Atelier Lefèbvre-Lenclos

Atelier Lefèbvre-Lenclos
illustration de Atelier Lefèbvre-Lenclos

Création 1875
Disparition décembre 1971
Fondateurs Léopold Lefèbvre
Siège social Beuvry, Pas-de-Calais
Drapeau de la France France
Activité sculpture et ébénisterie

L'atelier Lefèbvre-Lenclos (1875-1971) est une ancienne manufacture de sculpture et d'ébénisterie basée à Beuvry dans le Pas de Calais[1],[D 1],[M 1],[L 1],[2].

Fondé en 1875 par Léopold Lefèbvre, ancien apprenti du sculpteur Charles Buisine-Rigot[M 1],[D 2], l’atelier se spécialise dès l’origine dans la création de mobilier d’église et de sculptures religieuses[3]. En 1910, la direction est reprise par son fils Gaston Lefèbvre, qui poursuit le développement de l’activité[D 3],[M 2],[L 1]. En 1933, l’atelier passe aux mains de Camille Lenclos[D 4],[L 1], beau-frère de Gaston, qui introduit une nouvelle orientation stylistique, tournée vers la modernité, et notamment vers les formes de l’Art déco. Il maintient en parallèle une production plus traditionnelle et néogothique, répondant à la diversité des commandes ecclésiales. L’atelier ferme définitivement ses portes en 1971, après presque un siècle d'activité[D 5] non sans s'être préalablement diversifié dans le mobilier civil et l'agencement de pharmacie[D 5],[L 1].

Il joue un rôle central dans la reconstruction des églises du Nord de la France, tant après la Première Guerre mondiale[4] que la Seconde, et ses œuvres sont encore visibles dans de nombreux édifices du Nord et du Pas-de-Calais.

Au fil de son histoire, l’atelier a changé plusieurs fois d’appellation, suivant le nom de ses responsables successifs : d’abord Lefèbvre-Creton[5], puis G. Lefèbvre[6] (pour Gaston Lefèbvre), ensuite Lefèbvre-Lenclos, et enfin C. Lenclos[3] (Camille Lenclos).

Léopold Lefèbvre : aux origines de l'atelier

Origines familiales

Portrait de Leopold Lefèbvre par E.Raillon, vers 1910-1914

Léopold Lefèbvre naît le à Beuvry au sein d'une famille modeste[D 6],[M 3]. Son père, Jean-Baptiste[N 1], est ouvrier agricole[D 6],[M 3]. En 1856, celui-ci décède alors que Léopold n'a que 5 ans[D 6],[M 3]. Sa mère se retrouve seule pour élever ses 4 enfants, et la précarité qui en découle marquera profondément la vie du futur artiste.

Dès son plus jeune âge, il manifeste un goût pour le modelage et façonne des personnages et des statues avec « toutes les matières se trouvant sur son passage » (argile, terre, neige...)[D 6],[M 3].

A douze ans, il commence à « travailler le lin »[N 2] aux côtés de son frère[D 6],[M 3]. Mais son assiduité laisse à désirer : il délaisse souvent ses tâches pour se consacrer à la sculpture par modelage[D 6],[M 3], au grand désespoir de sa mère, qui le réprimande en lui rappelant que s'il ne travaille pas, il mourra de faim ![M 3].

Premiers travaux et études

Chapelle Gosse de Gorre de Beuvry

Avec l’adolescence, les travaux de Léopold Lefèbvre gagnent en ambition. Vers 1868-1869, il réalise un grand crucifix en bois[M 3], dont le matériau lui est fourni par un certain Monsieur Fauvez, propriétaire à Beuvry[M 3]

À la même époque, il fréquente le chantier de la chapelle des Gosses de Gorre[M 3], alors en construction à Beuvry. Il y observe les ouvriers, discute avec eux[M 3], et les accompagne même un jour chez un riche fermier[D 6]. Là, la conversation s’oriente vers la sculpture, et Léopold affirme qu’il est capable de faire aussi bien que les artisans présents. Pour le prouver, il sculpte en dix minutes, avec son seul couteau, une statuette de femme « parfaitement réussie », puis, peu après, une autre représentant un homme[D 6].

Son talent démontré, il est recommandé par Monsieur Fauvez à Monsieur Vandersippe, professeur au collège de Béthune[D 6]. Celui-ci écrit au préfet du Pas de Calais[N 3] afin de solliciter une subvention destinée à Léopold Lefèbvre afin qu'il puisse [subvenir] « à ses frais de route, à ceux de son installation et à l'achat des outils nécessaires à son début »[D 6]. De plus, il demande au préfet de lui désigner un atelier où Léopold pourrait faire un apprentissage. Bien que le préfet ne puisse accéder à cette demande, il suggère de se tourner vers la ville de Béthune pour lui fournir « les premiers moyens d'instructions »[D 2].

Grâce au soutien de Monsieur Vandersippe et de Monsieur Hanquelle[M 3], professeur de dessin au collège de Béthune, Léopold parvient à intégrer les cours de dessin de cet établissement, alors qu’il « savait tout juste lire et écrire »[D 2].

