Assalé Tiémoko Antoine

Assalé Tiémoko Antoine
Image illustrative de l’article Assalé Tiémoko Antoine

Naissance
Tiassalé, Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Nationalité Ivoirien
Profession Journaliste
Spécialité Journaliste
Autres activités Juriste, Député et maire, Activiste
Médias actuels
Pays Côte d'Ivoire
Média Presse écrite
Historique
Presse écrite L'éléphant déchaîné, Le nouveau réveil

Assalé Tiémoko Antoine, également connu sous le nom de Tiémoko Assalé, né le à Tiassalé, est un homme politique, journaliste et activiste ivoirien[1]. Il est maire de Tiassalé et président du mouvement politique "Aujourd'hui et Demain, la Côte d'Ivoire (ADCI)[2].

Biographie

Assalé Tiémoko Antoine est né le en Côte d'Ivoire, à Tiassalé au sud du pays. Il est un juriste de formation[3].

Formations et débuts

Assalé Tiémoko obtient une maîtrise en sciences juridiques, administratives et politiques à l’université de Cocody à Abidjan. Son engagement pour la justice se manifeste rapidement à travers ses activités de journaliste d’investigation, où il dénonce la corruption dans divers secteurs de la société ivoirienne[3].

Arrestation

Le , il est arrêté après la publication d’un article dénonçant la corruption dans le système judiciaire[4]. Condamné à 12 mois de prison, il est incarcéré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Durant sa détention, il agit comme conseiller juridique pour d’autres détenus, facilitant la libération de plus de 60 personnes injustement emprisonnées, en collaboration avec la division des droits de l’homme de l’ONUCI.

Son article, Maca, le silence des vivants, le cri des morts, publié depuis la prison, entraîne des réformes importantes dans les conditions de détention, notamment la réhabilitation de l’infirmerie et de la morgue de la MACA.

En 2009, il publie son premier livre, Prisonnier en Côte d’Ivoire : j’ai vécu l’enfer de la Maca, relatant son expérience carcérale.

Il crée également SOS justice côte d'Ivoire, une organisation non gouvernementale qui œuvre pour les droits de l'homme (prisonniers) et de l'assistance judiciaire[5].

Il est responsable d'une association de lutte contre les injustices et le chômage appelée Ma Vie est dans ma Prise de Conscience" (MVPC)[6].

Carrière journalistique

En 2011, il fonde l’hebdomadaire L’Éléphant Déchaîné, connu pour ses enquêtes approfondies et son indépendance éditoriale. Ce journal devient une référence dans le paysage médiatique ivoirien pour sa lutte contre la corruption et les abus de pouvoir[7].

Engagement citoyen

En , Assalé Tiémoko, maire de Tiassalé, lance une réforme des Comités de gestion des établissements scolaires publics (COGES). Cette initiative débute par la suppression des cotisations dans les écoles publiques de sa commune[8]. En , la réforme est étendue à l’ensemble du territoire ivoirien avec le soutien du président de la République[9],[10]. Cette mesure, visant à supprimer les cotisations COGES, a eu un impact social notable[11] : elle a renforcé le pouvoir d'achat des parents d'élèves, tout en encourageant la scolarisation, en particulier celle des filles.

En , Assalé Tiémoko proteste contre la décision des trois principaux opérateurs de téléphonie en Côte d’Ivoire de doubler les tarifs des données mobiles, une mesure approuvée par l'autorité de régulation des télécommunications. À travers un boycott citoyen initié par le député de Tiassalé[12], cette hausse des prix est suspendue, puis définitivement annulée[13],[14]. Cette action a permis de préserver le droit des consommateurs ivoiriens à un accès abordable à l’information en ligne.

Engagement pour la justice sociale

En 2009, Assalé Tiémoko, après son incarcération, crée l'association SOS Justice Côte d'Ivoire[5]. Cette ONG exerce dans le domaine des droits de l'homme et de l'assistance judiciaire[5],[15]. Aussi, il fut responsable d'une association de lutte contre les injustices et le chômage appelée "Ma Vie est dans ma Prise de Conscience" (MVPC)[6].

