Atelier historique de la langue française
L'Atelier historique de la langue française (AHLF) est une interface multidictionnaire sur CD-ROM permettant de naviguer entre différents dictionnaires et ouvrages de référence anciens portant sur la langue française.
Contenu
Contenu de l'Atelier historique de la langue française
- Dictionnaire de La Curne de Sainte-Palaye (1876)
- Curiositez françoises d'Antoine Oudin (1640)
- Dictionnaire universel d'Antoine Furetière (1690)
- Dictionnaire de l'Académie française (éd. de 1762)
- Dictionnaire philosophique de Voltaire et Compléments (1765)
- Dictionnaire universel des synonymes de Guizot (1822)
- Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré (1872 et supp. de 1877)
Contenu du Grand Atelier historique de la langue française
- Tout le contenu de l'Atelier historique de la langue française
- Thresor de la langve francoyse de Jean Nicot (1606)
- Dictionnaire français contenant les mots et les choses de Pierre Richelet (1680)
- Dictionnaire étymologique de Gilles Ménage (1694)
- Dictionnaire des arts et des sciences de Thomas Corneille (1694)
- Dictionnaire universel françois et latin de Trévoux (1743-1752)
- Dictionnaire critique de l'abbé J.-F. Féraud
- Dictionnaire grammatical portatif de la langue française de l'abbé J.-F. Féraud
Critiques
Critique de l'Atelier historique de la langue française
En 2002, Christian Delcourt (Revue belge de philologie et d'histoire) constate que « l'exploitation de l'AHLF est (tout comme, d'ailleurs, son installation) d'une extrême simplicité. L'utilisateur est toutefois surpris, d'une part, de ne pouvoir employer ni boutons par défaut ni raccourcis clavier (les seules exceptions en la matière concernant « Sélectionner tout » et « Copier »), d'autre part, de ne pouvoir taper directement ses requêtes lorsqu'il a appelé les zones ad hoc au premier plan, mais d'être obligé (ainsi, pour « Recherche du mot » ou « Recherche plein texte ») de cliquer préalablement dans ces zones. Si elles ne prêtent guère à conséquence, ces imperfections dialogiques, qui sont d'autant plus inattendues qu'elles sont faciles à corriger, nuisent incontestablement à la convivialité. Les remarques ci-dessous porteront exclusivement, pour la commodité du propos, sur le diet, de Littré dont la Société Redon, du reste, a fait son cheval de bataille. II faut tout d'abord déplorer que l'AHLF ait amputé ce dictionnaire d'un certain nombre d'informations et — circonstance aggravante — qu'il ne formule aucune mise en garde à ce sujet[1]. »
Critique du Grand Atelier historique de la langue française
En 2003, Colas Duflo (Dix-Huitième Siècle) ajoute que « ce cédérom est très simple d'utilisation et comporte des outils de recherche assez performants. Il est regrettable qu'il soit si avare d'informations critiques (éditions utilisées pour la saisie, pagination, etc.). On regrette aussi, comme toujours pour ces éditions de textes anciens, que la saisie numérique, qui rend l'outil si agréable, permet la recherche plein texte, le copier-coller, ne soit pas accompagnée d'une image du texte original, qui permettrait de contrôler le travail de l'éditeur. C'est d'ailleurs ce que les éditions Redon ont fait pour leur version récente en dévédérom du Grand Larousse du XIXe siècle. Souhaitons que cette pratique se généralise dans l'édition numérique des textes[2]. »
Références
- ↑ Christian Delcourt, « L'atelier historique de la langue française. L 'histoire des mots du haut Moyen âge au XIXe siècle », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 80, no 3, , p. 1057–1061 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Colas Duflo, « Le Grand Atelier historique de la langue française, 2001 », Dix-Huitième Siècle, vol. 35, no 1, , p. 572–572 (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
Article connexe
- Portail de la langue française et de la francophonie
- Portail de l’édition numérique