En 1871, il remporte la médaille d'honneur du cours de dessin[D 2],[M 3]. Pendant sa scolarité, il réalise des bustes de notables d'Arras, Roubaix et Béthune, dont celui du comte de Belval, sous-préfet[D 2],[M 1]. Ce dernier lui permet d'être exempté du service militaire en tant que soutien de famille et d'obtenir une bourse pour continuer ses études aux Beaux-Arts de Paris[D 2],[M 1]. Malheureusement, étant soutien de famille, Leopold est contraint de renoncer à ce projet[D 2],[M 1].

En 1872, il entre finalement dans l’atelier de Charles Buisine-Rigot, à Lille[D 2]. Celui-ci dirige une entreprise prospère de sculpture et d’ébénisterie pour églises[D 2]. Léopold y reste dix-huit mois[M 1], perfectionnant son savoir-faire aux côtés de l’un des maîtres les plus influents de la région[D 2].

Charles Buisine-Rigot, portrait
Charles Buisine-Rigot, portrait

En 1873, l'abbé Plicque, curé d'Essars, confie à Léopold la charge de restaurer son église, de réaliser deux autels latéraux en pierre ainsi que la sculpture au dessus du portail représentant Saint Jacques à cheval et une Pietà[N 4],[D 2],[M 1]. Il assure également la promotion de son travail auprès de ses relations et le fait connaître rapidement dans tout le diocèse[M 1].

Mariage et fondation de la société Lefèbvre-Creton

En 1875, Léopold ouvre son atelier à Beuvry, spécialisé dans les œuvres destinées aux églises[D 2],[M 1].

Tout semble sourire au jeune Léopold aussi bien professionnellement que personnellement. Il se marie le [M 1] avec Florine Creton[N 5] (18/12/1857-09/03/1927), native de Festubert[D 2]. Le frère de Florine, Charles, est également sculpteur et travaille avec Léopold[7]. Cette même année 1876, Léopold rachète la maison de ses parents, maison qui est ensuite agrandie en 1880 afin de recevoir la clientèle[M 1],[D 2].

Une société qui prospère

Les commandes affluent rapidement pour Léopold Lefèbvre, qui impose peu à peu son nom dans le paysage de la sculpture religieuse et de l'ébénisterie. En 1876, il réalise l'autel en pierre de l'église Saint-Martin de Sailly Labourse[D 2],[D 7]. L’année suivante, en 1877, il sculpte le maître-autel en pierre ainsi que les deux autels latéraux de l’église Saint-Vaast de Noyelles-les-Vermelles[D 2],[D 7],[D 8]. De 1884 à 1885, il est chargé de la création complète du mobilier de l’église Saint-Martin d’Annezin, comprenant notamment le maître-autel, une tribune et des stalles[D 2],[D 9]. En 1886, il fournit un confessionnal en chêne à la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours à Bouret-sur-Canche.[D 10].

Sa réputation ne tarde pas à dépasser les frontières du Nord de la France. Les clients viennent désormais de plus en plus loin. En 1898, il reçoit une commande pour l’église Sainte-Agathe de Grillon, dans le Vaucluse : des cadres en chêne de Russie de style néogothique destinés à encadrer le chemin de croix[D 10],[P 1],[5]. En 1906, il réalise un autel latéral pour l'église Saint-Leu d'Amiens[D 10],[M 2]. Deux ans plus tard, en 1908, il sculpte une statue en pierre de saint Gaudin, destinée à orner le puits du même nom, situé dans le jardin d’une ancienne maison canoniale de Soissons[D 10],[M 2].

Parallèlement à la production de mobilier neuf, Léopold Lefèbvre se spécialise aussi dans la restauration de buffets d’orgue anciens[M 2]. Vers 1907, il participe à la restauration du buffet d’orgue de la cathédrale de Chartres[D 10],[M 2]. Entre 1909 et 1914, il intervient sur celui de l’église Saint-Louis de Versailles[D 3],[M 2].

Symbole de sa réussite au début du XXe siècle, il est propriétaire de plusieurs automobiles[8],[9] — signe rare pour un artisan à l’époque — et devient en membre de l’Automobile Club du Nord[10].

Retraite active et décès

Vers 1910, Léopold Lefèbvre cède sa maison à son fils Gaston et entreprend la construction d’une « imposante bâtisse » à Beuvry[D 3], symbole de sa réussite[M 2]. En 1911, il transmet également la direction de son atelier à Gaston, tout en continuant à y sculpter[D 3],[M 2].

Pendant la Première Guerre mondiale, Léopold demeure à Beuvry, malgré les bouleversements liés au conflit[D 3]. Il participe ensuite aux grandes réalisations de l’atelier dans le cadre de la Reconstruction, aux côtés de son fils.

Le , Florine Creton, son épouse, décède[D 11]. Profondément marqué par cette perte, Léopold sculpte une grande Pietà en pierre destinée à orner sa tombe — qui deviendra par la suite la sépulture familiale. Il y ajoute deux portraits en haut-relief, le sien et celui de Florine[D 11].

Un peu plus d’un an plus tard, le , Léopold Lefèbvre s’éteint à son tour[D 12]. On raconte que quelques jours avant sa mort, il travaillait encore dans l’atelier[D 12]. Il est inhumé au cimetière de Beuvry, dans la tombe familiale qu’il avait lui-même conçue[D 12].