Engagement communautaire

En , sous son impulsion, le Centre d'imagerie médicale de l'hôpital général de Tiassalé est inauguré[16].

Engagement politique

Après un premier échec aux élections législatives de 2016[17], Assalé Tiémoko est élu maire de Tiassalé en 2018 et par la suite député de la circonscription en 2021[18]. Il transforme la commune en un modèle de bonne gouvernance locale, en développant des infrastructures et en mettant l’accent sur la participation citoyenne. En , il est réélu à sa fonction de député-maire de sa commune[18],[19],[20].

Aujourd'hui et Demain, la Côte d'Ivoire (ADCI)

Assalé Tiémoko lors du lancement officiel de ADCI, le 23 novembre 2024, à Yamoussoukro

Le , Assalé Tiémoko crée son mouvement politique, Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), lors d'une assemblée générale constitutive tenue à Yamoussoukro[21]. Avec pour slogan « Construire une société de confiance »[22], ce mouvement promeut l’éducation, la célébration du mérite et la lutte contre la corruption.

Le lancement officiel de ADCI se déroule le , à la Fondation Félix-Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro[23]. Lors de son discours, Assalé Tiémoko a déclaré que ADCI se positionne comme une plateforme politique de rupture, prônant une société plus inclusive où les citoyens peuvent pleinement contribuer au développement de la nation.

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2025, Assalé Tiémoko déclare que ADCI se veut un acteur clé, bien qu'il n'ait pas encore clairement annoncé une éventuelle candidature. Il a toutefois déclaré que cette échéance était une opportunité pour réfléchir aux stratégies politiques visant un avenir durable pour la Côte d'Ivoire[24].

Élection présidentielle de 2025

Assalé Tiémoko officialise sa candidature à l'élection présidentielle d', le à Yamoussoukro pendant la célébration du premier anniversaire de son mouvement ADCI[25],[26]. Lors de sa déclaration de candidature, le président du mouvement ADCI adresse un message à la jeunesse en les invitant à résister à toute forme de manipulation et à s'engager pour un changement du système en place critiqué pour ses dysfonctionnements[25].

Il s’allie avec Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d’Abidjan et également candidat déclaré à la présidentielle, pour lancer une initiative dénommée Alliance pour la Justice, la Nation et l’Alternance (AJUNA), le jeudi [27],[28]. Cette alliance a pour objectif de fédérer leurs énergies et d'assurer une alternance politique portée par la nouvelle génération, mais aussi sur la volonté que le futur de la Côte d'Ivoire demande un engagement sincère, responsable et inclusif[29].

À la proclamation des candidatures retenues pour l'élection du , le , Assalé Tiémoko voit sa candidature déclarée irrecevable par le Conseil constitutionnel[30],[31].

Élection législative de 2025

Pour les élections législatives de , ADCI présente 45 candidats sur les 255 sièges à pourvoir à l'Assemblée nationale[32]. Assalé Tiémoko (45,9 % des voix) est battu par Alpha Sanogo (52,4 %), le candidat du RHDP, dans la circonscription de Tiassalé mais conteste les résultats[33],[34],[35].

Élection municipale de 2028

En , Assalé Tiémoko se déclare candidat à l'élection municipale de 2028 à Cocody[36].

Convocation à la police

Assalé Tiémoko est convoqué le à la préfecture de police d'Abidjan. Son parti politique informe l'opinion publique à travers un communiqué de cette convocation[37]. Dans les heures qui suivent, Ahoua Don Mello lui exprime son soutien dans un autre communiqué publié sur les réseaux sociaux[38].

