7].

En 1860, il s'associe au jeune éditeur Jean-François Lemerle dit Arthème Fayard (1836-1895) pour publier les Mémoires authentiques sur Garibaldi, mis en ordre par Camille Leynadier[8].

En 1861, il est encore signalé comme vendeur d'estampes ; il édite entre autres les albums de Cham, de Gédéon Baril, de Honoré Daumier, entre autres, et alimente les pages du Charivari[9]. En , il liquide son imprimerie située à Lagny, cofondée avec Adolphe Varigault[10].

Durant le Siège de Paris, il est fait chevalier de la Légion d'honneur puis se porte candidat en , comme président du comité des tirailleurs et chef de bataillon des carabiniers de la Seine, et rejoint le camp des Versaillais[11].

En , sort l'un de ses derniers ouvrages, imprimé chez Paul Dupont, De la défense de Paris pendant le siège au point de vue de l'alimentation, qu'il cosigne avec un certain Joubert[12].

Il meurt peu après la Semaine sanglante, des suites de blessures reçues durant les derniers combats de rue face aux Communards[13]. Il est promu par décret le suivant officier de la Légion d'honneur à titre posthume[14].

En , le fonds de sa maison est vendu aux enchères[15].

Décorations

Notes et références

  1. « Acte de naissance n°250 », Archives départementales des Ardennes (consulté le )
  2. « Le Courrier français », sur Gallica, (consulté le )
  3. « Gazette de France », sur Gallica, (consulté le )
  4. « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le )
  5. Arnauld de Vresse (Firme) Auteur du texte, Catalogue de Arnauld de Vresse / Arnauld de Vresse, Libraire, (lire en ligne)
  6. Arnauld de Vresse (Firme) Auteur du texte, Catalogue de Arnauld de Vresse / Arnauld de Vresse, Libraire, (lire en ligne)
  7. La Morale en images. Contes du bon papa. 2e édition, (lire en ligne)
  8. « Fayard » par Sophie Grandjean, in: Dictionnaire encyclopédique du Livre, Paris, Cercle de la librairie, tome 2, 2005, p. 192-194.
  9. Arnauld de Vresse (Firme) Auteur du texte, Catalogue de gravures et lithographies de Arnauld de Vresse / Arnauld de Vresse, éditeur, (lire en ligne)
  10. « Le Publicateur de l'arrondissement de Meaux : feuille d'annonces légales et avis divers », sur Gallica, (consulté le )
  11. « L'Électeur : journal politique hebdomadaire / comité de direction Jules Favre, Hénon, Ernest Picard », sur Gallica, (consulté le )
  12. Joubert (lire en ligne)
  13. « Journal des débats politiques et littéraires », sur Gallica, (consulté le )
  14. Notice récipiendaire, base Leonore, Archives nationales de France.
  15. Journal des débats politiques et littéraires, 11 octobre 1871.

Liens externes

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