Gaston Lefèbvre : le développement de l'atelier

Origines familiales et mariage

Gaston Lefèbvre naît le à Beuvry, fils de Léopold Lefèbvre et de Florine Creton[D 2]. Ses années de formation restent encore mal connues, mais l’on sait qu’il prend la direction de l’atelier familial vers 1910, succédant ainsi à son père[D 3],[M 2]. Ce dernier, Léopold, bien qu’ayant passé le relais, continue néanmoins à travailler comme sculpteur au sein de l’atelier, désormais dirigé par son fils[N 6],[D 3],[M 2]..

Le , à Desvres, Gaston épouse Marie Lenclos[D 2],[L 1] sœur de Camille Lenclos[D 2], qui rejoindra par la suite l’atelier comme sculpteur avant d’en devenir le directeur.

À l’éclatement de la Première Guerre mondiale, les circonstances précises concernant Gaston Lefèbvre restent inconnues. Il n’est pas établi s’il fut mobilisé ou non. En revanche, son père Léopold demeure à Beuvry[D 3]. Durant cette période troublée, l’activité de l’atelier semble s’être complètement interrompue, comme ce fut le cas pour de nombreux ateliers.

La reconstruction après guerre : une abondance de marchés

Une fois la paix revenue, dans les années 1920, l’atelier connaît une période d’intense activité, portée par la vaste entreprise de reconstruction des édifices religieux détruits pendant la Grande Guerre[D 3]. Vers 1923-1924, il emploie environ une quinzaine d’ouvriers et produit d’importants ensembles de mobilier liturgique : chaires, stalles, autels, confessionnaux, etc[D 3]. Sa réputation s’affirme rapidement, au point de devenir un des principaux fournisseurs de mobilier d’église pour la Société coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d’Arras[11],[D 3].

Ainsi, en 1925, l’atelier réalise le mobilier de l’église Saint-Omer de Calonne-sur-la-Lys[D 11]. La commande est remarquable tant par son ampleur que par la diversité des pièces : un maître-autel, deux autels latéraux, deux confessionnaux, une chaire, six places de stalles, un fauteuil de célébrant, des sièges pour assistants, six tabourets, des fonts baptismaux, une crédence en chêne ainsi que des lambris de chœur[D 11].

En 1926, Camille Lenclos, beau-frère de Gaston Lefèbvre, rejoint l’atelier comme sculpteur[D 11],[L 1]. L’entreprise prend alors officiellement le nom d’atelier Lefèbvre-Lenclos.

L’année suivante, en 1927, l’atelier reçoit de nouvelles commandes, notamment pour l'église Notre-Dame de Festubert et l'église Saint-Germain d’Aix-Noulette[D 11].

En 1928, une commande particulièrement importante lui est confiée dans le cadre de la reconstruction de l’église Saint-Vaast de Béthune, placée sous la direction de l’architecte Louis Marie Cordonnier[D 12]. Ce chantier est partagé entre deux ateliers reconnus : les établissements Buisine, dirigés par Édouard Buisine (fils de Charles Buisine-Rigot), et l’atelier Lefèbvre-Lenclos. Ce dernier est chargé de la réalisation de l’autel de la Vierge avec son retable et son banc de communion, de l’autel de saint Éloi avec sa clôture, ainsi que de plusieurs statues (saint François d’Assise, saint Vincent de Paul, saint Antoine de Padoue, le curé d’Ars)[D 12]. Cordonnier confie également à l’atelier les dessins pour la création de seize stalles et de quatre confessionnaux[D 12].

Bien que Léopold Lefèbvre décède en 1929, l’atelier poursuit son essor. Le contexte économique reste favorable jusqu’au début des années 1930, et les commandes continuent de s’enchaîner (cf. section Œuvres). L’atelier fournit du mobilier notamment pour :[D 12] :

Vente à Camille Lenclos

À partir de 1932, l’activité semble ralentir nettement. Selon les souvenirs de la famille Lenclos, en 1933, l’atelier est quasiment à l’arrêt : Gaston Lefèbvre, faute de commandes, s’occuperait alors principalement à jardiner[L 1].

C’est dans ce contexte incertain que Camille Lenclos reprend l’atelier de son beau-frère, en rachetant à la fois l’atelier et la maison attenante[D 4],[L 1]. L’entreprise prend désormais le nom de son nouveau dirigeant.

Retraite et décès

Les détails de sa vie après sa retraite nous sont inconnus. Gaston décède le à Lillers[D 5]. Il repose dans la tombe familiale de Beuvry avec son père et sa femme Marie[D 5].

Camille Lenclos : vers la modernité

Origine familiale

Camille Lenclos naît le à Desvres[L 1],[D 10]. Il est le fils de Jacques Lenclos (1852-1926) et de Blanche Wallart (1863-1936)[L 1]. La maison familiale, située sur la grand-place de Desvres[L 1], accueille déjà trois enfants au moment de sa naissance. Camille a dix-huit ans de moins que son frère aîné, Alexandre[L 1].