Son audition débute donc le à 10 heures. À l'issue de son audition, il lui est notifié 4 chefs d'accusation dont « trouble à l'ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles »[39],[40]. Il est inculpé le de trois chefs d'accusation : « diffusion de fausses informations », « atteinte à l’ordre public » et « émission d’expressions outrageantes ». Assalé Tiémoko n'est pas envoyé en prison mais doit rester en Côte d'Ivoire et ne pas tenir des propos « tendant à troubler l'ordre public »[36].

Publications

  • Prisonnier en Côte d’Ivoire : j’ai vécu l’enfer de la Maca (2009)
  • Faux modèles : chroniques des valeurs égorgées (2018)

Distinctions et initiatives internationales

Assalé Tiémoko participe au programme Young African Leaders Initiative (YALI) aux États-Unis en 2010[41]. Il est également reconnu comme "Nouveau Leader du Futur" par le Forum de Crans Montana, auquel il participe à plusieurs reprises entre 2012 et 2015.

Notes et références

  1. ↑ Tiémoko Doumbia, « Corruption, culture et pauvreté dans le secteur du transport en Côte d’Ivoire », SociologieS,‎ (ISSN 1992-2655, DOI 10.4000/sociologies.3133, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ « Face aux puissants, le député ivoirien Tiémoko Assalé lance un mouvement politique « de rupture » », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  3. « 10 choses à savoir sur Tiémoko Assalé, le candidat « hors système » à la présidentielle ivoirienne », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  4. ↑ « Le responsable d'une association écope d'un an de prison ferme pour "outrage à magistrat" et "diffamation" », Reporters Sans Frontières,‎ (lire en ligne)
  5. « Le courage d’informer : Antoine Assale Tiemoko, le ‘’justicier’’ d’Abidjan », sur Amnesty International, (consulté le )
  6. « Le responsable d'une association écope d'un an de prison ferme pour "outrage à magistrat" et "diffamation" | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
  7. ↑ « Le courage d’informer : Antoine Assale Tiemoko, le ‘’justicier’’ d’Abidjan », Amnesty International,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ « Le maire Assalé Tiémoko met fin aux cotisations COGES dans les écoles de Tiassalé », 7info.ci,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ « ÉDUCATION NATIONALE : UN DÉCRET MET FIN AUX COTISATIONS EXCEPTIONNELLES LEVÉES PAR LES COGES », Gouv.ci,‎ (lire en ligne)
  10. ↑ « Suppression des frais COGES : “la bataille ne fait que commencer », selon Assalé Tiémoko », 7info.ci,‎ (lire en ligne)
  11. ↑ « COGES : la vraie fin d'une mafia à l'école en Côte d'Ivoire », AfrikSoir.net,‎ (lire en ligne)
  12. ↑ « Côte d'Ivoire: un boycott citoyen des opérateurs de téléphonie mobile lancé pour dénoncer la cherté du Data mobile », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  13. ↑ « Côte d’Ivoire: un député appelle à une grève de la consommation contre les opérateurs téléphoniques », Rfi.fr,‎ (lire en ligne)
  14. ↑ « Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko a fait plier Orange, MTN et Moov !!! », Afrique-Sur7.fr,‎ (lire en ligne)
  15. ↑ « Ce n'est pas la première fois que le député Tiémoko Assalé tient tête pour ses convictions | Pulse Côte d'Ivoire », sur www.pulse.ci (consulté le )
  16. ↑ « L’hôpital général de Tiassalé doté d’un centre d’imagerie médicale et de matériels biomédicaux », Linfodrome,‎ (lire en ligne)
  17. ↑ Assalé Tiemoko, « Législatives 2021 : Assalé Tiémoko candidat à Tiassalé », sur YECLO.com, (consulté le )
