Attaques d'avril 2026 au Mali

Attaques d'avril 2026 au Mali

Informations générales
Date Depuis le
Lieu Bamako, Kati, Mopti, Sévaré Gao, Bourem et Kidal (Mali)
Issue En cours
Belligérants
Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans
FLA
Commandants
Drapeau du Mali Assimi Goïta
Drapeau du Mali Sadio Camara †
Drapeau de la Russie Alexandre Ivanov
Iyad Ag Ghali
Bilal Ag Acherif
Alghabass Ag Intalla
Forces en présence
Drapeau de la Russie 2 500 hommes[1] Inconnues
Pertes
Inconnues
Drapeau de la Russie 1 hélicoptère Mil Mi-8 détruit[2]
Inconnues

Guerre du Mali

Batailles

Les attaques d'avril 2026 au Mali sont une série d'attaques coordonnées survenues le , pendant la guerre du Mali. Elles sont menées par les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) contre les villes de Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao, Bourem et Kidal.

Contexte

Les attaques de 2026 s'inscrivent dans une suite d'événements liés à la guerre du Mali. Depuis le 3 septembre 2025, Bamako connaissait un embargo sur le carburant, les vivres et les marchandises. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) aurait en effet bloqué certains axes routiers importants du pays[3].

Déroulement

Alliance du GSIM et du FLA

Le , les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) lancent une série d'attaques coordonnées sur les villes de Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal[4],[5],[6],[7]. Le FLA limite cependant ses actions au nord du pays[8],[9]. Pour la première fois, les deux groupes, auparavant antagonistes, affichent leur alliance, qualifiée de « partenariat », contre l'armée malienne[4],[6].

Selon le journaliste Wassim Nasr : « Les deux forces ont accepté de revoir leurs exigences à la baisse. [...] Le postulat de départ du GSIM est d’imposer la charia. Celui du FLA est d’obtenir l’indépendance de l’Azawad. Les deux groupes ont fait des compromis : le FLA a accepté le principe de gouvernance par la charia voulue par le GSIM, mais en négociant une application plus soft. Comme c’est le cas depuis 2017 dans les zones contrôlées par les djihadistes dans le nord du Mali, et à l’image de ce qui est mis en œuvre dans des républiques islamiques telles que la Mauritanie voisine »[8].

Attaques du 25 avril

À Kati, où se situe le camp Soundiata Keïta, la plus importante base militaire du pays[6], l'attaque débute à l'aube par un attentat kamikaze au véhicule piégé qui détruit la maison et tue le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara[10],[5],[11],[12],[13],[14],[15]. Vers 6 heures du matin, des assaillants vêtus d'uniformes maliens entrent en ville avec des motos et quelques pick-up[6]. Le chef de la junte, Assimi Goïta, est exfiltré[4].

À Bamako, des combats ont lieu dans les rues de la capitale et près de l'aéroport[5],[4]. Les affrontements se seraient calmés dans l'après-midi[4].

Un hélicoptère de manœuvre et d'assaut Mil Mi-8 du groupe Africa Corps est abattu à Wabaria[16],[1].

La ville de Kidal est prise par le FLA et le GSIM[17], à l'exception de la base militaire et de l'aéroport situés au sud de la ville, où les forces maliennes et les Russes de l'Africa Corps se retrouvent assiégées[5],[7]. Des négociations sont menées avec les mercenaires russes, qui auraient demandé l'ouverture d'un corridor de sortie pour se retirer des zones de conflit[4].

La ville de Gao est prise par les djihadistes et les rebelles, mais les militaires maliens tiennent toujours l'aéroport international de Gao Korogoussou[5],[7]. Les assaillants se seraient retirés de la ville au cours de la nuit[4].

La ville de Mopti est prise par le GSIM et le FLA qui prennent d'assaut la gendarmerie et le commissariat de police[4]. Bourem est également investie[5],[7].

Sévaré est attaquée[5],[7], plusieurs postes militaires sont pris, mais les militaires maliens et les paramilitaires russes restent retranchés dans le camp principal[10].

En fin de journée, la junte malienne déclare que l'offensive des « groupes armés terroristes » a été « maîtrisée » et que « la situation est totalement sous contrôle dans l'ensemble des localités concernées »[4]. Les GSIM et le FLA proclament quant à eux une « victoire »[6].

26 avril

Le lendemain matin, le FLA et le GSIM lancent un assaut contre le Camp 2 de Kidal, au sud de la ville[18]. Peu après le FLA, annonce avoir obtenu un accord de l'Africa Corps pour obtenir son retrait de Kidal[10],[19]. Environ 400 combattants russes sont évacués au cours de la journée, sous escorte du FLA, et conduits vers Tessalit[10],[1]. Les soldats maliens restés sur place sont quant à eux faits prisonniers[1]. La ville de Kidal passe alors entièrement sous le contrôle du FLA et du GSIM[1],[20]. Le journal Libération indique que « de toutes les localités attaquées au cours de l’offensive du 25 avril, Kidal est la seule pour laquelle les insurgés ont annoncé leur intention de tenir leur position »[17].

