Aroma-Zone
| Hytech -Aroma-Zone | |
| Création | 1999 |
|---|---|
| Dates clés | 06/03/1986 immatriculation de la société actuelle |
| Fondateurs | Pierre Vausselin, Anne-Cécile Vausselin, Valérie Vausselin |
| Forme juridique | SAS, société par actions simplifiée |
| Siège social | Paris |
| Direction | Sabrina Herlory Rouget |
| Actionnaires | Eurazeo (majoritaire) Famille Vausselin |
| Activité | Soins & cosmétiques naturels |
| Société mère | Aroma Zone Bidco |
| SIREN | 334806502 |
| Site web | www.aroma-zone.com |
| Chiffre d'affaires | 98,6 M€ (2023) 76 M€ (2022) |
| Résultat net | 2,8 M€ (2023) 1,45 M€ (2022) |
Aroma-Zone est une entreprise française de cosmétiques naturels fondée en 1999 à Clermont-Ferrand. La marque commercialise des produits de soins et des ingrédients pour cosmétiques faits maison via un réseau de boutiques et un site e-commerce.
En 2021, le fonds d'investissement Eurazeo devient l'actionnaire majoritaire pour un montant estimé à 414 millions d'euros[1].
Historique
Création et développement initial (1999-2021)
Le concept Aroma-Zone est créé en 1999 par Pierre Vausselin, chimiste[2], et ses filles Anne et Valérie Vausselin[3]. La société est lancée commercialement en 2000[4]. Initialement, le site internet présente des informations sur les huiles essentielles, puis se transforme rapidement en plateforme de vente en ligne[3].
En 2005, Anne-Cécile Vausselin, formée en formulation cosmétique chez L'Oréal, développe un modèle fondé sur la vente d'ingrédients et de recettes pour la fabrication domestique de cosmétiques. Elle expérimente le concept en proposant une recette de Cérat de Galien, une crème ancestrale : « On ouvrait le dimanche en même temps que le marché et le soir, on proposait quelques ateliers »[3]. L'entreprise se positionne sur le créneau du « Do it yourself » cosmétique[5].
Durant les années 2010, l'entreprise élargit son offre aux produits finis (crèmes, sérums, soins capillaires) tout en maintenant son catalogue d'ingrédients bruts. En 2021, elle propose environ 3 000 recettes et revendique un million de clients[6],[5].
Changement d'actionnariat et réorientation (2021-présent)
En , Eurazeo acquiert une participation majoritaire dans l'entreprise pour plus de 410 millions d'euros. La famille Vausselin conserve une participation minoritaire[1].
En , Sabrina Herlory Rouget, ancienne directrice générale de MAC Cosmetics France, devient présidente-directrice générale, succédant à Valérie Vausselin et Anne-Cécile Vausselin qui quittent l'entreprise[7].
Cette période marque une évolution du modèle économique : selon Les Échos, les produits finis représenteraient désormais la majorité des ventes, contre une prédominance historique des ingrédients bruts[5].
Activités
Réseau de distribution
L'entreprise distribue ses produits via deux canaux : vente en ligne et boutiques physiques.
Développement des boutiques
- 2014 : Après deux essais infructueux à Paris (rue Mouffetard et boulevard Saint-Germain), une boutique-spa de 500 m2 ouvre rue de l'École de médecine dans le 6e arrondissement[8]. Challenges décrit « l'affluence au sein de ce magasin [comme] semblable à celle d'un samedi de soldes dans un grand magasin »[9].
- 2017 : Ouverture d'une deuxième boutique boulevard Haussmann à Paris, avec un espace pédagogique et des ateliers[10].
- 2018 : Première implantation en région au Grand Hôtel-Dieu de Lyon[11],[12].
- 2019 : Partenariat avec Printemps pour l'ouverture de trois points de vente à Metz, Strasbourg et Lille, sous forme d'espaces dédiés de 300 à 350 m2[13].
- 2020 : Ouverture d'un magasin de 700 m2 à Aix-en-Provence[14], malgré le contexte de la pandémie de Covid-19. Durant le confinement, l'entreprise double ses ventes en ligne mais enregistre une baisse globale d'activité de 30 % en raison de la fermeture des boutiques[15].
Gamme de produits
Le catalogue comprend des produits finis (sérums, crèmes, soins capillaires, compléments alimentaires) et des ingrédients bruts (huiles végétales, huiles essentielles, actifs cosmétiques). Les produits sont fabriqués dans un laboratoire situé à Cabrières-d'Avignon (Vaucluse). Une partie de la gamme bénéficie de certifications biologiques.