  18. Redaction Connectionivoirienne, « ASSALÉ TIÉMOKO : L’homme qui veut redéfinir la politique ivoirienne », sur Connectionivoirienne, (consulté le )
  19. ↑ « Côte d'Ivoire : Assalé Tiémoko élu maire de Tiassalé avec la majorité absolue des voix des conseillers municipaux », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  20. ↑ « Côte d’Ivoire-AIP/ Assalé Tiémoko réélu maire de Tiassalé », Agence Ivoirienne de Presse,‎ (lire en ligne)
  21. ↑ « Côte d'Ivoire : Assalé Tiemoko lance l’ADCI, « un mouvement politique de rupture » », Linfodrome,‎ (lire en ligne)
  22. ↑ « Politique nationale : Assalé Tiemoko lance son mouvement pour une Côte d’Ivoire de confiance », Fratmat.info,‎ (lire en ligne)
  23. ↑ « À 11 mois de la présidentielle : Assalé Tiémoko lance son mouvement politique », Linfodrome.com,‎ (lire en ligne)
  24. ↑ « À 11 mois de la présidentielle : Assalé Tiémoko lance son mouvement politique », Linfodrome.com,‎ (lire en ligne)
  25. Olympio Sylvain Gonety, « Assalé Tiémoko déclare son entrée en lice pour la présidentielle d’octobre 2025 », sur aip.ci, (consulté le )
  26. ↑ « Assalé Tiemoko annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire », sur www.pulse.ci (consulté le )
  27. ↑ « Présidentielle 2025 : Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi Irié lancent l’AJUNA et réclament la suppression du parrainage », sur Afrikexpress, (consulté le )
  28. ↑ « Présidentielle 2025 : Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi Irié scellent une alliance », sur FratMat, (consulté le )
  29. ↑ « Présidentielle 2025 : Assalé Tiémoko et Vincent Toh Bi Irié lancent officiellement l’Alliance pour la Justice, la Nation et l’Alternance (AJUNA) », sur ICIABIDJAN, (consulté le )
  30. ↑ « Rejet de la candidature d'Assalé Tiémoko : Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire déplore des incohérences dans les chiffres du Conseil constitutionnel » (consulté le )
  31. ↑ Maryam Coulibaly, « Présidentielle 2025: le Mouvement ADCI déplore le rejet de la candidature de Tiémoko Assalé (Déclaration) », Agent ivoirienne de presse, (consulté le ).
  32. ↑ Florence Richard, « Législatives en Côte d’Ivoire : Tiémoko Assalé peut-il créer la surprise ? », Jeune Afrique, .
  33. ↑ Abdoul Aziz Diallo, « Côte d'Ivoire: les résultats quasi complets des législatives confirment l'avance du parti présidentiel », Radio France internationale, .
  34. ↑ Christian Aka, « Assalé Tiémoko conteste les résultats et dénonce des « voix imaginaires » », sur yeclo.com, .
  35. ↑ Tristan Sahi, « Tiassalé, Alpha Sanogo renverse Assalé Tiémoko », sur 7info.ci, .
  36. Benoît Almeras, « Côte d’Ivoire: l’opposant Assalé Tiémoko mis en examen pour «fausses informations» », Radio France internationale, .
  37. ↑ Patrick N'Guessan, « Convocation de la police: Assalé Tiémoko Antoine attendu aux Enquêtes générales, son parti appelle au calme », sur FratMat, Fraternité Matin, (consulté le )
  38. ↑ « Suite à la convocation d’Assalé Tiémoko à la Préfecture de police d’Abidjan, Don Mello lui exprime sa solidarité », Agence ivoirienne de presse, (consulté le )
  39. ↑ « RCI : 4 chefs d'accusation contre l’opposant Assalé Tiémoko », sur APAnews - Agence de presse africaine, (consulté le )
  40. ↑ Elvire Ahonon, « Côte d’Ivoire : Pas de garde à vue pour Assalé Tiémoko, après 15 heures d’audition à la police », sur AFRIK SOIR, (consulté le )
  41. ↑ « Tiémoko Assalé, le patron de presse qui déchaîne Abidjan », Le Monde,‎ (lire en ligne)
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