Le foyer semble jouir d’une certaine aisance. Son père, commerçant et représentant en tissus, voyage fréquemment en train pour ses affaires. Il est décrit comme un homme « sévère et un peu mystique »[12]. Il a notamment sculpté un grand Christ en bois, témoignage d’un intérêt marqué pour la sculpture[12] — une passion qui trouve peut-être son origine dans la figure du grand-père paternel de Camille, Amédée Lenclos (1826-1899)[12], ébéniste de métier. Ce dernier est décédé trois ans avant la naissance de Camille.

Etudes

Camille est d'abord scolarisé à Boulogne-sur-Mer[D 3], où il est interne au collège Mariette[L 1]. En 1916, il poursuit ses études dans un établissement de Pontivy, dans le Morbihan[L 1],[D 3]. De 1918 à 1920, il fréquente le lycée de Saint-Omer, où il obtient son baccalauréat[D 3].

À partir de 1921, il intègre l’École des Beaux-Arts de Lille[L 1],[D 3]. Il est possible que Gaston Lefèbvre, marié depuis 1910 à sa sœur Marie et lui-même sculpteur, ait influencé son orientation et éveillé sa vocation[L 1]. À Lille, Camille suit l’enseignement d'Aimé Blaise, lauréat du prestigieux prix de Rome de sculpture en 1906[D 3]. Il s’y distingue en obtenant le deuxième prix du concours de la Tête d’expression, ainsi que le premier prix pour l’ensemble de ses travaux de l’année[D 3].

Le , il est incorporé à Sainte-Menehould[L 1],[D 3] dans le cadre de son service militaire, dont il est libéré le [D 11].

Camille dans l'atelier de son beau-frère et rachat de l'atelier

En 1926, Camille Lenclos rejoint tout naturellement l’atelier de son beau-frère Gaston Lefèbvre en tant que sculpteur[L 1],[D 11]. L’entreprise prend alors le nom d’atelier Lefèbvre-Lenclos[D 11]. La première œuvre que signe Camille dans ce cadre est une statue de saint Riquier destinée à l’église de Bourecq[D 11].

Il participe ensuite probablement aux travaux majeurs de l’atelier déjà évoqués (cf. section Œuvres), notamment pour :

À partir de 1932, l’activité semble ralentir nettement. Selon les souvenirs de la famille Lenclos, en 1933, l’atelier est quasiment à l’arrêt : Gaston Lefèbvre, faute de commandes, s’occuperait alors principalement à jardiner[L 1].

C’est dans ce contexte incertain que Camille Lenclos reprend l’atelier de son beau-frère[D 4], en rachetant à la fois l’atelier et la maison attenante[L 1]. L’entreprise prend désormais le nom de son nouveau dirigeant.

Le , Camille épouse Suzanne Fouquerière, originaire de Romorantin[L 1],[D 4]. Ensemble, ils auront cinq enfants[L 1],[D 4].

Afin d'élargir le cercle de sa clientèle essentiellement située dans le nord de la France, il publie plusieurs annonces notamment dans le journal Sept en 1934[13], dans la revue L'Artisan et les Arts Liturgiques en 1935[3],[14],[15] ou encore dans La Croix en 1938.

En 1938, un incendie accidentel ravage partiellement la fabrique[L 1],[D 4],[2]. Le sinistre aurait été provoqué par la chaudière produisant la vapeur nécessaire à la machine qui actionnait la dynamo générant l’électricité de l’atelier[L 1]. La reconstruction est immédiate[D 4], et permet d’achever la modernisation déjà engagée de l’établissement[L 1].

Les malheurs de la deuxième guerre mondiale

En , Camille Lenclos n'est pas mobilisé étant considéré comme père de famille nombreuse[L 1].

Lors de la débâcle de , il prend la fuite[D 4] avec son épouse et leurs quatre enfants, trouvant refuge d’abord chez ses beaux-parents à Romorantin, puis, quelques jours plus tard, en Vendée[L 1]. Une fois l’armistice signé, la famille regagne Romorantin[L 1]. Camille, quant à lui, entreprend seul le voyage de retour vers Beuvry, caché dans une locomotive[L 1]. Ce qu’il y découvre est bouleversant : sa maison a entièrement brûlé et des tombes de fortune ont été creusées dans son propre jardin[L 1].

Pendant son absence, dix familles de réfugiés belges avaient trouvé asile dans sa demeure[L 1]. D’après les témoignages familiaux[N 7], un point de résistance dans le secteur aurait provoqué une répression brutale d’une division SS : tous les hommes de plus de 15 ans furent fusillés[L 1]. Dix d’entre eux auraient été abattus dans le jardin de Camille, leurs corps laissés sur place avant d’être inhumés sur les lieux mêmes du drame[L 1].

Camille a tout perdu. Les Allemands ont volé sa voiture, restée à Romorantin[L 1]. Une caisse contenant des objets de valeur, qu’il avait expédiée vers cette même ville, a disparu lors de l’attaque du train qui la transportait[L 1]. À Beuvry, ne pouvant réintégrer son logement détruit, il vit pendant deux ans dans un réduit de l’atelier[D 4], dans des conditions précaires[L 1]. S’il entame immédiatement la reconstruction de sa maison[D 4], l’atelier, lui, est à l’arrêt total[L 1]. Certains ouvriers sont prisonniers de guerre[L 1]. Malgré tout, il parvient à réaliser un catafalque pour l’église de Richebourg[D 4], preuve de sa détermination à maintenir une activité artistique, même minimale.