Plusieurs autres localités du Nord sont également conquises, dont Tessalit[21].

Le même jour des affrontements sont encore signalés à Kati, où selon une source du journal Le Monde, des combattants du GSIM sont « retranchés dans des bâtiments en construction et sur les collines entourant la ville »[10]. À Sévaré, la situation est confuse selon l'AFP et des coups de feu se font encore entendre[19].

Suites

Le 28 avril, le GSIM annonce établir un blocus de la capitale malienne : « À partir d’aujourd’hui, nous bloquons Bamako (…). Personne n’y entrera plus »[8],[22]. Le groupe présente cette action comme une mesure de représailles contre la population de la capitale pour avoir « aidé l'armée à capturer et à tuer » des djihadistes[8].

Pendant ce temps, le FLA poursuit ses opérations dans le Nord du Mali[8]. Entre le 26 et le 28 avril, il s'empare de Ber et de Léré, dans la région de Tombouctou, ainsi que de Tessit et d'Intahaka, dans la région de Gao[8]. Le FLA mène également une attaque contre le petit camp militaire de Gourma-Rharous[23], tandis que l'armée malienne abandonne le camp de Labbezanga[22]. Un porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, annonce le 28 avril que le retrait des forces russes est « en préparation » à Aguel'hoc et Tessalit, dans la région de Kidal[8]. Il déclare également que « Gao, Tombouctou et Ménaka (…) seront nos prochains objectifs à libérer »[23].

De son côté, l'armée malienne tente de répliquer en menant des frappes aériennes sur Kidal le 28 avril[23].

Le même jour, l'État islamique dans le Grand Sahara tente une attaque sur la ville de Ménaka, mais celle-ci est repoussée[24].

Le 1er mai, les rebelles du FLA prennent le contrôle des camps militaires de Tessalit et d'Aguel'hoc, qui sont abandonnés sans combat par les forces russo-maliennes[25],[26].

Bilan humain

Le bilan des pertes n'est pas connu[10],[1]. Le soir du , la junte n'admet que 16 blessés civils et militaires[19]. Le lendemain, dans la soirée, le chef d’état-major des armées, le général Oumar Diarra, évoque « plus de 200 terroristes neutralisés »[10]. Une source hospitalière a quant à elle rapporté à l'AFP 23 morts civils et militaires lors des combats qui ont eu lieu aux abords du camp militaire de Kati[27].

Par ailleurs, un hélicoptère Mi-8AMTSh utilisé par l'Africa Corps a été abattu dans la région de Gao. Selon le blogueur russe Ilya Tumanov, l'équipage et un groupe de tir mobile que l'hélicoptère transportait n'auraient pas survécu[2] .

Vidéographie

Réactions

L'Alliance des États du Sahel se montre discrète et n'apporte aucun soutien explicite à Bamako[10]. Selon Le Monde, « les plus claires condamnations de l’offensive des djihadistes contre la junte sont venues des adversaires de celle-ci sur le plan géopolitique », notamment la CEDEAO[10].

Organisations intergouvernementales

  • Drapeau des Nations unies Nations unies : L’Organisation des Nations unies a fermement condamné les attaques au Mali et s’est dite préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire. Elle a appelé à une réaction internationale coordonnée et à un soutien renforcé pour aider les autorités maliennes à lutter contre le terrorisme et stabiliser le pays[28].
  • Drapeau de l'Union africaine Union africaine : Le bureau du président de la Commission de l'Union africaine Mahamoud Ali Youssouf publie un message disant qu'il « condamne fermement ces actes, qui risquent d'exposer les populations civiles à des dommages importants, et réaffirme l'engagement inébranlable de la Commission en faveur de la promotion de la paix, de la sécurité, de la bonne gouvernance et de la stabilité au Mali ».
  • CEDEAO : La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a fermement condamné les attaques au Mali, qu’elle considère comme une menace pour la paix et la stabilité régionale. Elle a exprimé sa solidarité avec les autorités et le peuple maliens, et a appelé à une mobilisation collective des États membres pour renforcer la lutte contre le terrorisme et sécuriser la région[29].
  • Drapeau de l’Union européenne Union européenne : Le porte parole de l'UE pour les Affaires étrangères annonce que : « L’Union européenne condamne fermement les attaques terroristes perpétrées au Mali le 25 avril » et réaffirme la détermination de l'UE « dans la lutte contre le terrorisme » [30].

