Atonie utérine
| Début habituel | Après accouchement[1] |
|---|---|
| Complications | Anémie, carence en fer[1] |
| Diagnostic | Examen[1] |
|---|---|
| Différentiel | Rétention placentaire, rupture utérine, inversion utérine[1] |
| Prévention | Oxytocine[1] |
| Traitement | Massage utérin, médicaments, taponnement, chirurgie[1] |
| Médicament | Oxytocine, méthylergométrine, carboprost, misoprostol, prostaglandine E2[1] |
| Spécialité | Gynécologie obstétrique |
| Fréquence | 2,5 % des accouchements[1] |
|---|
| CIM-10 | O62.2 |
|---|---|
| DiseasesDB | 13616 |
| MeSH | D014593 |
Mise en garde médicale
L’atonie utérine est l’insuffisance de contraction de l’utérus après l’accouchement, souvent responsable d’une hémorragie du post-partum et de complications telles que l’anémie et une carence en fer.
Définition
On parle d’inertie ou d’atonie utérine lorsque l’utérus ne parvient pas à se contracter adéquatement après l’accouchement[1]. Un des symptômes peut être une hémorragie du post-partum, dont l’atonie est la cause dans plus de 75 % des cas. Parmi les complications, se trouvent l’anémie et la carence en fer[1].
Les facteurs de risque comprennent un accouchement prolongé, un accouchement précipité, une distension utérine (jumeaux, polyhydramnios, macrosomie fœtale), des fibromes, un IMC > 40 et une chorioamniotite. La contraction des muscles de l’utérus est nécessaire pour fermer les vaisseaux sanguins qui alimentent l’endroit où le placenta s’attache après accouchement[1]. Le diagnostic se fait par palpation de l’utérus après l’accouchement[1]. D’autres affections pouvant présenter des symptômes similaires comprennent la rétention placentaire, l’inversion utérine et les ruptures associées à l’accouchement[1].
Des produits sanguins doivent être disponibles pour les personnes à haut risque. L’ocytocine peut également être administrée pour tenter de prévenir l’apparition de l’atonie[1]. Le traitement peut comprendre un massage utérin, des médicaments, un tamponnement utérin ou une intervention chirurgicale[1]. Les médicaments utilisés comprennent l’ocytocine, la méthylergométrine, le carboprost, le misoprostol et la prostaglandine E2 [1],[2]. Aux États-Unis, l’atonie utérine survient dans 2,5 % des accouchements[1]. En France, en 2021, le pourcentage d’hémorragie du post-partum est estimé à 11,6 % et le pourcentage d’hémorragie du post-partum sévère à 3 %. On observe une augmentation du nombre d’hémorragies post-partum sévères depuis 2016 : 1,8 % en 2016 VS 3 % en 2021[3]. À l’échelle mondiale, les hémorragies du post-partum figurent parmi les 5 principales causes de mortalité maternelle[4].
Références
- Gill P, Patel A, Van Hook JW, « Uterine Atony », StatPearls Publishing, Treasure Island (FL), (PMID 29630290, lire en ligne [archive du ], consulté le )
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- ↑ Bienstock, Eke et Hueppchen, « Postpartum Hemorrhage. », The New England journal of medicine, vol. 384, no 17, , p. 1635-1645 (PMID 33913640, DOI 10.1056/NEJMra1513247)
- ↑ « Hémorragie du post-partum », sur Organon, (consulté le )
- ↑ Mousa HA, Blum J, Abou El Senoun G, Shakur H, Alfirevic Z, « Treatment for primary postpartum haemorrhage », The Cochrane Database of Systematic Reviews, no 2, , p. CD003249 (PMID 24523225, PMCID 6483801, DOI 10.1002/14651858.CD003249.pub3)
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