En 1942, son beau-père décède à Romorantin[L 1]. Sa famille revient alors s’installer à Beuvry[D 4], ce qui marque le début d’une amélioration progressive de sa situation. La même année, il livre un autel pour l’église de Richebourg[D 4], et voit sa reconnaissance institutionnelle s’affirmer : il devient membre de la Commission des Monuments historiques et conseiller technique auprès du ministère de l’Éducation nationale[D 4]. Malgré les difficultés, l’atelier retrouve une certaine vitalité : certains mois, jusqu’à huit ouvriers y sont employés[D 4].

Les commandes reprennent peu à peu[D 21]. En 1943, Camille fournit à l’église Saint-Christophe de Béthune une chaire, un autel et un banc de communion[D 21]. Il réalise également un confessionnal pour l’église de Chocques, ainsi qu’une chaire et un confessionnal pour l’église Saint-Maur de Locon[D 21]. En 1944, il assure notamment la fourniture du mobilier liturgique de l’église Notre-Dame du Perroy à Béthune, dont une statue de la Vierge appelée Notre Dame du Perroy, qui fait l’objet d’un pèlerinage local[D 21].

Parallèlement, des travaux sont également réalisés à Beuvry (chapelle du parc Quinty), ainsi que pour l’église Notre-Dame de Cambrin et l’église des cheminots d’Avion[D 21].

La renaissance de l'après-guerre

L’atelier retrouve une pleine activité après la guerre[L 1],[D 21]. C’est durant cette période que Camille Lenclos confirme un tournant vers la modernité, commencé probablement dans les années 1930, sans doute en partie sous l’influence de ses propres goûts, mais aussi en réponse aux attentes d’une nouvelle génération de commanditaires.

Cette évolution stylistique se manifeste notamment dans les confessionnaux de l’église Saint-Nicolas de Bapaume et ceux de la cathédrale de Boulogne-sur-Mer. Au-delà des codes de l’Art déco — formes épurées, rythmes géométriques — Camille développe un langage sculptural personnel, caractérisé par des visages expressifs et une forte intensité émotionnelle. On en trouve un bel exemple dans les anges adorateurs de l’église Notre-Dame d’Haillicourt (1945), ou encore dans le superbe crucifix de l’église Saint-Pierre de Boulogne-sur-Mer, réalisé dans les années 1960.

Jusqu’au début des années 1950, les chantiers sont nombreux : Calonne-Ricouart, Montreuil-sur-Mer, Béthune, Haillicourt, Lens, Boulogne-sur-Mer, Ferfay, Houdain[D 21]...

La production reste en partie marquée par le style néogothique, mais les œuvres à l’esthétique plus moderne y trouvent également une place croissante, témoignant de la capacité de Camille à conjuguer tradition et renouveau.

Elargissement des activités au mobilier civil et aux agencements de pharmacie

Pressentant sans doute un changement d’époque, Camille Lenclos décide en 1950 d’élargir l’activité de son atelier à la production de mobilier civil[D 21]. Dès 1953, les commandes religieuses commencent à diminuer sensiblement, bien que l’atelier emploie encore une quinzaine d’ouvriers[D 5].

En 1955, il signe l’agencement de sa première pharmacie[D 5], marquant un tournant décisif. Le succès est immédiat : les commandes affluent, et cette nouvelle orientation permet à l’atelier de retrouver sa prospérité et de se faire connaître dans toute la région[L 1],[D 5].

Seize ans plus tard, en , Camille Lenclos ferme définitivement l’atelier[D 5]. Selon les souvenirs de sa famille, il aurait veillé à retrouver un emploi pour chacun de ses ouvriers avant de mettre un terme à l’activité[L 1].

Fin de vie

Camille Lenclos demeure à Beuvry[L 1], où il passe la fin de sa vie, bien qu’il effectue encore quelques voyages, notamment pour rendre visite à sa fille Marie-Renée, religieuse installée en Israël[L 1]. En 1973, il suit une formation sur la symbolique et la réalisation des icônes[D 5].

Selon les souvenirs de ses proches, il est progressivement atteint par la maladie d’Alzheimer[L 1].

Après le décès de son épouse en 1983, il se replie sur lui-même, répondant à peine au téléphone et vivant dans une forme d’isolement[L 1]. Sa fille Annick veille sur lui et lui tient compagnie durant ses derniers jours[L 1].

Camille Lenclos s’éteint le , victime d’un accident vasculaire cérébral[L 1], peu après avoir passé un après-midi particulièrement joyeux en compagnie de sa nièce Suzanne[L 1]. Il est inhumé au cimetière de Desvres, ville à laquelle il était profondément attaché[L 1].

Descendance de Camille Lenclos

Le fils de Camille Lenclos, Jean-Philippe Lenclos, né le à Beuvry, est devenu un célèbre designer coloriste, fondateur en 1978 de l’Atelier 3D Couleur basé à Paris[16]. En 1990, il publie son livre sur sa théorie de la Géographie de la Couleur, Les Couleurs de la France[16]. Plusieurs prix internationaux ont récompensé son travail[16]. Il a exposé à Tokyo (1972), Londres (1974), Paris (1977) et Lisbonne (1978)[16]. Plusieurs de ses œuvres sont retenues dans la collection permanente du Musée National d’Art Moderne au centre Pompidou à Paris[16].