Pays

  • Drapeau de l'Algérie Algérie : L’Algérie a fermement condamné les attaques au Mali et rejeté catégoriquement toutes les formes de terrorisme. Elle a exprimé sa solidarité avec le peuple malien et réaffirmé son soutien aux efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays[31].
  • Drapeau du Bénin Bénin : Le Bénin a condamné les attaques au Mali et les a qualifiées d’actes terroristes. Il a exprimé sa consternation face à la violence et sa solidarité avec le peuple malien et ses autorités. Il a aussi présenté ses condoléances aux victimes et réaffirmé son soutien au Mali dans cette épreuve[32].
  • Drapeau du Maroc Maroc : Le Maroc a fermement condamné les attaques djihadistes au Mali et a également exprimé sa solidarité et son soutien aux autorités maliennes[33].
  • Drapeau de la Mauritanie Mauritanie : La Mauritanie a condamné les attaques au Mali et exprimé sa solidarité avec le pays voisin. Elle a affirmé suivre la situation avec inquiétude et soutenir les efforts pour rétablir la sécurité et la stabilité dans la région[34].
  • Drapeau du Sénégal Sénégal : Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, « condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes perpétrées [...] contre la République sœur du Mali » [35].
  • Arabie saoudite : Le ministère des Affaires étrangères a condamné les attaques, présenté ses condoléances et réaffirmé sa solidarité avec le gouvernement malien[36].
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : La Chine a fermement condamné les attaques au Mali, exprimant ses condoléances aux victimes et sa sympathie envers leurs familles. Elle a réaffirmé son opposition à toute forme de terrorisme et son soutien aux efforts des autorités maliennes pour préserver la sécurité, la stabilité et la souveraineté du pays[37].
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : L'ambassade déclare que ses citoyens « devraient se réfugier sur place et éviter de se rendre à ces destinations jusqu'à ce que d'autres informations soient disponibles »[38].
  • Drapeau de la France France : Le ministère des affaires étrangères recommande aux ressortissants français « de prévoir un départ temporaire dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles »[39]. En effet, la situation sécuritaire est jugée comme extrêmement volatile par le Ministère des Affaires étrangères.
  • Russie : Le ministère des Affaires étrangères russe a exprimé son inquiétude face à cette montée des activité terroriste et a affirmé que les auteurs de l'attaque avaient probablement été entraînés par les services de sécurité occidentaux. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : « La présence de la Russie sur place est en réalité due à un besoin identifié par le gouvernement actuel. La Russie continuera, y compris au Mali, de lutter contre l'extrémisme, le terrorisme et autres phénomènes nuisibles et continuera d'apporter son aide au gouvernement actuel. »[40].
  • Drapeau de la Turquie Turquie : La Turquie a fermement condamné les attaques au Mali, dénonçant des actes terroristes visant à déstabiliser le pays. Elle a réaffirmé son soutien aux autorités maliennes ainsi que sa solidarité avec le peuple malien dans la lutte contre le terrorisme[41].

