Artothèque de Toulouse

| Type | |
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| Ouverture |
1985 |
| Fermeture |
1993 |
| Dirigeant |
| Collections |
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| Pays | |
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| Commune | |
| Adresse | |
| Coordonnées |
43° 35′ 59″ N, 1° 26′ 53″ E |

L'artothèque de Toulouse est une artothèque active entre 1985 et 1993 à Toulouse, intégrée à la bibliothèque municipale. Le fonds d'œuvres d'art, composé de photographies et d'estampes, est versé en 1995 aux Abattoirs.
Histoire
L'artothèque de Toulouse est créée en par la mairie de la ville, comme un service de la bibliothèque municipale[1]. Elle est dirigée de son ouverture à sa fermeture en 1993 par Aliette Armel et se situe au quatrième étage de l'espace Croix-Baragnon, dans la rue du même nom[1]. Avec l'artothèque de Caen et celle d'Annecy, elle fait partie des dernières institutions de ce type créées sous l'impulsion du ministre de la Culture Jack Lang, dans la première moitié des années 1980[1], et à profiter de subventions de l'État français[2]. Elle est par la suite financée par la municipalité de Toulouse[1].
La mission principale de l'artothèque est le prêt d'œuvres d'art — estampes et photographies — dans un objectif de démocratisation, à des particuliers (au forfait de 40 francs par œuvre) et des collectivités, comme des écoles, pour une durée de deux mois maximum[3]. Dans les cinq premières années de fonctionnement, entre 1985 et 1989, 2 500 prêts sont effectués[1].
À partir de son ouverture en 1985, des expositions temporaires sont organisées, au rythme de cinq par an, au sein des locaux de l'espace Croix-Baragnon[4]. L'artothèque collabore parfois avec d'autres institutions, comme La Hune, avec deux expositions en 1986 et 1987 s'intéressant respectivement à Bertrand Dorny et Zao Wou-Ki[2]. Certaines ont une dimension nationale, comme la présentation d'artistes du mouvement Cobra en 1987[2]. Une exposition est également réalisée en collaboration avec la galerie du Château d'eau en , en ses murs : à cette occasion, les acquisitions des premières années sont présentées comme une « véritable collection d'art contemporain »[5],[2],[6].
Après la fermeture de l'artothèque de Toulouse, sa collection, comme les autres collections d'art contemporain de la ville, est déposée au sein du musée d'Art moderne et contemporain de Toulouse, qui devient en 2000 les Abattoirs[7]. Les œuvres sont alors présentées lors d'expositions temporaires, au sein du nouveau musée[8] ou en région. Une exposition, intitulée Encrer le quotidien et présentée à l'université Toulouse Jean-Jaurès en 2026, présente notamment l'ancien fonds de l'artothèque[9],[10],[11]. Trois décennies après la fermeture de l'artothèque de Toulouse, l'agglomération voit réapparaitre une artothèque, portée par la Maison Salvan, à Labège[9],[11].
Collection
La collection de l'artothèque de Toulouse est composée de photographies et d'estampes, des œuvres d'art pour la plupart produites en série[1]. Au moment de la fermeture de l'artothèque en 1993, plus de cinq cents œuvres en faisait partie[7].
Les œuvres sont proposées par des galeristes ou par les artistes eux-mêmes[4]. Leur acquisition est décidée par une commission, composée de personnalités toulousaines de la culture, liées à la bibliothèque municipale ou à des musées locaux, comme Denis Milhau du musée des Augustins, Jean Dieuzaide de la galerie du Château d'eau, ou Alain Mousseigne et Jack Ligot des futurs Abattoirs[4]. Quelques artistes font dons d'œuvres, comme Eduardo Arroyo, déjà représenté au sein de la collection de l'artothèque[12].
Par sa politique d'achat, l'artothèque de Toulouse participe au marché de l'art et à la reconnaissance des artistes, parfois à l'international[12]. Certains, comme Antoni Tàpies, bénéficie ainsi d'une augmentation de la valeur de leur œuvre : la question se pose alors de continuer le prêt de ces œuvres d'art ou de les verser dans un musée[6]. Finalement, avec l'absorption de l'artothèque par les Abattoirs, toute la collection obtient un statut d'œuvre muséale[7].
Notes et références
- Real-López 2025, p. 757.
- Lavie 2022, § 14.
- ↑ Real-López 2025, p. 757-758.
- Real-López 2025, p. 758.
- ↑ Armel et Dieuzaide 1988.
- Real-López 2025, p. 759.
- Real-López 2025, p. 763.
- ↑ Rémi Papillault, « Le musée et l'œuvre d'art », dans Antoine Stinco et al., Les Abattoirs, histoires et transformation, Toulouse, Les Abattoirs, (ISBN 2-914397-00-3), p. 100.
- « Encrer le quotidien. L’estampe à portée de main », sur Les Abattoirs (consulté le ).
- ↑ « "Encrer le quotidien" : une exposition autour de l’estampe contemporaine à La Fabrique du 12 mars au 10 avril », sur L'Art vues, (consulté le ).
- « « Encrer le quotidien » : une exposition sur l’estampe contemporaine à Toulouse », sur Baratin, (consulté le ).
- Real-López 2025, p. 760.
Voir aussi
Bibliographie
- Aliette Armel et Jean Dieuzaide, Artothèque. Ville de Toulouse. Acquisitions 1985-1988, Toulouse, Galerie municipale du Château d'eau, , n.p. (ISBN 2-903116-90-3).
- Juliette Lavie, « Transposer à l'échelle nationale une expérience pilote. De la Galerie de prêt d'œuvres d’art de la bibliothèque Grand'Place à Grenoble aux Artothèques publiques (1976-1986) », Nouvelles de l'estampe, no 268, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) Immaculada Real-López, « Artistas españoles antifranquistas. De la Artothèque de Toulouse a los Abattoirs, Musée-FRAC Occitanie », Arte, Individuo y Sociedad, vol. 37, no 4, , p. 755-764 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
- « Les Abattoirs : collection de l'artothèque, Toulouse (France) », sur navigart.fr (consulté le ).
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