Postérité

En 2006, une exposition intitulée « Lefèbvre-Lenclos : un atelier de sculpture en Artois, 100 ans d'Art Sacré, 1875-1975 » se tient à l'Hôtel de Beaulaincourt de Béthune[N 8]. Elle est organisée par le Club d'Histoire de Beuvry, avec le soutien de la ville de Béthune (Musée d'Ethnologie régionale, Archives municipales, Services techniques) et d'Artois Comm. Cette exposition vise à faire redécouvrir les œuvres et le savoir-faire de cet atelier. Une cinquantaine d'œuvres provenant d'églises et de collections particulières ainsi que deux cent cinquante photographies et dessins de mobiliers sont exposés. Elle invite aussi à parcourir les églises de l'Artois, qui abritent les œuvres produites par l'atelier.

Un livret-catalogue de l'exposition est rédigé par Arnaud Debève, historien de l'art. Il présente un historique de l'atelier très complet, année par année, et une liste d'œuvres. Il s'agit de l'étude la plus complète à ce jour concernant cet atelier.

Œuvres

Style

Les premières réalisations de l’atelier, dues à Léopold Lefèbvre, se distinguent par un néogothique fortement architectural, inspiré des XIVe siècle et XVe siècle. Les autels sont décorés de scènes sous ogives et surmontés de pinacles supportant parfois des anges en prière ou tenant des phylactères (cf. autels de l'église de Noyelles-lès-Vermelles). Cette formule rappelle quelque peu les productions de Charles Buisine-Rigot, auprès duquel Léopold avait travaillé auparavant. La présence de frises et d'entrelacs de végétaux reste limitée. Les figures humaines se caractérisent par des têtes aux proportions importantes et aux corps ramassés ce qui donne un aspect parfois naïf à ses productions. Les drapés, d’inspiration médiévale, se déploient en larges vêtements qui se soulèvent et retombent en cascade. Le modelé des personnages, plus naturaliste que réellement gothique, évoque par ailleurs le style sulpicien alors en vogue.

Si Léopold est capable de produire de beaux ensembles occupant avec élégance et astuce des volumes parfois ingrats, la qualité de ses sculptures semble inférieure à celles de ses concurrents contemporains Gustave Pattein et Modeste Verlinden. Les matériaux sont souvent moins luxueux - chêne, pierre blanche, terre cuite - bien qu'il travaille aussi le marbre (cf. ancien autel du Calvaire de la cathédrale d'Arras[M 2])

Il est difficile de distinguer le style de Gaston et de Léopold, d'autant plus que Léopold a continué a travaillé pour Gaston jusqu'à sa mort en 1928.

Quant à Camille Lenclos, il adopte, dans ses œuvres modernes, un style plus épuré et géométrique, qu’il agrémente parfois de figures aux proportions allongées et aux visages expressifs, marqués par une forte intensité émotionnelle (cf. anges adorateurs de l'église d'Haillicourt).

Liste non exhaustive d'œuvres

La liste suivante est une liste non exhaustive d'œuvres réalisées par l'atelier au cours de son existence. Elle reprend les éléments cités par Arnaud Debève dans le catalogue de 2006, les éléments issus du Répertoire méthodique de la série 10 R 21 de Sébastien Attagnant et enfin des éléments mentionnés dans des ouvrages d'historiens, des articles de presse ou des cartes postales.

Annexes

Autres projets

Bibliographie

  • Henri Martinville, Les Hommes et les Œuvres, dictionnaire biographique des contemporains (Département étudié : Pas-de-Calais), Paris, Publications encyclopédiques et littéraires, ≈1913-1914 (lire en ligne), p. 201, 204, 207, 211
    Exemplaires disponibles dans le fond d'histoire locale de la médiathèque Elie Wiesel de Béthune et dans les collections de la médiathèque Saint-Vaast d'Arras.
  • Arnaud Debève, Lefèbvre-Lenclos : un atelier de sculpture en Artois, 100 ans d'Art Sacré, 1875-1975, Imprimerie Jean-Bernard, , 40 p.
    Catalogue de l'exposition de 2006