Notes et références

  1. Marie Jégo et Morgane Le Cam, Mali : la Russie, alliée défaillante d’une junte menacée par l’offensive djihadiste, Le Monde, 28 avril 2026.
  2. Maxime Poul, « « Un impact de tir externe » : un hélicoptère militaire russe Mi-8AMTSh abattu au Mali, tuant l’ensemble du personnel à bord » Accès libre, sur leparisien.fr, (consulté le )
  3. ↑ « Mali : aux portes de Bamako, l’ombre grandissante du JNIM et l’impuissance d’un pouvoir militaire assiégé » Accès libre, sur https://lemeridional.com, (consulté le )
  4. Mali: jihadistes et indépendantistes touaregs revendiquent des attaques coordonnées contre plusieurs villes du pays, RFI, 26 avril 2026.
  5. Célian Macé, Au Mali, jihadistes et indépendantistes lancent une offensive conjointe sans précédent, Libération, 26 avril 2026.
  6. Adama Keïta, Benjamin Roger et Anna Sylvestre-Treiner, Au Mali, les djihadistes font vaciller la junte en menant une attaque sans précédent, Le Monde, 26 avril 2026.
  7. [1], France 24 avec AFP, 25 avril 2026.
  8. Morgane Le Cam et Adama Keïta, Au Mali, djihadistes et indépendantistes accentuent la pression sur la junte : « A partir d’aujourd’hui, nous bloquons Bamako », Le Monde, 29 avril 2026.
  9. ↑ Mali : la junte en sursis ? Parlons-en avec Christophe Boisbouvier, Francis Kpatindé et Wassim Nasr, France 24, 28 avril 2026.
  10. Adama Keïta et Morgane Le Cam, Mali : la junte fragilisée après des attaques djihadistes d’une ampleur et d’une coordination inédites, Le Monde, 27 avril 2026.
  11. ↑ « Mali : le numéro 2 de la junte, Sadio Camara, tué par les jihadistes », sur Libération, .
  12. ↑ (en) Al Jazeera Staff, « Mali’s Defence Minister Sadio Camara killed amid coordinated attacks », sur Al Jazeera (consulté le ).
  13. ↑ « EN DIRECT - Mali: le ministre de la Défense Sadio Camara tué dans les attaques jihadistes », sur RFI, .
  14. ↑ « Mali : le ministre de la Défense a été tué après des combats entre l’armée et des djihadistes », sur Le Figaro, (consulté le )
  15. ↑ « Attaques au Mali : Sadio Camara, ministre de la Défense, a été tué », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  16. ↑ https://defence-blog.com/russian-military-helicopter-shot-down-in-mali/
  17. Célian Macé, La chute de Kidal, un revers cuisant pour la junte malienne, Libération, 26 avril 2026.
  18. ↑ Mali: les combats reprennent à Kidal entre rebelles touareg alliés aux jihadistes face à l'armée, RFI, 26 avril 2026.
  19. « Au Mali, les rebelles touaregs annoncent un accord avec les Russes pour leur retrait de Kidal », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  20. ↑ (nl) « Client Challenge », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  21. ↑ Anna Sylvestre-Treiner, Mali : l’embarras de la France face à la crise, Le Monde, 28 avril 2026.
  22. Mali : Assimi Goïta reparaît, les jihadistes menacent d’assiéger Bamako, Libération avec AFP, 28 avril 2026.
  23. Mali : frappes aériennes de l’armée à Kidal, contrôlée par les rebelles touareg ; la France recommande à ses ressortissants de quitter temporairement le pays, Le Monde avec AFP et Reuters, 29 avril 2026.
  24. ↑ Mali: des détonations entendues à Bamako, la ville de Kidal toujours aux mains du Jnim, RFI, 28 avril 2026.
  25. ↑ Mali: le camp de Tessalit sous le contrôle des rebelles du FLA, RFI, 1er mai 2026.
  26. ↑ L’armée malienne et ses alliés russes ont fait « reddition » à Tessalit, Jeune Afrique avec AFP, 1er mai 2026.
  27. ↑ 20 minutes avec l'AFP, « Le bilan des attaques au Mali près de Bamako grimpe à au moins 23 morts » Accès libre, sur 20minutes.fr, (consulté le )
  28. ↑ « Mali : l'Onu appelle à une réaction internationale » Accès libre, sur https://www.boursier.com, (consulté le )
  29. ↑ « Situation au Mali: la CEDEAO condamne fermement les attaques terroristes au Mali » Accès libre, sur https://www.guinee114.com, (consulté le )
  30. ↑ (en) « Mali: Déclaration du Porte-Parole | EEAS », sur www.eeas.europa.eu (consulté le )
  31. ↑ Aksil Ouali, « Situation au Mali : "L’Algérie rejette catégoriquement toutes les formes de terrorismes", affirme Alger » Accès libre, sur https://www.aa.com.tr, (consulté le )
  32. ↑ D. Soussouni, « Le Bénin réagit après les attaques meurtrières au Mali » Accès libre, sur https://beninwebtv.com, (consulté le )
  33. ↑ « Mali : le Maroc condamne les attaques djihadistes et apporte son soutien aux autorités maliennes » Accès libre, sur https://www.maroc-hebdo.com, (consulté le )
  34. ↑ « Attaques au Mali : le Sénégal et la Mauritanie condamnent » Accès libre, sur https://fr.apanews.net, (consulté le )
  35. ↑ « Situation au Mali: Bassirou Diomaye Faye "condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroriste" », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  36. ↑ (en) « Saudi Arabia condemns Mali attacks, OIC says operations pose threat to civilian lives » Accès libre, sur https://www.arabnews.com, (consulté le )
  37. ↑ Serge Ouitona, « Mali : attaques meurtrières, Sadio Camara tué et condamnations internationales en rafale » Accès libre, sur https://www.afrik.com, (consulté le )
  38. ↑ (en) « Malian army confirms clashes with armed fighters in key cities », sur RFI,
  39. ↑ « https://www.lefigaro.fr/international/la-france-recommande-a-ses-ressortissants-de-quitter-temporairement-le-mali-des-que-possible-20260429 »
  40. ↑ (en) « Kremlin says Russian forces will stay in Mali 'to fight extremism' » Accès libre, sur https://www.reuters.com, (consulté le )
  41. ↑ Charly Hessoun, « Attaques au Mali : la Turquie condamne et réaffirme son soutien à Bamako » Accès libre, sur https://lanouvelletribune.info, (consulté le )
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