Stratégie de communication
L'entreprise développe sa notoriété en s'appuyant sur un réseau d'influenceuses, privilégiant selon CosmétiqueMag des profils « accessibles, pas encore stars »[16].
Controverses et critiques
Pratiques commerciales avec les fournisseurs
L'association belge Slow Cosmétique a refusé d'attribuer son label à Aroma-Zone en raison de pratiques commerciales jugées agressives avec les producteurs. Son président déclare : « Il n'y a rien à dire sur la qualité et la provenance de leurs produits, mais ils sont réputés être très durs en négociation avec les producteurs »[9].
Selon Les Échos, la compression des coûts d'approvisionnement constitue un élément central du modèle économique, permettant de proposer des prix inférieurs au marché conventionnel[4]. En 2017, Anne Vausselin déclarait : « Nos clients veulent à la fois maîtriser la composition de leurs produits, et aussi leurs coûts »[4].
Critiques du modèle « do it yourself »
Slow Cosmétique critique également le nombre élevé d'ingrédients proposés dans les recettes, accusant la marque d'inciter à la surconsommation plutôt qu'à la simplicité revendiquée[9].
Questions réglementaires et sanitaires
Depuis 2017, la Fédération des Entreprises de Beauté mène une campagne de sensibilisation sur les cosmétiques faits maison[4]. Cette fédération souligne que les entreprises de ce secteur bénéficient d'un cadre réglementaire allégé par rapport aux cosmétiques conventionnels, avec pour seule obligation l'enregistrement des formules sur le portail européen de notification[4],[17].
La fédération alerte sur plusieurs risques :
- Absence de contrôle qualité comparable aux cosmétiques industriels
- Manque de traçabilité sur l'origine de certains ingrédients vendus en ligne
- Recettes trouvées sur internet pouvant présenter des dangers[4]
En 2016, Aroma-Zone a déclaré 24 cas d'effets indésirables sur 4 millions de recettes réalisées par ses clients[4].
Références
- « Cosmétique: Eurazeo veut investir plus de 400 Millions d'euros dans Aroma-Zone », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Sylvie Leboulenger, « Pierre Vausselin, fondateur d'Aroma-Zone et de Chazette Spirit », sur LSA Conso,
- Auriane Hamon, « #SuccessStory : comment Aroma-Zone a converti la France aux cosmétiques naturels », sur marieclaire.fr, (consulté le )
- Dominique Chapuis, « Les cosmétiques faits maison séduisent de plus en plus », sur lesechos.fr, Les Échos, (consulté le )
- Dominique Chapuis, « Cosmétiques : Aroma-Zone affole les compteurs en ligne », sur lesechos.fr,
- ↑ Marie-Cécile Berenger, « Vaucluse : Aroma-Zone, la PME des sœurs Vausselin cultive l'essentiel », sur laprovence.com, La Provence, (consulté le )
- ↑ « Sabrina Herlory Rouget nommée PDG d'Aroma-Zone », sur Premium Beauty News,
- ↑ « Aroma-Zone ouvre son premier magasin-spa à Paris ! », sur madmoizelle.com, (consulté le )
- Laure-Emmanuelle Husson, « La stratégie gagnante d'Aroma-Zone dans la cosmétique maison », sur Challenges,
- ↑ Valérie Xandry, « Surfant sur le succès des cosmétiques maison, Aroma-Zone ouvre une nouvelle boutique », sur Challenges,
- ↑ « 4,8 millions de visiteurs en un an pour le Grand Hôtel-Dieu », sur lyonmag.com, (consulté le )
- ↑ « Lyon: 230 postes sont à pourvoir pour la réouverture du Grand Hôtel-Dieu », 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ Mirabelle Belloir, « Aroma-Zone s'installe dans les grands magasins Printemps », sur LSA Conso,
- ↑ « La relance éco : Aroma-Zone ouvre une nouvelle boutique de 600 mètres carrés à Aix-en-Provence », sur France Bleu, (consulté le )
- ↑ « Aroma-Zone profite de l'envolée des ventes de produits cosmétiques à faire soi-même », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Caroline Crosdale, « De l'influence des youtubeuses sur les marques », CosmétiqueMag, , p. 8-10 (ISSN 1297-4781)
- ↑ Christine Berkovicius, « Cosmétiques : la beauté en kit sous surveillance », sur lesechos.fr,
Voir aussi
Liens externes
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