Autres sources

  • Jacques Lenclos, « Généalogie de Camille Irenee Ernest LENCLOS », souvenirs familiaux concernant Camille Lenclos, sur Geneanet, (consulté le )
  • Inventaire général de la Région Hauts-de-France, L'atelier Lenclos : une entreprise au service de la reconstitution du mobilier religieux : Annexe au dossier IM62003972 (lire en ligne)
  • Archives départementales du Pas-de-Calais, Série 10R/21 (Coopérative de reconstruction des églises dévastées) (lire en ligne)
  • Sébastien Attagnant, Répertoire méthodique de la série 10 R 21, Coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d'Arras., Arras, Archives départementales du Pas-de-Calais, (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Jean Baptiste Germain Joseph LEFEBVRE Né le 16 février 1807 à Beuvry Décédé le 12 juillet 1856 à Beuvry
  2. Il s'agit probablement d'un emploi d'ouvrier agricole dans la culture du lin comme l'interprète Arnaud Debève dans le catalogue de l'exposition de 2006
  3. Arnaud Debève précise dans le catalogue de 2006 que cette correspondance est conservée aux Archives Départementales du Pas-de-Calais mais il ne précise pas la côte.
  4. ensemble détruit durant la Première Guerre mondiale
  5. État civil (Mariages), commune de Festubert, côte EA3
  6. L'atelier prend le nom d'atelier Gaston Lefèbvre ou maison G.Lefèbvre
  7. Il existe plusieurs versions du récit de ces massacres qui s'accordent sur l'essentiel mais varient sur les raisons et les circonstances.
  8. Commissariat scientifique : Henri Lemaître, président du Club d'Histoire de Beuvry. Commissariat de l'exposition et rédaction des textes : Arnaud Debève, Historien de l'art.
  9. un seul est relevé en 2006 par Debève
  10. Non mentionné(e) comme encore existant dans l'inventaire de 2006 réalisé par Debève
  11. Non mentionné(e) comme encore existant dans l'inventaire de 2006 réalisé par Debève
  12. G. Dehaine mentionne l'installation de confessionnaux en 1920 mais aussi l'installation de deux confessionnaux en 1932. Aujourd'hui, cette église ne contient que trois confessionnaux. Les deux plus proches de la grande entrée sont avec certitude de l'atelier qui nous intéresse.
  13. d'après une ancienne carte postale présentant cet autel et mentionnant Lenclos
  14. d'après une ancienne carte postale présentant cet autel et mentionnant Lenclos
  15. Archives historiques du diocèse de Lille, P 340 / 2D2
  16. Payé 5000 francs
  17. Payée 15153 francs

Références

  • Lefèbvre-Lenclos : un atelier de sculpture en Artois, 100 ans d'Art Sacré, 1875-1975 [catalogue], Imprimerie Jean-Bernard,
  1. Debève 2006.
  2. Debève 2006, p. 6.
  3. Debève 2006, p. 8.
  4. Debève 2006, p. 11.
  5. Debève 2006, p. 13.
  6. Debève 2006, p. 5.
  7. Debève 2006, p. 39.
  8. Debève 2006, p. 17-18.
  9. Debève 2006, p. 33.
  10. Debève 2006, p. 7.
  11. Debève 2006, p. 9.
  12. Debève 2006, p. 10.
  13. Debève 2006, p. 37.
  14. Debève 2006, p. 26-27.
  15. Debève 2006, p. 35.
  16. Debève 2006, p. 36.
  17. Debève 2006, p. 25-27.
  18. Debève 2006, p. 28-29.
  19. Debève 2006, p. 24-25.
  20. Debève 2006, p. 34.
  21. Debève 2006, p. 12.
  22. Debève 2006, p. 27.
  23. Debève 2006, p. 28.
  24. Debève 2006, p. 20.
  25. Debève 2006, p. 26-27, 30 et 31.
  26. Debève 2006, p. 21-24.
  27. Debève 2006, p. 30.
  28. Debève 2006, p. 38.
  29. Debève 2006, p. 29.
  30. Debève 2006, p. 19.
  31. Debève 2006, p. 18.
  • Les Hommes et les Œuvres, dictionnaire biographique des contemporains (Département étudié : Pas-de-Calais), Paris, Publications encyclopédiques et littéraires, vers 1913-1914
  • « Généalogie de Camille Irénée Ernest LENCLOS », souvenirs familiaux concernant Camille Lenclos, sur Geneanet, 2015 (consulté le 14 juin 2025)
  1. Notice no IM84000592, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  2. Notice no PM62005731, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  • Références Archives départementales du Pas-de-Calais
  1. Cotation 10 R 21/15.
  2. Cotation 10 R 21/20.
  3. Cotation 10 R 21/24.
  4. Cotation 10 R 21/43.
  5. Cotation 10 R 21/58.
  6. Cotation 10 R 21/68.
  7. Cotation 10 R 21/71.
  8. Cotation 10 R 21/78.
  9. Cotation 10 R 21/82.
  10. Cotation 10 R 21/83.
  11. Cotation 10 R 21/107.
  12. Cotation 10 R 21/111.
  13. Cotation 10 R 21/112 et 113.
  14. Cotation 10 R 21/121.
  15. Cotation 10 R 21/125.
  16. Cotation 10 R 21/133.
  17. Cotation 10 R 21/135.
  18. Cotation 10 R 21/138.
  19. Cotation 10 R 21/139.
  20. Cotation 10 R 21/144.
  21. Cotation 10 R 21/165.
  22. Cotation 10 R 21/175.
  23. Cotation 10 R 21/179.
  24. Cotation 10 R 21/181.
  25. Cotation 10 R 21/187.
  26. Cotation 10 R 21/189.
  27. Cotation 10 R 21/197.
  28. Cotation 10 R 21/200.
  29. Cotation 10 R 21/219.
  30. Cotation 10 R 21/218.
  31. Cotation 10 R 21/227 et 10 R 21/228.
  32. Cotation 10 R 21/229.
  33. Cotation 10 R 21/230-231.
  34. Cotation 10 R 21/235.
  35. Cotation 10 R 21/252-253.
  36. Cotation 10 R 21/266-267.
  37. Cotation 10 R 21/276.
  38. Cotation 10 R 21/282.
  39. Cotation 10 R 21/287.
  40. Cotation 10 R 21/298-299.
  41. Cotation 10 R 21/312.
  42. Cotation 10 R 21/321.
  43. Cotation 10 R 21/329.
  44. Cotation 10 R 21/335.
  45. Cotation 10 R 21/350.
  46. Cotation 10 R 21/359.
  47. Cotation 10 R 21/378.
  48. Cotation 10 R 21/380.
  49. Cotation 10 R 21/385.
  50. Cotation 10 R 21/393.
  51. Cotation 10 R 21/398.
  • Autres références
  1. Inventaire général de la Région Hauts-de-France, L'atelier Lenclos : une entreprise au service de la reconstitution du mobilier religieux : Annexe au dossier IM62003972 (lire en ligne).
  2. « Après l'incendie des ateliers Lenclos à Beuvry-Les-Béthune », La Croix du Nord, no 14612,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  3. « Annonces », L'Artisan et les arts liturgiques, no 36,‎ janvier, février, mars 1935 (lire en ligne).
  4. Sébastien Attagnant, Répertoire méthodique de la Série 10 R 21 - Coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d'Arras., Arras, Archives départementales du Pas-de-Calais, (lire en ligne).
  5. François Fray, Canton de Valréas, L'enclave des Papes, Vaucluse, coll. « Images du Patrimoine », (ISBN 2 909727-01-7, lire en ligne), p. 59.
  6. Etienne5962, Français : Plaque de fabrique sur l'autel dans l'ancienne chapelle des mariages de l'Église Saint-Calixte de Lambersart par G. Lefebvre de Beuvry (atelier lefebvre-lenclos), (lire en ligne).
  7. « Ministère du Commerce, de l'Industrie et du Travail », Journal officiel de la République française. Lois et décrets, no 203,‎ , p. 5388 (lire en ligne).
  8. « Annonces gratuites », Journal des contributions indirectes : annexe aux publications Trescaze et à l'Annuaire, no 5,‎ (lire en ligne).
  9. « Annonces "Automobile" », Le Grand écho du Nord de la France,‎ (lire en ligne).
  10. « Réunion du Comité : Réunion du jeudi 5 Mai 1909 », Automobile Club du Nord : Bulletin officiel mensuel,‎ , p. 118-119 (lire en ligne).
  11. Sébastien Attagnant, La société coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse d'Arras (1921-1943) (mémoire de maîtrise), Université d'Artois, 1997-1998.
  12. « Généalogie de Jacques Marie Amédée LENCLOS », sur Geneanet (consulté le ).
  13. « Encart publicitaire », Sept : l'hebdomadaire du temps présent,‎ , p. 14 (lire en ligne).
  14. « Annonces », L'Artisan et les arts liturgiques, no 39,‎ octobre, novembre, décembre 1935 (lire en ligne).
  15. « Annonces », L'Artisan et les arts liturgiques, no 38,‎ juillet, août, septembre 1935 (lire en ligne).
  16. « À propos Jean-Philippe Lenclos », sur Jean-Philippe Lenclos (consulté le ).
  17. « Eglise paroissiale Saint-Eloi - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  18. « Chaire à prêcher de l'église Saint-Nicolas de Bapaume - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  19. « Banc d’œuvre de l'église Saint-Nicolas de Bapaume - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  20. « Orgue de l'église Saint-Nicolas de Bapaume - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  21. « Confessionnaux de l'église Saint-Nicolas de Bapaume - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  22. « Statue (figure colossale) : Vierge - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur inventaire.hautsdefrance.fr (consulté le ).
  23. « Inauguration de la chaire de Grenay », La Croix du Nord, no 13297,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  24. Association "La Mémoire d'Haillicourt", Rendez-vous avec l'histoire de l'église d'Haillicourt, Vendin-lès-Béthune, Imprimerie Hechter, , 200 p., p. 93-98.
  25. Chanoine F. Gaquere, Sainte-Christine, patronne de Labeuvrière, circa 1960-1970, 36 p., p. 26-27.
  26. « Assisté à l'autel par son fils, un moine bénédictin va célébrer sa messe de prémices à Lys-Lez-Lannoy », La Croix du Nord, no 14754,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  27. Georges Dehaine, Noeux-Les-Mines, mon grand village en gohelle, Imprimerie Artésienne, , 301 p., p. 106-108.
  28. Jean-François Beck, « Strazeele : une église controversée », Bulletin du Comité Flamand de France, no 131,‎ , p. 45.
  29. « Boiseries du choeur », sur Association des Amis de l'Eglise de l'Immaculée Conception de Wimereux (consulté le ).
  • icône décorative Portail du catholicisme
  • icône décorative Portail des arts
  • icône décorative Portail des arts décoratifs
  • icône décorative Portail de la sculpture
  • icône décorative Portail de l’ameublement
  • icône décorative Portail du Nord-Pas-de-Calais